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L’UNESCO et le CNRS lancent le projet InsScide pour une diplomatie scientifique en Europe

UNESCO
Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), en partenariat avec l’UNESCO, lancera le 26 janvier le projet InsSciDE. Financé par la Commission européenne pour une période de quatre ans, il a pour objectif de poser les bases d’une diplomatie scientifique à l’échelle européenne. ll appartient en effet aux Etats de définir des stratégies nouvelles et plus subtiles pour faire prévaloir leurs intérêts dans les relations internationales. C'est dans cette perspective que s'inscrit la diplomatie scientifique, en tant qu'outil d'influence sur la scène mondiale. Pour certains Etats, elle permet de minimiser les logiques de confrontation directe et d'aller à la conquête des cœurs et des esprits.
 
Coordonné par Pascal Griset, Professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Sorbonne et Directeur de l’Institut des sciences de la communication (CNRS), en lien étroit avec le secteur des sciences exactes et naturelles de l’UNESCO, le projet InsSciDE rassemble 14 instituts de recherche et de formation répartis dans 11 pays européens et l’UNESCO.
Le colloque, organisé à l’Académie française de médecine à Paris, réunira l’ensemble des contributeurs et des membres du Conseil scientifique d’InsSciDE parmi lesquels :
•             Catherine Bréchignac, Ambassadeur de France pour les Sciences et Secrétaire perpétuelle de l’Académie des Sciences ;
•             Edgar Morin, philosophe et sociologue, Président du Conseil scientifique de l’Institut des sciences de la communication ;
•             Thierry Courvoisier, Président de l’European Academies Science Advisory Council (EASAC).
 
Le projet InsSciDE a pour vocation de faire travailler ensemble scientifiques, diplomates, historiens des sciences, experts en stratégie et décideurs pour établir les origines de la diplomatie scientifique en Europe et en élaborer les bases conceptuelles.
L’UNESCO, l’un des principaux partenaires au projet, joue un rôle important dans le domaine de la diplomatie scientifique. Elle a notamment été à l’origine de projets scientifiques internationaux de grande envergure comme le Centre international de physique théorique, le Programme hydrologique international ; l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) ou encore le Laboratoire du rayonnement synchrotron pour la science expérimentale et ses applications au Moyen-Orient (SESAME), inauguré l’année dernière à Allan (Jordanie).

Les sciences au service d’un avenir durable

La création du savoir et de la compréhension à travers la science nous permet de trouver des solutions aux défis économiques, sociaux et environnementaux d'aujourd'hui et de favoriser ainsi le développement durable et les sociétés vertes. Étant donné qu’aucun pays au monde ne peut parvenir seul à un développement durable, la coopération scientifique internationale contribue non seulement à la connaissance scientifique mais aussi à la construction de la paix entre les pays.
L'UNESCO aide les pays à investir dans la science, la technologie et l'innovation (STI), à élaborer des politiques scientifiques nationales, à réformer leurs systèmes scientifiques et à renforcer leurs capacités de suivi et d'évaluation des performances grâce à des indicateurs STI et des statistiques qui tiennent compte de la grande diversité des différents contextes spécifiques à chaque pays.
 
Les politiques scientifiques ne suffisent pas. L’enseignement des sciences et de l'ingénierie à tous les niveaux et les capacités en termes de recherche doivent être consolidés afin de permettre à chaque pays de développer des solutions adaptées pour répondre à leurs propres problèmes et les aider ainsi à jouer leur rôle dans le domaine scientifique et technologique international.
 
Relier la science à la société, aider les citoyens à mieux comprendre la science et ainsi favoriser leur participation dans ce domaine se révèle essentiel pour bâtir des sociétés où les gens ont les connaissances nécessaires pour faire des choix professionnels, personnels et politiques pertinents et participer au monde passionnant de la découverte. Les systèmes de connaissances indigènes développés à travers une interaction longue et étroite avec la nature, complètent les systèmes de connaissances fondées sur la science moderne.
 
La science et la technologie renforcent les sociétés et les citoyens mais impliquent également des choix éthiques. L'UNESCO travaille avec ses États-membres afin de favoriser des décisions éclairées quant à l'utilisation de la science et de la technologie, en particulier dans le domaine de la bioéthique.
 
L'eau est essentielle à la vie et pour toutes les communautés à travers le monde assurer la sécurité de l'eau est vital pour maintenir la paix et permettre un développement durable. La compréhension scientifique du cycle de l'eau, la distribution et les caractéristiques des eaux de surface et des eaux souterraines, des eaux urbaines, tout ceci contribue à la gestion rationnelle de l'eau douce pour un environnement sain afin de répondre aux besoins des hommes.
La connaissance scientifique de l'histoire de la Terre et des ressources minérales, la connaissance des écosystèmes et de la biodiversité, et l'interaction de l'homme avec les écosystèmes sont importants pour nous aider à comprendre comment gérer notre Planète et surtout, lui assurer un avenir pacifique et durable.