UP' Magazine L'innovation pour défi

Collège d'études mondiales

Accumulations et accélérations : L’emballement du monde

La 3ème session du séminaire organisé par Christopher Pollmann, Professeur agrégé de droit public, Université de Lorraine – Metz, et la Fondation de la Maison des sciences de l’homme – Collège d’études mondiales se poursuit en 2017.
« Plus vite, plus haut, plus fort » : au-delà de l’arène olympique, les injonctions à l’accélération et à la croissance régissent nos vies, parfois jusqu’à l’addiction. Si l’augmentation des vitesses et du nombre de produits et services proposés est réelle, en est-il de même des gains de temps et autres avantages attendus ? Une voiture coûte beaucoup de temps de travail, l’autoroute peut être bouchée, les mails sont plus nombreux que les lettres et innombrables sont les objets qui accaparent notre quotidien…
 
Le maître-mot de ce monde, n’est-il pas l’emballement, fruit de ces accumulations et accélérations, tel une boule qui s’agrandit en dévalant la pente ? Cette industrialisation saisit même la culture, à son tour massifiée et rationalisée. La mécanisation de l’existence finit par atteindre la vie et le corps humains : le transhumanisme, en voulant supprimer la mort, ne ettrait-il pas en cause la naissance ?
Ne procurant guère de sens, l’emballement s’étend aux affects. De plus en plus d’individus s’effondrent, n’arrivant plus à satisfaire les exigences imposées. Quelques autres se réfugient dans la violence la plus extrême pour se défouler de leur colère accumulée ; société et politique, en répliquant par l’autoritarisme, voire un désir de vengeance, tendent à nourrir la spirale vicieuse du “toujours plus”.

Accélérations …

Beaucoup de choses s’accélèrent. Nombre de gens voient leur vie s’enfuir et le temps leur manquer… Si l’augmentation des vitesses est réelle, le gain de temps attendu l’est moins. La multiplication des options et l’injonction moderne comme quoi une vie bonne serait une vie bien remplie créent même saturations individuelle et collective. Dès lors, l’individu et la société “hypermodernes” doivent toujours plus mais peuvent sans cesse moins prévoir le futur.
L’accélération peut même générer de la stagnation : Comme le corps humain, lors de son déplacement motorisé, s’immobilise dans des “projectiles”, comme l’individu sommé de foncer peut succomber à cette « pathologie de la liberté » (Alain Ehrenberg) qu’est la dépression, le collectif pressé, par sa dynamisation privée de direction, subit un « enfermement sur le présent » (François Hartog). Cette « inertie fulgurante » (Paul Virilio) crée l’impression d’une fin de la politique en tant que possibilité de façonner l’avenir.
 
Riche en paradoxes, l’accélération est aussi un défi à la recherche : Problème de “vitesse au carré”, elle suscite des simplifications absurdes (telle que l’affirmation courante d’une « accélération du temps ») et fournit un terreau fertile pour des récriminations et des conseils populaires. D’où un cadre chargé d’affects préjudiciables pour un examen désintéressé, lequel doit également tenir compte de phénomènes de décélération. De son côté, la notion de régulation, fondamentalement équivoque, semble reposer sur le mythe du pilotage de la société.
Ce terrain de recherche, complexe et donc prometteur, permet et exige de renouveler la critique sociale et de pratiquer une démarche transdisciplinaire. Ses premiers fruits se situent à la fois dans l’enrichissement des sciences humaines et dans la découverte de jalons pour une “vie bonne”.
 
Inspiré d’une pédagogie interactive, le séminaire 2017 – gratuit et sans inscription – s’adresse à toute personne intéressée et notamment aux étudiants et chercheurs en sciences humaines, en droit et en philosophie.
 
Prochaines dates :
 
27 février 2017 : “Le capitalisme, un système à maximiser les productions et les activités”, avec BERNARD FRIOT, sociologue et économiste, professeur émérite à l’Université Paris-Ouest Nanterre, auteur dePuissances du salariat, La Dispute 2012 (salle du Conseil A)
13 mars 2017 : “Dépression et ‘terrorisme’, le double suicide de sociétés privées de sens”, avec ALAIN BERTHO, professeur d’anthropologie à l’Université de Paris VIII, auteur de Les enfants du chaos. Essai sur le temps des martyrs, La Découverte 2016 (salle du Conseil A)
27 mars 2017 : “La politique sous l’emprise de l’emballement : Cumul des mandats, dérives autoritaires, …”, avec DOMINIQUE ROUSSEAU, professeur de droit public à l’Université de ParisI Panthéon-Sorbonne, auteur de Radicaliser la démocratie : Propositions pour une refondation, Seuil 2015 (salle du Conseil A)
24 avril 2017 : “L’industrialisation de la culture”, avec JAN SPURK, professeur de sociologie à l’Université de Paris V René Descartes, auteur de Contre l’industrie culturelle : Les enjeux de la libération, Éd. Le Bord de l’eau 2016 (54 bd. Raspail)
15 mai 2017 : “La compétition sportive, laboratoire de la vie capitaliste”, avec NICOLAS OBLIN, docteur en sociologie, chercheur à l’Université de Caen, auteur de Sport et capitalisme de l'esprit : Sociologie politique de l'institution sportive, Éd. du Croquant 2009 (54 bd. Raspail)
29 mai 2017 : “Le transhumanisme, stade ultime de la machinisation de l’homme ?”, avec JEAN-MICHEL BESNIER, professeur de philosophie à l’Université de Paris IV-Sorbonne, auteur de Demain les posthumains.  Le futur a-t-il encore besoin de nous ?, Hachette 2009 (54 bd. Raspail)
 
Lieu : Bât. Le France, 190 av. de France, Paris 13e, (Métro Quai de la gare) ; puis 54 bd. Raspail, Paris 6e, (Métro Sèvres-Babylone)
 
 

 

salon agriculture

L’INRA au salon international de l’agriculture

Cette année au Salon international de l'agriculture, sur le stand de l'Inra, des chercheurs viendront à la rencontre du public et des professionnels pour explorer de nouveaux mondes… microbiens, qui ont un rôle essentiel pour notre environnement et notre santé, du sol à l’intestin. Un colloque scientifique sera organisé sur le thème "Homme, animal, environnement : la science en partage". Et une dizaine de conférences centrées sur l’innovation se dérouleront sur le stand. 
 
À l’occasion du 54e Salon de l’agriculture, l’Inra dévoilera un aperçu de ses recherches sur les mondes microbiens qui peuplent notre environnement et notre corps. Un microorganisme ou microbe est un organisme vivant, invisible à l'œil nu, qui ne peut être observé qu'à l'aide d'un microscope. Les microorganismes constituent environ 50% de la biomasse de l'ensemble de la biosphère et représentent des enjeux agronomiques majeurs dans les domaines suivants : agriculture et élevage, changement climatique global, santé humaine et animale, alimentation, production d’énergie renouvelable, dépollution, traitements de déchets.

Programme du lundi 27 février 2017 

- de 9h à 12h :
L'étiquetage au service d'une alimentation durable. Le point de vue des consommateurs (Hall 5.1 ~ Amérique)
Colloque de restitution de l’étude co-réalisée par l'Inra et la CLCV sur la perception de l’étiquetage alimentaire..
- de 10h à 12h :
Climat et Agriculture : quels risques, quels conseils ? (Stand Inra ~ Hall 4)
Rencontre proposée par l'Académie d'agriculture de France.
Quels défis fait peser sur l'agriculture le changement climatique dû à l'augmentation des gaz à effet de serre (GES)? Des modifications des pratiques peuvent-elles atténuer ces conséquences ?
- de 14h30 à 16h30 :
Construire la viticulture de demain (Stand Inra ~ Hall 4) Cette rencontre sera suivie d'une signature avec l'interprofession
La production viticole est une production agricole majeure en France, à la fois par l’importance des surfaces, plus de 770 000 ha, son importance économique, en particulier à l’exportation et son empreinte sur les territoires. C’est une production qui a une composante culturelle très forte, qui explique à la fois sa place à l’exportation et les attentes des consommateurs. Au travers de cette rencontre associant la recherche dans les sciences biotechniques et socio-économiques et les acteurs économiques, la construction de la viticulture de demain sera brossée.

Programme du mardi 28 février 2017 

- de 10h à 12h :
L’innovation sur les eaux, les sols et les effluents : quelles visions et perspectives pour l’Inra, l’Irstea et les acteurs socio-économiques ? (Stand Inra ~ Hall 4)
L’Inra et l'Irstea proposent, à partir de quelques exemples présentés par des acteurs socio-économiques et des acteurs de la recherche, d’engager le débat sur, d’une part, les besoins en innovations, les marchés et les perspectives pour le domaine des eaux, sols et effluents et, d’autre part, sur les formes de collaboration entre les différents acteurs.
- de 14h à 18h :
Colloque "Homme, animal, environnement : la santé en partage" (Espace 2000 ~ Hall 1.1)
La santé est une préoccupation primordiale qui irrigue une part déterminante des travaux de l’Inra d’une manière transversale. L’Inra contribue à la santé du consommateur en étudiant la qualité nutritionnelle de ses aliments, en préservant la qualité hygiénique des denrées, il veille à la santé des plantes, il préserve la santé et le bien-être des animaux et protège la santé de l’environnement. La Santé n’est pas l’identifiant le plus spontanément associé aux missions de l’Inra et pourtant la détermination et l'engagement de l'Institut sont très importants dans ce domaine.
Le colloque de l’Inra au SIA 2017 va mettre en lumière deux puissantes dynamiques qui changent le regard que les chercheurs et la société portent sur le concept de Santé, à l’échelle de la planète. Autour des concepts et des dynamiques « One Health » (un monde, une santé) et « EcoHealth » (santé environnementale), de nouveaux questionnements sont apparus et ils ont motivé de nouvelles approches en recherche.
 
 
Rendez-vous au pavillon 4, allée B, stand n°81
 

 

agriculture

SIMA : L'équipement high-tech au service de l'agriculteur du futur

Et si vous veniez découvrir les toutes dernières innovations et projets de recherche destinés à améliorer le quotidien des agriculteurs ? Ce sera au SIMA 2017, mondial des fournisseurs de l'agriculture et de l'élevage, du 26 février au 2 mars 2017 à Paris Nord Villepinte. 
 
Le SIMA est reconnu comme un véritable laboratoire d’idées qui regroupe en un même lieu les différentes animations autour de l’innovation, pour imaginer l’agriculture de demain. Se tenant tous les deux ans, depuis sa création en 1922, le SIMA n’a cessé de grandir pour devenir un événement incontournable de l’agriculture à travers le monde. A l’heure où le secteur fait face à des enjeux majeurs, le prochain SIMA se veut pragmatique, orienté vers des solutions concrètes, pour répondre aux préoccupations actuelles du monde agricole.
 
Le SIMA 2017 sera placé sous la thématique « Être agriculteur dans 10 ans », abordée autour de quatre grands axes :
Le numérique : les métiers de l’agriculture à l’heure du numérique :  Le numérique, et l’explosion des volumes de données qui en découle, impactera les compétences métiers au sein des entreprises du secteur agricole.
Les agriculteurs deviendront-ils des « producteurs de données », transformant inévitablement l’essence même de leur métier ?
La bioéconomie : à la recherche d’un nouveau modèle économique :  D’une part, la mondialisation des marchés et la volatilité des prix poussent de nombreux agriculteurs à rechercher de nouvelles approches et de nouvelles sources de revenus.
D’autre part, le concept de bioéconomie est vu comme un moyen de répondre aux enjeux de renouvelabilité des ressources. L’agriculteur va-t-il devenir son propre producteur d’énergies ?
La robotique : y aura-t-il encore un chauffeur dans le tracteur ? Entrée dans les exploitations agricoles par le biais des robots d’élevage, la robotique se développe dans d’autres secteurs. Et cette évolution s’accélère. Les robots remplaceront-ils les actuels tracteurs et machines agricoles ?
La génomique : la sélection variétale et animale à l’heure du Big Data. Le développement de l’agriculture est étroitement lié aux progrès de la génétique, aussi bien pour la création variétale que pour la sélection animale. Le développement de nouveaux outils de génomique et de phénotypage permet d’améliorer la connaissance fine du génome, d’obtenir un gain de temps important dans les schémas de sélection et une diversification des caractères sélectionnés. Mais le Big Data réserve-t-il d’autres approches qui préfigureront les outils de demain ?
 
 Illustration de l'agriculture du futur,1962
 
La thématique 2017 « Être agriculteur dans 10 ans » présentera aussi une vision à 360° du métier d’agriculteur et sera également pragmatique, avec des contributions de tous horizons, dépassant le cadre de l’agriculture : Aeroposace Valley, Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), écoles d’ingénieurs de six pays...
Événement innovant, le SIMA le sera à plus d’un titre en 2017 avec, notamment, le Village Start-up, regroupant de jeunes sociétés du monde du numérique ; le API-AGRO Hackathon : 48 heures pour créer des applications innovantes liées à l’agriculture ; l’Agreen’Startup, le concours de startup pour réinventer l’agriculture ; et de très nombreuses innovations présentées par les exposants. Ce sont ainsi près de 600 nouveaux produits à découvrir sur le salon et plus de 120 dossiers participant aux SIMA Innovation Awards : des initiatives qui prouvent la détermination de toute une filière à innover pour se différencier.
 
Quelques exemples :
 
Un exosquelette militaire pour réaliser des travaux agricoles, par le commissariat à l’énergie atomique de Saclay (CEA Tech List)
 
Objectif : réduire la pénibilité du travail. L'exosquelette permet de porter des charges lourdes, dans le dos ou sur les bras, et sert également à amplifier les efforts.
Dans une volonté d'Open Innovation, 2 prototypes d'exosquelette pourront être testés sur le SIMA.
 
Un tracteur autonome pour soulager la charge de travail, par Case IH
 
Un exemple concret de la robotisation complète des opérations de culture, permettant de soulager les agriculteurs dans les périodes de pointe. Il se base à la fois sur les avancées des systèmes de téléguidage et de télémétrie, et sur la norme Isobus pour le partage des données et la gestion fine des cultures.
 
 
Un robot pour le désherbage mécanique, par Naïo Technologies (start-up)
 
Guidage automatique, travail de précision, légèreté pour lutter contre la compaction des sols, binage régulier évitant l'utilisation de produits chimiques... Les robots ont investi le secteur agricole et révolutionnent le quotidien des agriculteurs.
 
 
 
 
Un drone pour mesurer la croissance des cultures, par AIRINOV (start-up)
 
Plus de 8 000 agriculteurs français font déjà appel au conseil agronomique par drone via AIRINOV, qui leur apporte une meilleure connaissance de leur exploitation et de leurs terres. Une dynamique qui s’étend aujourd'hui dans le domaine de la recherche agronomique.
 

Quelques temps forts autour de la thématique « Etre agriculteur dans 10 ans »

La galerie INNOVATION FIRST
Le SIMA 2017 portera un regard prospectif sur le métier d’agriculteur à travers la thématique « Être agriculteur dans 10 ans », abordée autour de 4 grands axes :
- Le numérique : les métiers de l’agriculture à l’heure du numérique.
- La robotique : y aura-t-il encore un chauffeur dans le tracteur ?
- La bioéconomie : à la recherche d’un nouveau modèle économique.
- La génomique : la sélection variétale et animale à l’heure du Big Data.
Laboratoire d’idées, incubateur de projets, zoom sur l’avenir..., cette thématique se traduira sur le salon par plusieurs temps forts :
- l’Espace prospectif, où seront présentés des scénarios imaginés par des organisations professionnelles, agricoles ou non agricoles ;
- les projets des écoles d’ingénieurs françaises et internationales présentant le résultat des réfl exions des étudiants des écoles participantes ;
- les portraits des agriculteurs innovants, français et internationaux ;
- la Galerie de l’Innovation, vitrine des SIMA Innovation Awards 2017 ;
- l’Open Innovation : simulateur de quad anti-renversement et exosquelette.
 
Les SIMA Innovation Awards
Concours internationalement reconnu, les SIMA Innovation Awards récompensent les matériels, produits, techniques et services les plus innovants présentés par les exposants du SIMA. Cette année, le jury, présidé par Jean-Marc Bournigal, a sélectionné 25 produits : 2 médailles d’Or, 5 médailles d’Argent et 18 citations.
 
API-AGRO HACKATHON
48 heures pour créer des applications innovantes liées à l’agriculture. 
La plateforme API-AGRO a été mise en place par l’ACTA (Les Instituts Techniques Agricoles) dans le but d’améliorer l’interopérabilité et les échanges de données qui gravitent autour de l’agriculture, et de faciliter l’évaluation des systèmes agricoles. A l’occasion du SIMA, API-AGRO organise son premier Hackathon : plusieurs équipes de codeurs associés à des professionnels du secteur agricole (groupes d’agriculteurs, ingénieurs, conseillers, techniciens, formateurs, chercheurs) auront 48 heures pour créer un prototype convaincant. Ils seront guidés par des mentors experts dans les secteurs de l’agriculture, l’agro-industrie, l’informatique...
Les projets seront présentés devant un jury au SIMA 2017.
Dimanche 26 février - Après-midi
 
Le village startup
En partenariat avec La Ferme Digitale, le Village Start-up regroupera de jeunes sociétés présentant des solutions en phase avec un secteur agricole en pleine mutation. Il accueillera également 7 ateliers proposés par La Ferme Digitale, permettant d’échanger sur des sujets qui font l’actualité et sur les débouchés du secteur, tels que : « E-commerce, vente directe & agriculture : ces plateformes en devenir qui révolutionnent la distribution agricole » ; « Les objets connectés : regards croisés sur la face cachée de l’agriculture » ou encore « À consommateurs engagés, producteurs attentionnés : cap sur l’agriculture durable ».
 
 

 

innovation

#LabPostal 2017 : 2020, c'est déjà demain !

Dans la continuité du CES Las Vegas de janvier, le Groupe La Poste vous convie à un saut dans le futur en 2020 pour la 8e édition de son #LabPostal les 22 et 23 février prochains. Innover, c’est avant tout changer nos schémas de pensée : c’est là l’immense enjeu que nous imposent les années à venir et l’expérience que les équipes de La Poste nous proposent de vivre.
 
Bienvenue dans une société qui joue la disruption par les startups et les grands groupes. Et si, en 2017, les Grands Groupes décidaient de travailler des business et des modèles qu’ils n’avaient pas encore appréhendés, de dresser des verticales inexploitées, d’explorer l’intégralité des chaînes de valeurs...
Si les Grands Groupes prenaient la décision d’entrer pleinement en disruption, à quoi ressemblerait le paysage industriel Français en 2020 ? Quels en seraient les principaux acteurs et dans quels domaines ? Quel serait le rôle des startups ? Autant de questions que d’extraordinaires innovations.
2020, c’est déjà demain.
 
Au programme de cette édition très internationale : des conférences avec des intervenants de San Francisco, Bogota, Tel Aviv ou encore Pékin, des expériences et démonstrations inédites et bien sûr un showroom où vous pourrez (re)découvrir les innovations postales présentées au CES Las Vegas 2017 !
 
Parallèlement, le showroom du LabPostal sera accessible librement pendant les deux jours de l'événement. Il vous transportera dans un monde où la maison, la ville, le commerce et la santé auront été réinventés grâce au développement de nouvelles technologies.
Vous pourrez entre autres y découvrir certaines innovations postales présentées au CES Las Vegas 2017 : 
•             Développé par la Poste Mobile, LUMI est un véritable Hub media qui vous propose de faire durer vos souvenirs grâce à une nouvelle façon de conserver, d'organiser et d'explorer vos photos et vidéos ;
•             MONIMALZ est une tirelire intelligente et connectée à votre livret épargne, imaginée par la Banque Postale pour les petits et les grands ;
•             TRIPPERTY est le service de transfert de bagages pensé par la branche Services Courrier Colis du Groupe La Poste pour vous permettre de voyager l'esprit léger !
 
Le LabPostal est le rendez-vous annuel de l’innovation ouverte du Groupe La Poste. Depuis sa création en 2009, il a accueilli près de 190 entreprises innovantes, dont 90 d’entre elles ont co-construit des prototypes en partenariat avec le Groupe.
Depuis 7 ans le LabPostal est monté en puissance. Cet événement est l’occasion d’échanger avec les acteurs de l’innovation, internes et externes, qui font référence sur de grandes thématiques d’innovation. Pensé pour favoriser la rencontre et les échanges, il s’articule autour d’un espace d’exposition et d’un programme de conférences et ateliers.
Le LabPostal a aussi pour objectif de valoriser les démarches qui accélèrent le rythme de l’innovation à l’heure du numérique. Le Lab est d’ailleurs lui-même une illustration de la démarche d’innovation ouverte qui consiste à impliquer des acteurs externes pour innover. Des pistes d’innovation sont ainsi produites via des réflexions communes, de l’échange d’expériences et de la collaboration.
 
 
 
Lieu : LEMNYS - Forum - Bâtiment A, 9 rue du Colonel Pierre Avia - 75015 Paris 
 
 

 

nanotechnologies

Journée NanoLille - Productions, activités et usages des « nanos » : les conditions de la confiance

L'actualité nous rappelle régulièrement que le développement des nanomatériaux ne va pas sans poser des risques sanitaires et environnementaux. Certains nanomatériaux sont néanmoins porteurs d’applications intéressantes pour la société, par exemple pour la fabrication de matériaux résistants, le stockage d'énergie, la dépollution ou la médecine. Comment trancher dès-lors entre risques et bénéfices ? Comment évaluer et anticiper les effets des nanoparticules et nanomatériaux sur la santé humaine et sur l’environnement ? Quelles connaissances sont aujourd’hui requises pour la mise au point d’une régulation adaptée ? Comment faire coopérer industriels, chercheurs, pouvoirs publics et société civile dans la recherche de solutions pérennes pour un développement justifié et socialement acceptable des nanomatériaux et nanotechnologies ?
 
Ce sont quelques-unes des questions qu’abordera la journée NanoLille, organisée le vendredi 10 mars au sein de Lilliad à Villeneuve d'Ascq près de Lille.
Cette journée de discussion s’adresse à tous les acteurs engagés dans les nanotechnologies ou intéressés par leurs développements et leurs implications sociales et économiques. Elle vise à fournir un état des lieux particulièrement informé des connaissances disponibles et des lacunes dans chacun des domaines concernés par le développement des nanomatériaux et nanotechnologies, et à promouvoir une réflexion collective apte à baliser les prérequis d’un développement durable et responsable de ces nouvelles technologies.

Programme

• 14h-16h – 5 ateliers de 2 heures interdisciplinaires et participatifs en parallèle
1 - Comment concevoir autrement les nanoproduits ?
« Safe by design », écoconception, génie des procédés et génie des produits, analyse de cycle de vie (ACV), substitutionremplacement, inclusion des parties prenantes, ... Quelles solutions pour des produits à bas risque global ?
Avec : Jean-François Perrin, Nanomakers ; Claire Tutenuit, Entreprises pour l’environnement (EpE) ; Franck Dumeignil, Unité de catalyse et Chimie du solide, Université de Lille 1, CNRS.
 
2 – Catégoriser les nanomatériaux ?
Peut-on regrouper les nanomatériaux selon leurs caractéristiques et effets afin de dépasser le « cas par cas » ?
Avec : Sylvie Chevillard, CEA ; Emeric Fréjafon, Ineris ; Franck Vandenbulke ou Sébastien Lemière, LGCgE, Université de Lille 1 ; Bruno Fénéon, Michelin (sous réserve).
 
3 – Règlementations, normalisations, bonnes pratiques : les outils pertinents
Quels outils politiques et juridiques faut-il promouvoir pour faciliter un développement durable et sûr des nanotechnologies ?
Avec : Daniel Bernard, Afnor, Président de la Commission AFNOR X457 Nanotechnologies ; Caroline Petigny, BASF France ; Alexis Vlandas, IEMN, Université Lille 1, CNRS.
 
4 - Organiser la protection des personnels
Comment systématiser une organisation sans faille de la protection des personnels dans tous les espaces et occasions de confrontation à des nanomatériaux en contexte professionnel, tout au long de leur cycle de vie ?
Avec : Patrick Richard, Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP) ; Steeve Abella, Décathlon ; Myriam Ricaud, Institut national de recherche et de sécurité (INRS) ; Aida Ponce, Institut syndical européen (ETUI).
 
5 - Demain, que faire avec les nouveaux produits nano-bio ?
Les tendances d’innovation liées à la convergence Nano-bioinformatique-sciences cognitives (NBIC) posent des questions éthiques et politiques qu’il faut savoir anticiper.
Avec : Françoise Roure, Conseil général de l'économie de l'industrie, de l'énergie et des technologies ; Bernard Vandenbunder, directeur de recherche émérite à Lille 1 ; François Berger, Grenoble Institut des neurosciences (GIN).
 
• 16h30-18h – Synthèse des ateliers et synthèse globale
 
Tarifs : 
Chercheurs, industriels, pouvoirs publics : 30 €
ONG, étudiants, citoyens : 15 € ; gratuité sur demande.
 
Contact : forum[at]nanoresp.fr
 
 
Lieu : Lilliad -Learning Center Innovation, 2 Avenue Jean Perrin - Villeneuve-d'Ascq
 
Les organisateurs :
 
Le Forum NanoRESP (www.nanoresp.fr) est une dynamique de dialogue multi-acteurs  (industriels,  académiques,  associatifs, pouvoirs  publics) sur les nanotechnologies initiée en 2013. Soutenu par une alliance public-privé, il permet de développer une vigilance coopérative à propos des controverses et de rechercher les pratiques responsables en régime d’incertitude.
Le projet Nanoscoope (http://nanoscoope.iemn.univ-lille1.fr/) est un projet chercheurs-citoyens financé par la Région Hauts-de-France. Il organise depuis 2013 des ateliers de concertation multi-acteurs et transdisciplinaires autour des différents enjeux du développement des nanotechnologies. Nanoscoope s’est associé à d’autres partenaires pour organiser cet événement du 10 mars, qui en constitue la clôture sous cette forme.
Le Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE, http://www.lne.fr/), établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), est le laboratoire national de référence, pour l'industrie, en matière de mesures (métrologie). Il est rattaché au ministère de l'industrie.
La Direction générale des entreprises (DGE) du ministère de l'économie, de l’industrie et du numérique (http://www.entreprises.gouv.fr/) a pour mission de développer la compétitivité et la croissance des entreprises de l’industrie et des services, notamment par le soutien et la diffusion de l’innovation dans un objectif de croissance durable et d’emploi.
 

 

bioéthique

Humain, Post-Humain : au Forum Européen de Bioethique

Le 30 janvier prochain, le Forum Européen de Bioéthique ouvrira sa septième édition, jusqu’au 4 février. Sur le thème « Humain, post-humain » décliné en 35 débats, 135 experts, 40 grands témoins issus du public, 370 scolaires et le grand public donneront leurs éclairages.
 
L’humain se transforme sous nos yeux, physiquement, matériellement, en s’hybridant de plus en plus avec les machines. Non seulement notre génétique est susceptible d’être modifiée grâce aux nouvelles technologies, mais en plus, toutes ces modifications à venir sont plébiscitées par la technophilie ambiante de notre société. En quête d’un fantasme, l’immortalité, nous passons insensiblement de la réparation de l’homme à son augmentation. Comme pour se rassurer, et parce que certains technoprophètes soutiennent que tout est possible, les hommes se plaisent à imaginer un avenir radieux où il serait possible de s’affranchir de nos faiblesses congénitales. Nous avons déjà vécu des utopies, mais celles à venir seront plus abruptes et dangereuses. Et le pire, c’est que certaines d’entre elles pourraient se réaliser. L’idée que le progrès technique est toujours un progrès pour l’homme s’est profondément installée dans nos sociétés libérales. Et c’est comme si la majorité de nos concitoyens ignorait les enjeux et profits pharaoniques qu’en attendent les industriels de l’information. Imaginer le monde de demain, celui de nos enfants et petits enfants, non pas pour le maîtriser, mais simplement pour s’y préparer, voilà à quoi le Forum Européen de Bioéthique vous convie cette année pour cette nouvelle édition de nos rencontres et de débats si constructifs et si plaisants. »
ISRAËL NISAND, Président
 
Fondé à Strasbourg, en Alsace, le Forum Européen de Bioéthique a pour vocation de rendre accessible à tous les questions de bioéthique.
 
En 2011, sur la thématique de La fin de vie et du vieillissement, le Forum Européen de Bioéthique avait attiré dans les salles plus de 6 500 personnes ; puis 9 000 personnes en 2012 sur le thème de La famille en chantier ; puis 12 000 personnes autour du Corps humain en pièces détachées.
 
L’engouement populaire pour cette manifestation s’est confirmé en 2014 avec la participation de 20 000 personnes sur le thème Connaitre le cerveau, maitriser les comportements et en 2015, avec la participation de 30 000 personnes dans les  salles et 70 000 en live-streaming sur le thème de L’argent et la santé.
 
Le succès s’est encore confirmé en 2016, avec une édition consacrée au Normal et au pathologique avec 30 000 personnes dans les salles, 112 701 en live-streaming 3 098 170 visualisations sur Facebook et 192 313 visualisations de nos vidéos et 70 0000 minutes de visionnage du 9 décembre 2016 au 9 janvier 2017.
 
 
Le Forum Européen de Bioéthique, porté par l’association du même nom, est soutenu par la Ville de Strasbourg, Strasbourg Eurométropole, la Région Grand Est. 

 

 

Loading...
Loading...