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« Le Cerveau des Enfants, un potentiel infini » : une plongée dans les neurosciences

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Le nouveau film-documentaire de Stéphanie Brillant, « Le Cerveau des Enfants, un potentiel infini » est une plongée dans les neurosciences et explique comment nos expériences dans l’enfance façonnent notre cerveau. Le film donne les clefs essentielles pour contribuer à le développer correctement. Comment aider les enfants à mieux gérer leurs colères, à se relever des échecs, à apprendre efficacement, etc ?De l’émotion à l’apprentissage, le film présente tout ce qu’il est nécessaire de savoir, en tant que parent ou éducateur, pour accompagner les enfants dans la réalisation de leur plein potentiel, et leur permettre de s’épanouir. Après "L'Intelligence des Arbres", "Le Cerveau des Enfants, un potentiel infini", édité par Jupiter Films, sortira le 23 mai au cinéma.
 
Stéphanie Brillant a commencé sa carrière de journaliste à la radio. Très vite, elle rejoint la télévision et fait ses débuts de chroniqueuse puis de reporter dans l’émission C dans l’Air de France 5. Elle poursuit ses missions de terrain et réalise des reportages pour Canal + et France Télévisions. Animatrice par la suite sur MTV et Téva, Stéphanie revient aux News et présente les journaux sur TV5 Monde, I-télé et France 24. Elle produit ensuite des reportages et des documentaires notamment pour M6 et France 24. Puis elle crée en 2014 L’incubateur June, la première série de docu-réalité consacrée à l’entreprenariat féminin, pour la chaîne JUNE (devenue ELLE Girl en 2016). Stéphanie a désormais envie de faire bouger les lignes mais de l’intérieur, et de ne se consacrer qu’à des projets ayant un impact positif sur le monde.
 
Mère de deux enfants très informés sur le fonctionnement de leur cerveau, Stéphanie part en 2015 s’installer à Los Angeles. Elle lance Innertainmentforkids.com, une médiathèque pour parents et enfants éclairés. Le site propose des histoires, des articles, des jeux, des court-métrages qui ont pour objectif d’ouvrir les enfants sur leur potentiel, et de donner des outils aux parents pour les accompagner au mieux.
 
 
 
 
 
 
Quelles ont été vos inspirations/intentions dans la réalisation de ce film ?
 
Stéphanie Brillant : Le potentiel humain est un sujet qui me passionne depuis de nombreuses années. C’est la neuroscience qui m’a ensuite captivée et a complètement ouvert ma perception. Beaucoup d’écrits de Dan Siegel et Tyna Payne Bryson m’ont inspirée également, tels The WholeBrain Child, et The Neurobiology of « We ». Nombre de nos contemporains sont totalement déconnectés de leur être profond, et survivent plus qu’ils ne vivent. Il me semble donc essentiel de comprendre le fonctionnement du cerveau pour apprendre aux enfants à être véritablement pilote de leur existence.Je ne crois pas à l’éducation dogmatique, et l’idée de ce film était donc de comprendre, biologiquement, l’évolution du cerveau de l’enfant et ainsi de pouvoir identifier quelles sont les expériences qui sont favorables à son développement optimal. Tous les enfants ont un immense potentiel, et en tant qu’adultes nous sommes en partie responsables de la réalisation de ce dernier. Mon ambition est donc d’éveiller les consciences et de pousser à la réflexion personnelle.
 
Pourquoi avoir choisi d’apparaître à l’écran ?
 
SB : Vivre aux Etats-Unis m’a fait évoluer. J’y ai beaucoup réfléchi et cela me semblait la façon la plus judicieuse de monter le film. Là-bas c’est un mode de narration à part entière, les auteurs parlent de leurs expériences afin de partager et voir ce qu’ils en ont tiré. C’était un dialogue intérieur, le cheminement de ma pensée, et j’ai voulu m’ouvrir davantage. D’ailleurs si l’on considère cela d’un point vue neurobiologique, cela prend tout son sens, car c’est une façon de créer du lien, et donc de mieux partager son message.
 
Des recherches au tournage, combien de temps vous a demandé la réalisation du film ?
 
SB : La réalisation du film m’a pris 18 mois, mais j’avais déjà intégré beaucoup de concepts au fil des ans, et je ne suis donc pas partie de rien.
 
Quels conseils donneriez-vous aux futurs parents ?
 
SB : « Nous ne pouvons donner que ce que nous avons » disait Michelle Kinder, la directrice du Momentous Institute. Il est important de comprendre que nous raisonnons avec nos enfants, par conséquent l’état dans lequel nous nous trouvons est capital et c’est prioritairement sur nous qu’il faut travailler pour être perçus en tant qu’éducateurs valables. Il faut en prendre conscience, car cela a changé ma vie et mon comportement face à mes enfants. Je ne les félicite plus sur leurs résultats, mais sur leur progression, cela a eu un vrai impact sur leur appétit du défi et leur capacité à se remettre d’un échec.
 
Comment s’est fait le choix des intervenants ?
 
SB : En contactant beaucoup d’experts, mais aussi en me laissant guider par mon instinct et bien sûr, les opportunités. J’ai aussi choisi de ne pas me focaliser sur des neuroscientifiques, bien qu’ils aient tous une excellente connaissance en termes de neuroscience. Il s’agît là d’un casting 5 étoiles, peu sont connus en France, mais aux Etats-Unis leur travail est largement reconnu. 
 
Pourquoi avoir fait le film aux États-Unis ?
 
SB : Parfois il faut sortir de sa zone de confort, aller s’essayer à de nouveaux défis. C’était le moment pour moi. Travailler en anglais confère aussi une grande liberté et donner une dimension internationale à mon travail m’enthousiasme. De surcroît, les Etats-Unis sont plutôt avancés sur les questions liées aux neurosciences, à l’accomplissement du potentiel, à l’amélioration de la performance, et les laboratoires de recherches sont très nombreux. Tout est à portée de main. Je n’aurais peut-être pas non plus été sensible de la même façon à ce sujet, si je n’avais pas vécu l’expatriation, et découvert les fondements de la culture américaine. Le fait d’avoir des enfants scolarisés dans un pays étranger vous permet de véritablement saisir ce que l’on enseigne aux jeunes ouailles d’une nation, et donc ce qui façonne l’esprit de ses citoyens. En somme, cela m’a fait réaliser combien l’environnement est fondateur.
 
Sortie au cinéma le 23 mai 2018. Liste des salles.
 
Les intervenants du film :
Daniel Siegel, psychiatre, Mindsight Institue
Mary Helen Immordino-Yang, neuroscientifique de l’affectivité, USC, passionaria du thème « culture contre nature »,
Tina Payne Bryson, psychothérapeute, experte parentalité
Marco Lacoboni, directeur du Neuromodulation Lab, UCLA, apologiste de l’empathie
Allan Schore, psychiatre des sciences du comportement, UCLA
Noël Enyedy, directeur de recherche, UCLA Lab School
Céleste Kidd, directrice Rochester Kid – Baby Lab
Matthew Peterson, PDG, Mind Research Institute
Matthieu Ricard, moine bouddhiste, auteur et photographe prêcheur de l’altruisme
Carol Qweck, professeur de psychologie, Stanford University
Suze Yalof Schwartz, fondatrice Unplug Meditation
Jason Moser, professeur associé Michigan State University
Michelle Kinder, directrice Momentous Institute
Suzanne Jaeggi, directrice Working Memory ans Plastic Lab
Kimberly Robinson, institutrice Momentous Institute
Susan Kayser Greenland, experte pleine conscience pour enfants Innerkids
Margaret Martin, fondatrice Harmony Project
 
 
 
 

 

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