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Bill Viola : rétrospective au Guggenheim Bilbao

Bill Viola
Du 30 juin au 9 novembre 2017, le Musée GUGGENHEIM de Bilbao développe un parcours à la fois chronologique et thématique sur l’ensemble de la carrière de l’un des pionniers de l’art vidéo, à travers une rétrospective de l’œuvre de Bill Viola : des premières cassettes à bande magnétique des débuts de l’art vidéo aux plus récentes réalisations produites grâce à l’avènement de la haute définition et des écrans plats. Ayant développé un très fort intérêt pour la poésie, les philosophies et les religions d’Orient et d’Occident, Bill Viola fait appel à toutes les potentialités de la vidéo afin d’exprimer l’essence de la condition humaine : naissance, mort, développement, renaissance, et transformation - autant de thèmes majeurs abordés au sein de l’exposition.
Photo : Les rêveurs (The Dreamers), 2013 (Détail) - Installation audio/vidéo ; Vidéo en boucle
Performeur : Madison Corn - Courtoisie Bill Viola Studio © Bill Viola - Photo : Kira Perov
 
Cette exposition va des œuvres que Bill Viola a créées dans les années 1970 – époque pendant laquelle il entame sa relation avec la vidéo – à des vidéo-installations réalisées au cours de la dernière décennie, permettant ainsi de découvrir les différents thèmes qui se sont succédés dans sa production.
Son parcours révèle en outre l’évolution de son travail au long de quarante ans d’une carrière qui coïncide avec le développement révolutionnaire des techniques audiovisuelles, dont il a su incorporer en pionnier les progrès dans le médium et dans le domaine artistique. Par son évocatrice iconographie, Bill Viola aborde des expériences humaines universelles, qui vont de la naissance à la mort. Les sources dont son art se nourrit sillonnent l’histoire de l’humanité et ses différentes manifestations culturelles, en prenant notamment en considération les différentes traditions mystiques.
 
Dès ses premières bandes monocanal, Bill Viola aborde d‘emblée des questions centrales dans son œuvre, telles que la notion du temps, la signification de notre existence et notre place dans le monde.
Avec l‘arrivée du nouveau millénaire et des technologies en haute définition, Viola a pu créer des installations monumentales comme Sortir au jour (Going Forth by Day), dans laquelle cinq grandes projections murales partageant un même espace invitent le spectateur à pénétrer dans la lumière et à réfléchir sur sa vie et sur l‘existence humaine.
Au cours de la dernière décennie, Bill Viola a poursuivi sa méditation sur les processus de transformation dans la vie, le cycle naissance-mort-renaissance et l‘entre-deux de ces moments, comme nous pouvons le voir dans son installation à sept canaux Les rêveurs (The Dreamers, 2013).
 
Avec Bill Viola : rétrospective, le Musée Guggenheim Bilbao présente un parcours thématique et chronologique de la trajectoire d‘un pionnier du développement de l‘art vidéo qui est aussi un artiste majeur de notre temps.
Cette ambitieuse exposition, qui apporte une vision complète du travail de Viola et de l‘évolution de l‘art audiovisuel comme forme artistique, est organisée par le Musée Guggenheim Bilbao avec le mécénat d‘Iberdrola.
Bill Viola (New York, 1951) commence ses expérimentations avec l‘art vidéo au début des années 1970, alors qu‘il participe au programme d‘Études Expérimentales de l‘Université de Syracuse (New York), sous la direction de son professeur, Jack Nelson. À Syracuse, il fait la connaissance de David Ross (curateur d‘art vidéo) et travaille comme assistant de personnalités aussi iconiques du Media Art que Peter Campus et Nam June Paik à l‘Everson Museum of Art. Intéressé par le mysticisme, la poésie et les philosophies, d‘Orient comme d‘Occident, Viola utilise les possibilités techniques de la vidéo comme outil pour mener de l‘avant sa permanente exploration de la condition humaine, de la naissance et de la mort, ou des processus de changement, renaissance et transfiguration, ses thèmes de prédilection. L‘exposition Bill Viola : rétrospective remonte à ses premières expériences avec la vidéo en présentant quelques bandes monocanal comme Quatre chansons (Four Songs, 1976) et Le bassin miroir (The Reflecting Pool, 1977–79) dans lesquelles le contenu poétique traite déjà de questions aussi importantes que la notion du temps et sa déconstruction, la signification de notre existence et notre place dans le monde.
Dans les œuvres des années 1980, au moment où Kira Perov (sa femme et sa collaboratrice depuis lors) commence à travailler avec Viola, ce dernier se consacre à réunir des images pour les utiliser dans des pièces destinées à être retransmises à la télévision. Il emploie la caméra et des objectifs spéciaux pour capturer le paysage et enregistrer des images de ce qui, normalement, se trouve audelà de notre perception. Cette étape marque aussi la transition vers les installations des années 1990, qui occupent des salles entières et qui plongent l‘observateur dans l‘image et le son. Il commence aussi à introduire des éléments physiques dans ses travaux.
 
L‘intérêt constant de Viola pour les questions spirituelles est patent dans les objets sculpturaux comme Ciel et Terre (Heaven and Earth, 1992) et dans les grandes installations comme Un récit qui tourne lentement (Slowly Turning Narrative, 1992).
Avec l‘arrivée du nouveau millénaire et des écrans plats haute définition, Viola se tourne vers la production de pièces de petit et moyen format dans une série qu‘il intitule Les Passions, une étude au ralenti des émotions, comme Abandon (Surrender), ou qui montrent le passage du temps et des générations, comme La chambre de Catherine (Catherine‘s Room) et Quatre mains (Four Hands), toutes de 2001.
Ces œuvres intimes sont suivies d‘installations monumentales comme Sortir au jour (Going Forth By Day, 2002), dans laquelle cinq grandes projections murales partageant un espace commun invitent le spectateur à s‘interroger sur sa vie et sur l‘existence humaine. Au cours de la dernière décennie et en employant divers médiums et formats, Viola a continué à explorer l‘essence de l‘expérience de la vie, en recourant notamment à un usage éloquent de l‘eau dans des pièces comme Les innocents (The Innocents, 2007), Trois femmes (Three Women, 2008) et Les rêveurs (The Dreamers, 2013), et à parcourir le cycle de la vie qui débute ici avec Ciel et Terre (Heaven and Earth, 1992) et se termine sur une renaissance avec Naissance inversée (Inverted Birth, 2014).
 
Réflexions partagées :
Des visites réalisées en compagnie de professionnels du Musée permettent au public de découvrir les secrets du montage et d‘autres détails intéressants sur l‘exposition.
· Vision curatoriale : avec Lucía Agirre, commissaire de l‘exposition (20 septembre)
· Concepts-clés : avec Luz Maguregui, coordinatrice Éducation (27 septembre)
Programme parrainé par Fundación Vizcaína Aguirre.
 
Visites express Les visites express gratuites ont pour but de faciliter la transmission des contenus artistiques par une présentation concrète et dynamique.
 
Commissaire : Lucía Agirre
Parrainage : Iberdrola