ART & CULTURES

arts et cultures
  • Catégorie : ARTS & CULTURE
  • Publié le jeudi 15 Juin 2017 18:45
  • Dix maîtres internationaux du street-art rencontrent l’univers de la céramique cet été à Salernes, dans le Var, à partir du 24 juin. Un rendez-vous à ne pas manquer car, si l'exigence, aussi bien en matière de qualité que d'originalité, a toujours été l'une des vertus majeures des artisans et créateurs de la capitale régionale de la céramique, la tradition se conjugue pour cette nouvelle édition avec l’audace. Une grande première !
     
    Se confronter à la céramique : voici le défi lancé par Guy Moch, le curateur de l’exposition « Céramique, le nouveau défi du street art » aux grands noms du street-art. Ces œuvres d’un genre nouveau seront présentées du 24 juin au 1er octobre à la Maison de la Céramique Architecturale Terra Rossa, le musée de Salernes, capitale régionale de la céramique.
    Illustration : Nick Walker, "Châtelet argent" - Sculpture en céramique, 67 X47X3cm, 2017 ©Bruno Pellarin
     
    C’est à Salernes, capitale régionale varoise de la céramique, qu’est située la Maison de la Céramique Architecturale, un ensemble architectural de 3800m² conçu et réalisé par l’architecte de renommée internationale Jean-Michel Wilmotte. L’espace hors du commun présente au public un ensemble d’expositions permanentes (archéologie, avec les céramiques parmi les plus anciennes d’Europe -7000 ans), des tomettes reconstituées telles qu’elles étaient au début du XXème siècle et 2000 carreaux décorés du Moyen Âge au XXème siècle.
    En 2010, Terra Rossa a accueilli les premières céramiques réalisées par Daniel Buren, dont la notoriété internationale n’est plus à souligner. En 2011 la première biennale de Céramique de Salernes voit le jour. L’exposition a regroupé près de 80 œuvres produites par une dizaine d’artistes tels que Zao Wou Ki, Bogart, Karel Appel, Corneille, Waydelich, Folon, Chu Tech-Chun, Miotte, Foubert, etc.
    En 2013, la seconde biennale a été conçue en coopération avec la Ville d'Albisola en Italie et en partenariat avec les Céramiques San Giorgio. Parmi les œuvres exposées figuraient notamment des pièces de Lucio Fontana, Asger Jorns, Wifredo Lam, Sosabravo.
    En 2015, la troisième biennale s’est construite en partenariat avec le Centre de Recherche des Arts de la Terre et du Feu de Limoges (CRAFT). Ses principales missions consistent à développer des projets d'artistes autour de la céramique.
    Dans quelques semaines va s’ouvrir la biennale 2017 qui attire déjà tous les regards par son thème aussi décalé que passionnel : « Street art et céramique » !
     
    Cette 4ème édition donne rendez-vous à un matériau qui ne s’était jusque-là jamais confronté à l’art de la rue. Les visiteurs pourront se laisser surprendre par l’éventail et la qualité des œuvres inédites présentées par des artistes décalés qui, dans ce nouveau terrain de jeu, ont laissé leur imagination filer au rythme du défi proposé.
    Tout comme Picasso avait révolutionné la céramique à Vallauris, dans l’atelier Madoura, dans les années 50, les grands noms du street art se sont confrontés à un nouveau challenge.

    Un tour périlleux autant pour les artistes que pour les initiateurs du projet

    Le projet proposé aux street artists n’était pas aisé. En effet, comme l’indique Guy Moch, commissaire de l’exposition, réaliser ce challenge c’est « accepter de se lancer dans l’inconnu, se confronter avec une technique nouvelle et une discipline créative faite de terre et de chimie ».
    L’initiative est également relevée par la ville de Salernes comme le souligne Guy Moch : « Rien n’a été facile, mais ce défi n’a pas été que celui des artistes, il a été aussi celui du Comité du Musée Terra Rossa et de sa Présidente Nicole Fanelli lorsque nous lui avons proposé un concept nouveau avec des œuvres qui n’existaient pas encore ».
     
    Guy Moch, un passionné d'art
     
    Depuis 2011 Guy Moch a été choisi par la ville de Salernes pour diriger et coordonner les biennales du Musée de Salernes. Féru d’art, il côtoie quotidiennement commissaires d’expositions et artistes. En effet, d’abord responsable Achats et Marketing aux Galeries Lafayette, il devient par la suite le créateur de la société Gimmick (posters graphiques américain).
    Il poursuit sa carrière en tant que directeur de l’imprimerie Negro de Draguignan (affiches et livres d’artistes) puis il devient le directeur des collections des Editions Navarra (estampes et monographies d’artistes).
    En 1992, il crée la société GM Arts qui diffuse, édite des estampes d’art et des céramiques. La société met également en place des expositions « clés en main ».
    En 2010, il devient le commissaire d’exposition à la Maison de la Céramique de Salernes.
    Guy Moch est également à l’initiative d’une galerie de street art à Honfleur. Située dans une rue pittoresque de la ville, les visiteurs pourront aussi profiter d’une balade dans ce lieu historique. Curieux et dénicheur d’artistes renommés, il est constamment en quête de nouvelles pépites prometteuses à exposer. Fort du succès de la dernière exposition en 2016 avec la participation de M. Chat, il décide de renouveler cette expérience cet été sous le nom de la « Galerie éphémère 3 ».
     
    Des artistes décalés : Le défi de la céramique relevé par les street artists
     
    C’est une grande première, les grands noms du street art se sont confrontés à un nouveau challenge : la céramique. Nick Walker, Miss Tic, M. Chat, Nasty, L'Atlas, Levalet, Jacques Villeglé, Jérôme Mesnager, Yang Mun-Gi, Speedy Graphito présenteront des œuvres uniques disponibles à la vente.
     
    M. Chat, artiste franco-suisse qui tapisse les murs avec son félin au sourire béant, propose par exemple 25 exemplaires de chat en céramique à 1600€ et huit exemplaires de tableaux en céramique à 1400€.
    L’exposition est originale : les œuvres des artistes usant de techniques classiques (acrylique, huiles ou pierre) seront mises en miroir avec les œuvres en céramique (1 à 5 œuvres par artiste), de façon à voir l’évolution des artistes sur 20 ans.
     
    Eric Brugier et Laurent Rigail, galeristes parisiens réputés dans le street art, en collaboration avec Guy Moch, ont choisi un grand technicien de la céramique pour réaliser ces dernières : Jean Marie Foubert qui travaille à la Tuilerie de Treigny. L’audace du projet réside aussi dans le matériau : la céramique requiert en effet expérience et dextérité : « Je m’émerveille de ressentir ce lien étrange et puissant qui unit le travail des hommes pour la maitrise de cette alchimie : la terre, le feu et l’eau. » déclare Nicole Fanelli, maire de Salernes.
     
    Speedy Graphito
     
    Olivier Rizzo, alias Speedy Graphito, est né en 1961. Artiste précurseur, il est reconnu comme l’un des pionniers du mouvement Street Art français. Après des études artistiques à l’école Estienne à Paris et une très brève carrière de directeur-artistique dans la publicité, il intègre pendant un an le collectif X-Moulinex en 1983. Peu à peu, il créé le "Style Graphito" à travers ses graffs, exécutés au pochoir ou au pinceau. Sur le mur de Paris et d’ailleurs, il représente des personnages dynamiques, joyeux et colorés. 
    Il explore également la peinture, la sculpture, la photographie, l'art vidéo, l'art numérique ainsi que la performance, lors de festivals, de ventes aux enchères ou d’expositions. Aujourd'hui, son œuvre est influencée par l'iconographie de la pop culture. On retrouve en effet dans ses fresques de célèbres personnages issus de comics, de Disney, des marques publicitaires ou des jeux vidéo. Il peut se prévaloir de nombreuses commandes publiques (la plus grande fresque d’Europe réalisée sur l’AGORA à Evry: 5000m²) et interventions dans des musées ou centres culturels (institut Français de Naples, Institut Français de Prague, Ambassade de France à Tokyo, Musée de Dieppe, Musée d’Ingres, etc).
    Speedy Graphito, sculpture en céramique, 29x72x9 cm, 2017  ©Giani Soglia      
     
    Levalet
    Charles Leval, dit Levalet, est né en 1988 à Epinal. Il vit et travaille à Paris.  Il grandit en Guadeloupe, région où il entre en contact de la culture urbaine et des arts plastiques. A 13 ans, il commence à peindre sur les murs de l’île. De retour en métropole à 17 ans, il étudie les arts visuels à Strasbourg Il poursuit ses études d'arts visuels à Strasbourg, son travail, alors davantage tourné vers la vidéo, se nourrit d'une pratique théâtrale assidue.
    Il obtient l'agrégation en 2012, année où son travail commence à prendre place dans les rues de Paris. Il n’enseigne plus aujourd'hui et est désormais artiste « à plein temps ».  Il a participé à de nombreuses expositions collectives et « solo » (Allemagne, France, Malaysia, Italie, Norvège, Singapour, Danemark etc.) ainsi qu’à des festivals d’arts urbains internationaux.
    L'œuvre de Levalet est avant tout un travail de dessin et d'installation. Il met en scène ses personnages dessinés à l'encre de chine dans l'espace public, dans un jeu de dialogue visuel et sémantique avec l'environnement présent. Les personnages interagissent avec l'architecture et se déploient dans des situations frôlant souvent l’absurde.
     
    Nick Walker
    Nick Walker est l'un des street artistes le plus connu au monde. Né en 1969, il vient de la scène graffiti infâme et avantgardiste de Bristol du début des années 1980.
    En tant que précurseur du phénomène des graffitis britanniques, le travail de Nick est devenu un modèle pour des centaines d'artistes émergents. Son travail est en constante évolution et toujours innovant, moderne et stimulant. Nick s'appuie sur l'énergie et l'imagerie du graffiti mais il réussit à combiner la liberté qu’il procure avec une maitrise parfaite du pochoir. Les résultats sont très sophistiqués et admirables.
    Les méthodes qu'il utilise conservent leur force et leur intégrité sur le support traditionnel de la toile. Le style et l’humour immédiatement reconnaissable de Nick Walker lui ont permis d’acquérir une notoriété mondiale. En 2008, les spectacles de Nick se font à guichet fermé à Los Angeles et à Londres. La même année, son emblématique Moona Lisa a été vendu plus de dix fois sa valeur estimée en vente aux enchères chez Bonhams.
     
     Miss. Tic
     Poète, plasticienne et figure incontournable du street art, Miss.Tic développe un univers pictural et poétique qu’elle imprime au pochoir sur les murs de Paris depuis 1985. Avec des dessins de femmes caractéristiques et des phrases incisives, ses créations expriment la liberté. Tout son art repose sur un subtil mélange de légèreté et de gravité, d’insouciance et de provocation.
    Présente dans les galeries comme dans l’espace public, elle mêle dans son œuvre les supports pérennes et les interventions éphémères.
    Régulièrement exposée depuis 1986 en France comme à l’étranger, réclamée par le milieu de la mode (Kenzo, Louis Vuitton…) et approchée par le monde du cinéma (elle a conçu en 2007 l’affiche de La Fille coupée en deux, de Claude Chabrol), Miss.Tic a participé à l’édition 2010 du Petit Larousse en illustrant des mots de la langue française.
    Représentée dans les foires internationales d’art contemporain, certaines de ses œuvres ont été acquises par le Victoria and Albert Museum, à Londres et le Fond d’art contemporain de la ville de Paris.
    L’art de Miss.Tic naît de la vie et s’y inscrit. Ses œuvres s’adressent à tous et font du public leur destinataire attitré et critique.
     
    M. Chat
    M. Chat, alias Thomas Vuille, est un artiste franco-suisse qui tapisse les murs depuis 1997 avec son félin au sourire béant.
    Faisant de cette créature énigmatique sa marque de fabrique il va jusqu’à en devenir indissociable.
    Ce félin, seul ou accompagné, avec ou sans ailes, se balade dans les rues d’Orléans avant de faire son arrivé dans la capitale. Il est un étendard urbain de joie et d’optimiste, recouvrant le métro ou un mur dans la rue et s'adressant directement aux passants. L’artiste l’a pensé dans une démarche de street art, de culture de quartier et de proximité.
    En étant épuré, simple, avec des lignes claires, ce dessin s’est élevé au rang de symbole. M.Chat peut changer de couleurs et de postures, il reste toujours fidèle à celui qu’il est. L’une des particularités de ce fauve des villes est d’être représenté dans des lieux qui paraissent alors inaccessibles.
    Avec ses allures de cartoons il n’est pas sans nous rappeler le malicieux personnage présent dans le roman de Lewis Carroll, Le Chat du Cheshire, aux côtés d’Alice aux Pays des Merveilles, avec ce même sourire qui ne défailli jamais.
     
    M. Chat, oiseau et chat amoureux 2, sculpture en céramique peinte à la main, 49x49cm, 2016 © Bruno Pellarin
     
    Nasty
    N.A.S.T.Y. est une référence incontournable du graffiti parisien. Il commence en 1988 et se distingue rapidement en peignant des fresques en couleur sur les métros. Après avoir rejoint le collectif AEC (Artiste en Cavale) en 1990, c’est en 1992 qu’il expose pour la première fois à Paris et entame ainsi le réel développement de son art.
    Son nom apparaît dans les tunnels du métro, sur les quais de Seine et le long des voies ferrées. Parallèlement, il a participé à de nombreux projets publicitaires (1664, Mercedes, Bnp Paribas, Burn, Bic, Nestlé…) ou encore dans l’univers des “artoys”: Kidrobot et Toy2R à Hong-Kong.
    Dans ses expositions, Nasty met en scène les fameuses plaques en émail du métro parisien dont il s‘empare depuis une quinzaine d’années. Il utilise aussi les plans du métro et perpétue ainsi l'esprit originel du graffiti. Ses plaques remportent un véritable succès lors des ventes aux enchères consacrées à l’art urbain (Artcurial, Drouot…).
    Enfin, Arte lui a consacré un documentaire en 2009.
     
    L'Atlas
    Jules Dedet, plus connu sous le nom de « L’Atlas », est un artiste français de street-art né en 1978.
    Méticuleux, à la recherche d’une certaine pureté tant dans la forme que dans le choix des couleurs utilisées, L’Atlas exprime à travers sa vie et son art la philosophie asiatique de la dualité comme source de complémentarité. A travers ses œuvres presque hypnotiques, on retrouve une dichotomie entre le noir et le blanc.
    Refusant des études académiques et une vie conformiste, il abandonna ses études d’histoire de l’art pour se consacrer entièrement à son amour de l’écriture.
    Il choisit de partir au Maroc puis en Egypte pour étudier l’art de la calligraphie arabe auprès de grands maîtres et professeurs. De retour à Paris, il transposa les techniques arabes anciennes avec les médiums contemporains que sont le scotch et le spray sur des toiles et des posters. Il crée alors une signature unique et universelle inspirée du labyrinthe, qui est toujours un motif récurrent dans ses œuvres.
    Ces boussoles et ces labyrinthes faits de gaffer (ce scotch blanc utilisé sur les plateaux de cinéma) et appliqués sur le sol sont une invitation à la réflexion. Dans chacune de ces œuvres, vous pouvez toujours deviner un mot, plus au moins dissimulé, ce qui est une des caractéristiques inhérentes à l’art urbain auquel il appartient. Ses œuvres ont été exposées dans de nombreux musées et institutions comme le Centre George Pompidou, le Palais de Tokyo ou encore le Grand Palais.
    L'Atlas, sculpture en céramique, 70x70 cm, 2017 ©Giani Soglia
     
    Jacques Villeglé
    Jacques Villeglé, est né à Quimper en 1926. Peintre et plasticien français, membre fondateur des Nouveaux Réalistes, Il est considéré comme le chef de file des affichistes.
    Au début des années 50, Villeglé se désigne"affichiste" et révèle "la guérilla des signes". Il tient "le journal du monde de la rue". Il collecte, classe et montre ses décollages d’affiches, "reflet de la culture dominante". Il veut faire une œuvre populaire et apporter le témoignage de la vie d’une époque (contexte politique, social, culturel).
    À partir de décembre 1949, avec Hains, Villeglé ramasse des affiches lacérées. Leur première affiche, "Ach Alma Manétro", est une œuvre commune. Depuis 1957, l'œuvre sélective de l’artiste a donné lieu à plus de 140 expositions personnelles en Europe et en Amérique. En 1958, Villeglé rédige une mise au point sur les affiches lacérées intitulée "Des Réalités collectives". C’est la préfiguration du manifeste du Nouveau réalisme. Puis, il crée l’entité Lacéré Anonyme en 1959. A partir de 1969, il imagine un "alphabet socio-politique" en hommage à Serge Tchakhotine.
    En 2007, l’artiste commence un travail de sculpture utilisant des techniques traditionnelles (bronze, verre) comme des techniques industrielles (acier corten, inox poli miroir, fonte).
     
    Jérôme Mesnager
    Jérôme Mesnager, est un ébéniste diplômé de l’école Boulle en 1974.
    Il est l’un des fondateurs, en 1982, de Zig-Zag, un groupe d’une dizaine de très jeunes artistes qui décident d’occuper la rue ou des usines désaffectées en dessinant des graffitis.
    En 1983, il invente l’Homme en blanc, "un symbole de lumière, de force et de paix". Il a reproduit cette silhouette blanche à travers le monde entier, des murs de Paris à la muraille de Chine.
    En 1990, Il exposera une série de palissades dans le XXème arrondissement de Paris sur le thème des combats à la galerie Loft. En 1995, il réalise une grande peinture murale rue de Ménilmontant, dans le XXème, "C’est nous les gars de Ménilmontant".
    Jérôme Mesnager s’associe souvent avec Némo, dont le personnage fétiche est la silhouette noire d'un homme en imperméable coiffé d'un chapeau. À ce titre, il a accompagné le mouvement d'art urbain parisien (Blek le rat, Miss.Tic, Jef Aérosol, Némo, etc.) et la Figuration Libre au début des années 1980.
    En 2006, Jérôme réalise une série de toiles inspirées par l’art nouveau et l’art déco. La même année, il s'attaque à l'Hôtel des Académies et des Arts à Paris et envahit l'espace avec ses Corps blancs.
    Jérôme Mesnager, vase en céramique peint à la main 2, 35x21,5cm, 2017 © Bruno Pellarin        
     
    Yang Mun-Gi
    Yang Mu-Gi est né en 1970 en Corée du Sud et est diplômé des Beaux-Arts de l'Université de Chosun. En 2012, l’artistesculpteur a présenté "Story of Luxury Stone" au Musée d’art d'Okgwa, en Corée du Sud. Cette exposition révélait l’attention toute particulière qu’il porte à la signification du sac de luxe en exploitant les potentialités esthétiques de la pierre.
    Ces Luxury stones vont bien au-delà d’une simple imitation ou représentation d’objets luxueux. En effet, la fonction utile du sac disparaît pour se transformer en icône. Seul le désir de possession, lié à l’identité visuelle unique de chaque marque, est conservé. Le détournement porte donc aussi sur le matériau.
    Ces Luxury stones suggèrent tout autant le caractère à la fois massif de la consommation des marques de luxe, que les sacrifices humains qu'implique le processus de production et d'acquisition des marchandises de luxe.
     
    Musée Terra Rossa - Quartier des Launes, Route des Quatre Chemins - 83690 SALERNES