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Les 40 Passages de Jean-Charles de Castelbajac

Jean Charles de Castelbajac
« L’art est le souffle, la mode est son corps qui court ». 40 passages, 40 ponts, 40 portes, 40 chemins, 40 femmes tels des sas vers l’inconnu : Pour sa prochaine exposition, du 1er au 31 juillet à la Mannerheim Gallery, Jean-Charles de Castelbajac a imaginé et dessiné 40 passages d’une collection de mode utopique et onirique. Découverte.
J’ai passé ma vie à mettre l’art dans ma mode, il est temps que je mette de la mode dans mon art » Jean-Charles de Castelbajac
 
Pour sa prochaine exposition, du 1er au 31 juillet à la Mannerheim Gallery à Paris, Jean-Charles de Castelbajac a imaginé et dessiné 40 passages d’une collection de mode utopique et onirique. 40 passages, 40 ponts, 40 portes, 40 chemins, 40 femmes tels des sas vers l’inconnu. L’artiste a toujours aimé ce mot « passage », utilisé traditionnellement dans tous les défilés de mode pour signifier chaque modèle défilant tel un passage vers l’invisible. Ce terme quantifie ainsi la grandeur d’un show. Il a, au travers de ses collections, voulu raconter des histoires. En 40 ans de mode, il a raconté des milliers d’histoires...
Jean-Charles de Castelbajac est ce créateur de mode visionnaire qui a anticipé par ses créations conceptuelles le décloisonnement actuel entre les arts et la mode. Son sens de l’appropriation et du trouble l’ont toujours conduit aux portes de l’art. Avec ses vêtements intégrant ces deux identités, il a été considéré comme un créateur inclassable et novateur. Ses multiples collaborations avec d’autres artistes tels que Robert Mapplethorpe, Robert Malaval, Keith Haring, Ben et récemment Lek & Sowat ont cristallisé sa volonté de créer des ponts entre les deux disciplines. Jean-Charles de Castelbajac est un artiste qui s’exprime au travers de nombreux médiums et supports tels que la mode, le dessin, la peinture, les performances et scénographie ou encore le street-art à la craie (1).

« Pas Sage » du tout !

Lors de ses précédentes expositions, « The Triumph of the Signs » en 2009 à Paradise Row à Londres et « The tyranny of beauty » en 2010 à La B.A.N.K. à Paris, l’artiste a cherché à faire imploser les symboles traditionnels de l’art en utilisant les empreintes de la mode et du luxe comme détonateur. A l’inverse, dans cette série de dessins, Jean-Charles de Castelbajac fusionne sans tabou les codes de l’artiste et du créateur. Il s’approprie et détourne les corps, le souffle, les vêtements, la peau et les sens dans un rythme d’accidents successifs. La mode est le mouvement, l’art est le souffle. Dans ce nouveau siècle décomplexé par le numérique, l’art doit prendre une autre forme, active et activiste. La mode en est le meilleur médium de propagation devenant ainsi un art voyageur, un art-virus, un art de «vibre ».
 
Dans ce défilé imaginaire, sur ce catwalk de papier, se percutent ses inspirations d’hier et d’aujourd’hui en un élan triomphant d’une mode « étend’Art » . Depuis quelques années, Jean-Charles de Castelbajac multiplie les performances. Avec ses « Tableaux Humains », il peint sur des robes de toile achevant ainsi sa vision de l’art en mouvement.
 
La galerie Mannerheim est donc heureuse de présenter la nouvelle exposition parisienne de Jean-Charles de Castelbajac, à découvrir dès le 1er Juillet 2017.
 
Mannerheim Gallery- 6, rue Notre-Dame de Nazareth - 75003 Paris
 
(1)    Plusieurs expositions  ont été consacrées  à JC de Castelbajac : Popaganda en 2006 au Victoria & Albert Museum à Londres, Gallierock en 2007 au Palais Galliera, le Musée de la Mode de la ville de Paris, The triumph of the Signs en 2009 à Paradise Row à Londres, The tyranny of beauty en 2010 à la B.A.N.K à Paris, ou encore The dawn of innocence en 2013 au 104 à Paris ou encore à Shades of Tomorow, une exposition de peintures à la galerie Art Delight à Séoul en 2015. Parmi ses performances, l’artiste à présenté Astronomy Domine, la cristallisation de la statue de Henri IV sur le pont Neuf à Paris en 2010, Ceremony au Mac/Val de Vitry en 2011, Fantômes, un spectacle spatial pour Lille 3000 en 2012... Il est également l’artiste représentant la France pour l’année de la France en Corée en 2016 où il cristallise la statue monumentale du Roi Sejong intitulée King of the Signs avant de mettre en scène une performance artistique mêlant street art & live performance pour la clôture de ce rendez-vous culturel international.