Musée de l'homme
  • Catégorie : ARTS & CULTURE
  • Publié le mercredi 28 Juin 2017 15:57
  • Le Musée de l’Homme, en direct de son « Balcon des sciences », propose une exposition-dossier pour découvrir l’actualité de la Recherche. Jusqu’au 9 octobre 2017, l’exposition vous emmène en mission sur la piste d’Apis Dorsata, l’abeille géante d’Indonésie qui produit un miel que les hommes ne peuvent récolter qu’en se rendant en haut des arbres, en pleine nuit. Une découverte des savoirs locaux associés à la plus grande des abeilles mellifères et le passage d’une collecte à une forme de gestion des colonies d’abeilles, proche, sous certaines conditions, de l’apiculture.
    Photo : La récolte du miel © Nicolas Césard
     
    En Asie comme ailleurs, la cire et surtout le miel constituent des produits recherchés, tant pour leurs usages domestiques que pour la vente. Certaines espèces d’abeilles mellifères sont élevées mais beaucoup sont exploitées dans leur milieu, là où les hommes les trouvent.
    Jusqu’au 9 octobre 2017, le Musée de l’Homme vous emmène en mission sur la piste d’Apis Dorsata, l’abeille géante d’Indonésie.
     
    Sur le terrain, à Bornéo © Eric Tourneret
     
    Nicolas Césard, chercheur du laboratoire d’Eco-anthropologie et ethnobiologie du Muséum national d’Histoire naturelle/Musée de l’Homme étudie les relations entre les sociétés et les abeilles en Indonésie (1). Au détour de la forêt Indonésienne, à Bornéo, il vous invite à découvrir comment des hommes se rendent en haut des arbres, en pleine nuit, pour récolter le miel produit par la plus grande des abeilles mellifères, Apis dorsata.
    Cette apicollecte évolue vers une apiculture par l’aménagement d’emplacements favorables à l’installation des essaims sauvages afin de limiter la destruction des abeilles et rendre plus aisée la récolte du miel. Ces nouvelles pratiques permettent une gestion plus durable des ressources. S’appuyant sur une recherche menée au Muséum, l’exposition présente les savoirs locaux associés à cette espèce et le passage d’une collecte à une forme de gestion des colonies d’abeilles, proche, sous certaines conditions, de l’apiculture.
     
    À travers des objets, des spécimens et des reconstitutions, et grâce à plusieurs dispositifs multimédias– jeux interactifs et vidéos de terrain – l’exposition présente les diverses techniques et outils utilisés par ces fermiers du miel, et explore les relations entre les sociétés et les abeilles en Indonésie.
     
    Situé au cœur du musée, le Balcon des sciences permet au visiteur de découvrir comment travaillent les chercheurs et d’aller à la rencontre des scientifiques du musée, dans le cadre de rendez-vous réguliers.
    Il renoue avec le concept fondateur du « Musée-Laboratoire » qui a fait sa spécificité dès son ouverture en 1938. Il s’articule autour de deux espaces qui, par le biais de multimédias, d’outils à manipuler, de dessins animés, d’interviews et de vidéo, permettent de découvrir les coulisses du Musée-Laboratoire et l’actualité de la recherche.
    Un espace permanent introduit le visiteur dans l’univers des scientifiques : la démarche des chercheurs, leurs domaines et leurs méthodes de travail dans les laboratoires, leurs terrains de recherche dans le monde. Un espace temporaire est consacré à des expos-dossiers thématiques sur des recherches en cours et vit au rythme de la programmation du musée (colloques, journées scientifiques).
     
    (1) Nicolas Césard est ethnologue et chercheur au laboratoire d’Eco-anthroplogie et ethnobiologie du Muséum national d’Histoire naturelle (CNRS/MNHN), à Paris. Spécialiste de l’Indonésie et de la gestion des ressources naturelles, il étudie les relations entre les hommes et l’environnement à travers le champ de l’ethnoentomologie.