Education et savoirs

Véhicules autonomes et connectés : nouvelle formation à l'ESTACA

mobilité
Le secteur de l’automobile est en pleine révolution et il faut s’adapter ! Notamment avec les multiples implications de l'innovation en termes d’impacts sociétaux inhérents à tout progrès technologique. Un sujet de préoccupation qui n’appartient plus au seul monde de la technique et des ingénieurs, mais est aujourd'hui un enjeu de société où la formation est esssentielle.
 
Présente sur le 12ème Salon ITS de Strasbourg, le rendez-vous européen qui a rassemblé tous les acteurs des nouvelles mobilités du 19 au 22 juin, l'ESTACA (1), école d'ingénieurs spécialisée dans les transports et les nouvelles mobilités, a officialisé la création d'un nouveau dispositif de formation continue sur les technologies et les enjeux sociétaux du véhicule autonome et connecté.
 
Créé en partenariat avec l'Institut VEDECOM (dont l'ESTACA est membre fondateur) et Telecom Evolution, ce nouveau programme s'inscrit pleinement dans les problématiques actuelles du secteur automobile. Pendant un siècle, la voiture a évolué sur sa lancée, toujours plus performante, plus fiable, plus confortable. La ville s’est adaptée, les modes de vie aussi au point qu’on dit du 20ème siècle, qu’il est celui de l’automobile.
Ce sont les mutations technologiques qui faisaient alors avancer le secteur. Il y a quelques années, une rupture est apparue : le monde est devenu « connecté », et la mobilité s’en trouve profondément changée. Un savoir nouveau émerge et il faut en définir les contours, les pratiques et les règles. 
 
Pour Guillaume Devauchelle, Président de VEDECOM,  «Les acteurs de la mobilité, le tissu industriel, le tissu académique et les territoires ont tous compris qu’il fallait réinventer le modèle de la mobilité. Le statut de l’automobile « reine » était dépassé. Précédemment « voiture objet », elle devait s’inscrire dans un contexte plus large. Et la mobilité, au niveau mondial, embrassait une nouvelle configuration : plus de rapidité, une échelle beaucoup plus vaste, un mode opératoire plus participatif aussi, en tout cas beaucoup plus diversifié.
La mobilité, ce n’est pas seulement une voiture que l’on ne conduit plus. L’enjeu sociétal est fondamental, nous allons vivre une véritable révolution, qui va bien au-delà de l’automobile. » (Source : Rapport activité Vedecom 2014-2015).
 
De nouveaux types de véhicules équipés de technologies ultrasophistiquées sont en cours de développement et pourraient donc révolutionner nos déplacements. En offrant une assistance à la conduite, voire en déléguant la conduite à la machine, ces véhicules permettraient, à terme, lorsqu’ils circuleront en autonomie, d’améliorer la sécurité routière. Mais la coexistence de l’homme et de la machine pose de nombreuses questions, technologiques, juridiques et de sécurité. C’est pourquoi, en proposant, via la formation continue, des cursus en prise directe avec les défis d'avenir du secteur automobile, l'École veut contribuer à former une nouvelle génération d'ingénieurs, en prise directe avec les défis d’avenir du secteur automobile, qui maîtrise les aspects techniques et mesure les impacts sociétaux inhérent à tout progrès technologique.
 
Une formation qui mêle enjeux techniques et vision prospective du véhicule autonome et connecté
 
À l’heure où tous les acteurs du secteur automobile font part de leurs avancées dans ce domaine d’avenir et où certaines collectivités expérimentent ces véhicules du futur, cette formation de trois jours permettra aux apprenants d’appréhender les problématiques techniques ainsi que les enjeux socio-économiques liés au véhicule à conduite déléguée. Ce dispositif de formation continue s’adresse aux agents et cadres des collectivités publiques, aux cadres du secteur automobile, chefs de projet, chercheurs, urbanistes mais aussi aux étudiants qui suivent un cursus d’ingénieurs.
Chacune des trois journées de formation permettra d’aborder des enjeux à la fois techniques et prospectifs liés à l’utilisation des véhicules autonomes en environnement urbain : localisation, pilotage, télécommunications, big data et valorisation des données, cyber-sécurité, facteurs humains, aspects juridiques, etc.
 
Les trois jours de formation seront découpés en deux grandes parties :
JOUR 1
• Partie 1 : Approche systémique du véhicule autonome
• Partie 2 : Les sous-systèmes du véhicule autonome : la perception
JOUR 2
• Partie 1 : Les sous-systèmes du véhicule autonome : la localisation, la planification, télécommunications
• Partie 2 : Les enjeux des données : big data et cyber-sécurité
JOUR 3
• Partie 1 : Les enjeux humains socio-économiques du véhicule autonome connecté
• Partie 2 : Le véhicule autonome : la révolution de la nouvelle mobilité est en marche
 
 
 
 
(1)ESTACA, école d’ingénieurs post-bac spécialisée, est un acteur européen majeur dans le domaine des transports et de la mobilité. Son campus Paris-Saclay est localisé à Saint-Quentin-en-Yvelines, son campus Ouest à Laval en Mayenne. Grâce à une pédagogie innovante au coeur des problématiques actuelles des transports (éco mobilité, systèmes embarqués, système propulsif et énergie à bord, …) et à son centre de recherche ESTACA’LAB, l’Ecole diplôme des ingénieurs dotés d’un savoir-faire technique reconnu dans le monde industriel et économique. Ouverte sur le monde, l’Ecole compte une trentaine de partenaires universitaires étrangers et travaille avec de nombreuses organisations (NASA….). Passionnés et professionnels, les ingénieurs ESTACA sont reconnus dans le monde industriel pour leur capacité à s’adapter rapidement. Très demandés par les entreprises, près de 80% des élèves-ingénieurs  et l’Ecole signent un contrat avant l’obtention de leur diplôme.
Pour plus d’informations : www.estaca.fr 
 
Pour aller plus loin :
 
 
 

 

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