UP' Magazine L'innovation pour défi

mobilité

Véhicules autonomes et connectés : nouvelle formation à l'ESTACA

Le secteur de l’automobile est en pleine révolution et il faut s’adapter ! Notamment avec les multiples implications de l'innovation en termes d’impacts sociétaux inhérents à tout progrès technologique. Un sujet de préoccupation qui n’appartient plus au seul monde de la technique et des ingénieurs, mais est aujourd'hui un enjeu de société où la formation est esssentielle.
 
Présente sur le 12ème Salon ITS de Strasbourg, le rendez-vous européen qui a rassemblé tous les acteurs des nouvelles mobilités du 19 au 22 juin, l'ESTACA (1), école d'ingénieurs spécialisée dans les transports et les nouvelles mobilités, a officialisé la création d'un nouveau dispositif de formation continue sur les technologies et les enjeux sociétaux du véhicule autonome et connecté.
 
Créé en partenariat avec l'Institut VEDECOM (dont l'ESTACA est membre fondateur) et Telecom Evolution, ce nouveau programme s'inscrit pleinement dans les problématiques actuelles du secteur automobile. Pendant un siècle, la voiture a évolué sur sa lancée, toujours plus performante, plus fiable, plus confortable. La ville s’est adaptée, les modes de vie aussi au point qu’on dit du 20ème siècle, qu’il est celui de l’automobile.
Ce sont les mutations technologiques qui faisaient alors avancer le secteur. Il y a quelques années, une rupture est apparue : le monde est devenu « connecté », et la mobilité s’en trouve profondément changée. Un savoir nouveau émerge et il faut en définir les contours, les pratiques et les règles. 
 
Pour Guillaume Devauchelle, Président de VEDECOM,  «Les acteurs de la mobilité, le tissu industriel, le tissu académique et les territoires ont tous compris qu’il fallait réinventer le modèle de la mobilité. Le statut de l’automobile « reine » était dépassé. Précédemment « voiture objet », elle devait s’inscrire dans un contexte plus large. Et la mobilité, au niveau mondial, embrassait une nouvelle configuration : plus de rapidité, une échelle beaucoup plus vaste, un mode opératoire plus participatif aussi, en tout cas beaucoup plus diversifié.
La mobilité, ce n’est pas seulement une voiture que l’on ne conduit plus. L’enjeu sociétal est fondamental, nous allons vivre une véritable révolution, qui va bien au-delà de l’automobile. » (Source : Rapport activité Vedecom 2014-2015).
 
De nouveaux types de véhicules équipés de technologies ultrasophistiquées sont en cours de développement et pourraient donc révolutionner nos déplacements. En offrant une assistance à la conduite, voire en déléguant la conduite à la machine, ces véhicules permettraient, à terme, lorsqu’ils circuleront en autonomie, d’améliorer la sécurité routière. Mais la coexistence de l’homme et de la machine pose de nombreuses questions, technologiques, juridiques et de sécurité. C’est pourquoi, en proposant, via la formation continue, des cursus en prise directe avec les défis d'avenir du secteur automobile, l'École veut contribuer à former une nouvelle génération d'ingénieurs, en prise directe avec les défis d’avenir du secteur automobile, qui maîtrise les aspects techniques et mesure les impacts sociétaux inhérent à tout progrès technologique.
 
Une formation qui mêle enjeux techniques et vision prospective du véhicule autonome et connecté
 
À l’heure où tous les acteurs du secteur automobile font part de leurs avancées dans ce domaine d’avenir et où certaines collectivités expérimentent ces véhicules du futur, cette formation de trois jours permettra aux apprenants d’appréhender les problématiques techniques ainsi que les enjeux socio-économiques liés au véhicule à conduite déléguée. Ce dispositif de formation continue s’adresse aux agents et cadres des collectivités publiques, aux cadres du secteur automobile, chefs de projet, chercheurs, urbanistes mais aussi aux étudiants qui suivent un cursus d’ingénieurs.
Chacune des trois journées de formation permettra d’aborder des enjeux à la fois techniques et prospectifs liés à l’utilisation des véhicules autonomes en environnement urbain : localisation, pilotage, télécommunications, big data et valorisation des données, cyber-sécurité, facteurs humains, aspects juridiques, etc.
 
Les trois jours de formation seront découpés en deux grandes parties :
JOUR 1
• Partie 1 : Approche systémique du véhicule autonome
• Partie 2 : Les sous-systèmes du véhicule autonome : la perception
JOUR 2
• Partie 1 : Les sous-systèmes du véhicule autonome : la localisation, la planification, télécommunications
• Partie 2 : Les enjeux des données : big data et cyber-sécurité
JOUR 3
• Partie 1 : Les enjeux humains socio-économiques du véhicule autonome connecté
• Partie 2 : Le véhicule autonome : la révolution de la nouvelle mobilité est en marche
 
 
 
 
(1)ESTACA, école d’ingénieurs post-bac spécialisée, est un acteur européen majeur dans le domaine des transports et de la mobilité. Son campus Paris-Saclay est localisé à Saint-Quentin-en-Yvelines, son campus Ouest à Laval en Mayenne. Grâce à une pédagogie innovante au coeur des problématiques actuelles des transports (éco mobilité, systèmes embarqués, système propulsif et énergie à bord, …) et à son centre de recherche ESTACA’LAB, l’Ecole diplôme des ingénieurs dotés d’un savoir-faire technique reconnu dans le monde industriel et économique. Ouverte sur le monde, l’Ecole compte une trentaine de partenaires universitaires étrangers et travaille avec de nombreuses organisations (NASA….). Passionnés et professionnels, les ingénieurs ESTACA sont reconnus dans le monde industriel pour leur capacité à s’adapter rapidement. Très demandés par les entreprises, près de 80% des élèves-ingénieurs  et l’Ecole signent un contrat avant l’obtention de leur diplôme.
Pour plus d’informations : www.estaca.fr 
 
Pour aller plus loin :
 
 
 
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Hyperloop Hardt

Paris-Amsterdam à 1000 km/h en Hyperloop. C’est pour 2021 !

L’Hyperloop est se train hyperfuturiste né dans l’esprit fécond d’Elon Musk, le père de Tesla et de Space X. Des capsules dans lesquelles les voyageurs sont confortablement installés sont projetées à très grande vitesse dans un tube. Ecologique et hautement futuriste, ce nouveau type de transport révolutionnaire abolit les distances. Une des premières installations pourrait voir le jour en 2021 entre Amsterdam et Paris. Projetés à 1000 km/h vous rejoindrez la capitale néerlandaise en moins de trente minutes ! Aujourd’hui, il faut compter 1 h de vol en avion et 3 heures en train.
 
Une équipe néerlandaise de l'Université technique de Delft (TU Delft) a remporté cette année la compétition de SpaceX pour développer cette technologie de transport super-rapide de prochaine génération, et elles sont déjà en train de mettre en place un centre de test à grande échelle.
 

LIRE DANS UP : Hyperloop : pour changer le monde du voyage

L'idée de l'équipe néerlandaise sera réalisée par la startup technologique Hardt Global Mobility, en partenariat avec TU Delft, le chemin de fer national néerlandais NS et la société de construction BAM. Construire le tube de 30 mètres (98 pieds) est la première étape.
 
« Dans cette installation, nous testerons tous les systèmes qui ne nécessitent pas de hautes vitesses », a déclaré à Reuters le PDG de Hardt, Tim Houter « C’est le cas du système de lévitation, mais aussi du système de propulsion. Tous les systèmes de sécurité seront testés dans cette installation expérimentale à basse vitesse mais à grande échelle ».
Le cycle de test initial a déjà reçu un financement de 675 000 $ US. D'ici 2019, il faudrait lever un peu plus de financements pour construire une ligne d'essai à haute vitesse afin d’atteindre l’objectif de mise en place d’un Hyperloop entre Amsterdam et Paris d'ici 2021.
 
{youtube}zZreZN553oY{/youtube}
 
Si le projet de ligne Hyperloop Paris-Amsterdam fait rêver, il n’est pas le seul. En effet ce nouveau moyen de transport est une manne pour l’industrie touristique comme pour le voyage d’affaires. La SNCF ne s’y est pas trompée en prenant des participations dans Hyperloop.

LIRE DANS UP : L’Hyperloop bientôt en France ?

Les projets se multiplient donc en Slovaquie, en Russie, au Royaume-Uni, au Canada, à Los Angeles, à Dubaï… La France n’est pas en reste puisqu’un projet corso-sarde destiné à relier les deux îles voisines est en cours, de même que Toulouse qui accueille un centre de recherche Hyperloop sur le transport du futur dans la ville rose. Toulouse serait alors à 20 minutes de Montpellier quand il faut 2h30 en voiture aujourd’hui pour relier les deux pôles névralgiques de la région.
 
 
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Seabubble

On va pouvoir voler sur la Seine cet été

La maire de Paris Anne Hidalgo a eu le coup de foudre. Elle veut ces Seabubbles pour la Capitale. Des petites bulles de la taille d’une Fiat 500 capables de voler sur l’eau. Un moyen de transport inédit pour décongestionner la circulation dans les grandes villes. L’inventeur est le célèbre navigateur Alain Thébault, associé au président de Parrot Henry Seydoux ; une équipe de choc pour rendre possible ce rêve de science-fiction, qui deviendra réalité à partir de septembre à Paris !
 
Le navigateur Alain Thébault est célèbre pour avoir conquis les océans avec son hydroptère co-conçu avec Eric Tabarly et battu le record du monde de vitesse à la voile avec des pointes à plus de 51 nœuds.  Un navire qui était à sa sortie une révolution, capable de voler à la surface de la mer grâce à ses hydrofoils. Rangé des courses autour du monde, le navigateur a entrepris d’adapter le principe de son bateau à des engins plus petits, électriques, légers, agiles. C’est ainsi que naît le Seabubble, un nouveau type de transport fluvial à destination des milieux urbains.
 
Ces capsules de la taille d’une petite voiture, capables d’accueillir quatre passagers, sont propulsées par un moteur électrique alimenté par panneaux solaires. Cet engin vole sur les flots grâce à ses hydrofoils. Pour l’inventeur, cette technique offre plusieurs avantages : en réduisant fortement la trainée, la Seabubble ne crée pas de vagues susceptibles d’endommager les berges. Elle offre un grand confort à ses passagers avec des mouvements fluides et tout en douceur. Enfin, à vitesse égale, elle nécessite 30 à 40 % d’énergie en moins.  
Henry Seydoux, le patron de Parrot, l’un des précurseurs en matière de drones et de pilotage automatique l’a rejoint. Ils travaillent actuellement à la réalisation de deux prototypes qui fonctionneront à la fin du printemps.
 
 
Anne Hidalgo, la Maire de Paris a aussitôt écrit à Alain Thébault : « Je souhaiterais, si possible, que Paris soit la première capitale à tester les deux premiers prototypes de vos bulles volantes électriques sur la Seine, dès le printemps. Vous pouvez compter sur mon soutien. » Il est vrai que les deux Seabubbles voguant sur la Seine au pied de Notre-Dame feraient une image du plus bel effet. Ce qui rendrait bien des villes envieuses. D’autant que Londres, Hong Kong ou San Francisco ont déjà manifesté leur intérêt.
 
 
Alain Thébault ne se dépare donc pas d’un sourire plein d’optimisme. Il espère vendre au moins 500 de ses machines dans le monde, dès 2017. Les Seabubble sont appelées à devenir une solution de transport écologique à destination des touristes et des franciliens en quête d’un moyen de transport nouveau, permettant de désengorger les axes de nos grandes villes, et permettant de traverser la capitale en 15 minutes.
 
Dans un premier temps, ces engins fonctionneront à la manière des VTC avec un chauffeur. Elles seront vendues à des entreprises de transport comme Uber ou à des particuliers. Elles feront aussi l’objet d’un service à mi-chemin entre le taxi ou la voiture en libre-service. Mais progressivement, l’objectif est de rendre ces véhicules totalement automatiques et autonomes : le prix de vente sera calculé pour être similaire à celui d’une automobile moyenne gamme : entre 12 000 et 30 000 €. 
 
En attendant, dès septembre, les Parisiens pourront tester quatre prototypes car ils seront mis en circulation comme taxis. Concrètement, des docks d’amarrage seront aménagés au bord des quais de Seine grâce à des flotteurs immergés. Ils permettront de recharger les embarcations. "Ils seront parfaitement autonomes avec une production d'électricité à partir d'énergies renouvelables".
 
 
Les tarifs devraient être équivalents aux taxis classiques soit environ 18 euros par véhicule pour traverser Paris. À partir du 20 septembre, le grand public aura donc l’occasion de tester, pendant dix jours, quatre prototypes installés près du musée d’Orsay. L’occasion de se familiariser avec ces taxis du futur.
 
 

 
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mobilité

Comment le monde tel que nous le connaissons va changer grâce aux voitures sans conducteur

Le distributeur de pièces détachées anglais Euro Car Parts a récemment réalisé une étude permettant d’imaginer l’environnement urbain de demain grâce à une vidéo schématisant une circulation sans conducteur en 2050. Cette recherche révèle que les routes pourraient devenir indépendantes de toute signalisation et que la technologie sans fil permettra aux automobiles d’être interconnectées. Le résultat est spectaculaire et nous laisse penser que les innovations à venir nous donneront des villes transformées en réel espace de cohabitation entre les usagers de la route et les piétons.
 
De nouvelles recherches réalisées par l’Institut de l’ingénierie mécanique à Londres nous suggèrent que l’ère des voitures libres de tout conducteur pourrait avoir pour conséquence une petite révolution dans nos comportements : conduite plus sûre, plus propre et rues moins encombrées.
Selon certains scénarios, les voitures autonomes seront considérées comme services d’utilité publique. Par exemple, une flotte en circulation continue que chacun pourrait utiliser pourrait être mise en place dans la ville. Des particuliers pourraient également louer leur voiture personnelle tandis qu’ils seraient au travail ou passeraient la soirée à la maison. Besoin d’un service de transport ? Il suffirait de lancer une application afin que la voiture la plus proche de vous vienne vous chercher.
En bref, nous aurons besoin de beaucoup moins de voitures, et celles que nous possèderons seront beaucoup plus utiles.
 
Les urbanistes pensent que les autoroutes seront les premières à être affectées, puisque ce sont les voies sur lesquelles les voitures autonomes de notre génération seront les plus entraînées à circuler. Et comme ces nouveaux véhicules pourront circuler proches les uns des autres en toute sécurité, les autoroutes deviendront plus petites et seront moins encombrées.
 
À l’approche d’un futur sans conducteur, le leader en distribution de pièces détachées d’outre-Manche Euro Car Parts nous révèle que l’introduction des véhicules autonomes sur le marché à travers le monde changera considérablement le paysage urbain.
Par conséquent, une multitude de métropoles se sont déjà équipées pour accueillir cette innovation tant attendue. Pour exemple, un ingénieux système de taxis automatisés à Singapour est testé dans la métropole avec succès depuis août 2016.
Cette année, Volvo lance son projet DriveMe à Gothenburg en Suède. Pendant ce temps, à Greenwich, le programme GATEway va introduire les bus entièrement autonomes dans les rues de Londres.
 
À travers une vidéo interactive en 3D disponible sur son site illustrant les résultats d’un récent projet de recherche, la compagnie Euro Car Parts a pour but de nous projeter dans le futur en nous montrant comment pourraient être les rues de nos villes une fois adaptées à l’idée des véhicules automatisés.
 
{youtube}ApuN6YqnQDQ{/youtube}
 
Les résultats de cette recherche nous démontrent une réduction conséquente de la place des parkings au sein des villes, une compréhension entre les véhicules, des émissions de CO2 inexistantes ainsi qu’un système permanent de transports publics entièrement indépendant de tout conducteur.
Ce nouvel espace disponible pourrait alors changer la façon dont les usagers se déplacent en milieu urbain. Par conséquent, les parkings auraient un tout autre usage : des bureaux ou des locaux d’entreprises y seraient créés pour développer un commerce de proximité en pleine ville.
 
À la suite de l’introduction des véhicules sans conducteur, nous n’aurions plus besoin de signalisation routière et les intersections fréquentées seraient équipées de technologies qui permettraient aux automobiles de pouvoir communiquer entre elles sans aucune action des automobilistes. Les voitures seront capables de lire diverses informations depuis des marquages routiers sans fil.
 
Paul Baylis, Directeur des relations publiques et de la communication d’Euro Car Parts au Royaume-Uni nous confie que « l’introduction des voitures sans conducteur à travers le monde est un pas de géant pour l’industrie en elle-même. »
 
Cependant, il faut nous rappeler que cette innovation ne viendra pas sans conséquence et notre environnement se convertira en un espace qu’il faudra apprendre à connaître.
 
Pour conclure, depuis la largeur des routes jusqu’aux parkings réduits en passant par un air libre de toute pollution, cette visualisation nous révèle d’intéressantes informations sur comment les paysages s’adapteront aux innovations automobiles.
 
Lire le rapport de recherche ayant inspiré la vidéo.
 
 
Euro Car Parts propose plus de 800 000 pièces détachées auto en ligne.
 
 
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mobilité

Pop.Up, la voiture volante d'Airbus atterrit à Genève

Nous en avons rêvée, Airbus l’a fait : la voiture volante électrique Pop.Up ! Il s’agit d’un prototype innovant, croisement entre un véhicule volant, un drone et un taxi autonome qui vient de faire sensation au mondial de l’automobile de Genève. Une véritable révolution de la mobilité par l’intelligence artificielle qui devrait voir le jour en 2027.
 
Une voiture qui vole mais qui n’a pas d’ailes … il fallait y penser ! Surtout de la part d’Airbus : l’avionneur a décidé de séparer les éléments terriens et aériens du véhicule. Véhicule qui est présenté comme le premier système de concept modulaire, entièrement électrique, à zéro émission, conçu pour réduire l'encombrement dans les mégapoles très fréquentées. L’habitacle peut être amarré soit au châssis d’une auto, soit à des rotors pour le faire décoller. Pour faire simple, quand vous êtes sur la route, l’habitacle de deux passagers est fixé sur un châssis doté de quatre roues propulsées électriquement. Pour un voyage dans les airs, des ailes autonomes viennent s’insérer sur le toit de l’engin avant un décollage à la verticale.
« Pop.Up combine la flexibilité d'un petit véhicule terrestre à deux places à la liberté et la vitesse d'un appareil à décollage et atterrissage verticaux (ADAV), unissant ainsi les domaines de l'automobile et de l'aéronautique », résument les promoteurs du projet.
 
 
Le trajet pourra donc au choix débuter en mode voiture électrique autonome (130 kms) puis, à certains points, basculer sur le mode aérien avec le drone venant se fixer sur le toit de la capsule pour l'emporter dans les airs, le module terrestre retournant alors à la station Pop.Up la plus proche.
 
A l'origine de ce concept, le partenariat entre l'avionneur européen, et sa division spécifique Urban Air Mobility , et le bureau d'études Italdesign, spécialisé dans l'ingénierie pour l'industrie des transports. Résultat : une capsule modulaire biplace en fibre de carbone qui, en fonction de la configuration choisie, pourra circuler de façon entièrement automatisée à 100 km/h sur route, sur rails, ou encore dans les airs grâce à ses huit rotors.
Pop.Up sera dotée d’une plateforme d'intelligence artificielle pour gérer "la complexité des trajets, en s'appuyant sur les connaissances de son utilisateur, proposant différents scénarios d'utilisation et assurant une expérience de voyage en continue", précise Airbus. A bord, l’interface pour dialoguer avec les utilisateurs sera entièrement virtuelle.
 
De plus, comme l’explique Les Echos, grâce à son architecture de concept "en trois couches", la "capsule" tient également compte des habitudes de l'utilisateur :
- Un véhicule en forme de capsule pour passagers, conçu pour être couplé avec deux modules indépendants propulsés électriquement par des batteries (le module terrestre et le module aérien). D'autres moyens de transport public, comme les trains ou les futurs hyperloops, peuvent aussi être intégrés à la capsule.
- Une plateforme d'intelligence artificielle gère la complexité des trajets, en s'appuyant sur les connaissances et les habitudes de l'utilisateur (connexion possible avec un covoiturage ou une auto partage, par exemple). Elle propose différents scénarios d'utilisation et assure une expérience de voyage en continue.
- Un module d'interface dialogue avec les utilisateurs dans un environnement entièrement virtuel.
 
Cette combinaison pourrait apporter une réponse à la problématique des trajets "pendulaires" (entre périphérie et centre) dans les grandes agglomérations.
Les "navetteurs", après avoir réservé leur voyage via une application smartphone, rouleraient ainsi jusqu'aux portes de la ville, puis voleraient pour rejoindre leur lieu de travail dans l'hypercentre congestionné.
 
Airbus espère « proposer aux mégapoles du monde entier, confrontées au casse-tête de l'explosion du trafic routier prévue d'ici à 2030, un système de transport modulaire en co-sharing et tout électrique (zéro émission) », rapporte Les Echos.
 
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Une innovation qui devrait assurément désengorger les axes de transports mais quid des règlementations, codes de la route et de l’air ?! Si l’innovation technologique file bon train, il n’en est pas de même des lois … Et il serait dommage que le rêve s’arrête en si bon chemin.
 

Lire aussi : L’histoire de la voiture volante

 
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mobilité

Coup de pouce pour pédaler vert

Voici un décret ministériel qui va réjouir plus d'un adepte de la mobilité légère et non polluante : la petite reine - électrique - se voit attribuer un "bonus écologique" de 200 € pour tout achat d’un vélo à assistance électrique (VAE). Un geste bien accueilli par notamment sept organisations (1) qui se réjouissent de l'annonce de la Ministre de l'environnement, Ségolène Royal.
Même si cette mesure n'est pas trés innovante car déjà mise en pratique avec succès dans certaines collectivités, elle était attendue pour tout le territoire national. Elle marque une étape importante pour la reconnaissance du vélo en tant que mode de déplacement à part entière, et comme solution de mobilité durable.
 
L’État accorde désormais une subvention de 200€ pour l’achat d’un vélo à assistance électrique. Le décret instituant cette mesure, est entré en vigueur ce lundi 20 février. Tous les acheteurs pourront en bénéficier, sur présentation de leur facture, pour les achats réalisés à partir du 19 février et ce, jusqu’au 31 janvier 2018. A noter que cette aide n'est pas cumulable avec les aides éventuellement déjà accordées par certaines collectivités locales. Elle sera versée une fois à chaque acheteur, et non pour chaque achat. 
Une mesure pour avantager la "mobilité électrique" pour une "révolution du transport électrique" chère à la ministre de l'environnement, sachant qu'il se vend chaque année davantage de VAE que l’année précédente : 100 000 ventes en 2016, selon le Club des villes et territoires cyclables.

Le vélo à assistance électrique, une solution pour la pollution, le climat, les déplacements et la santé

Le vélo à assistance électrique (VAE) permet de réduire la pollution de l'air par rapport aux deux-roues motorisés et aux voitures, tout en allégeant les efforts et la sur-ventilation des cyclistes fragiles. C'est aussi une solution pour la nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre des transports, en particulier en zone périurbaine ou rurale où les solutions de transports publics sont moins développées. En effet, la moitié des usagers du vélo à assistance électrique qui ont déjà bénéficié d'une aide locale à l'achat d'un VAE ont fait ce choix en remplacement de la voiture, selon l'étude de l'Ademe sur les bénéfices des services vélo (2). Rappelons qu'environ la moitié des trajets automobiles fait moins de 3 km et pourraient pour la plupart être faits autrement.
 
Le décret paru au JO le 18 février 2017 marque l'adoption de cette mesure, dans des conditions encourageantes (20 % du prix d'achat, plafonné à 200 euros). Cette mesure permettra à de nombreux Français d'accéder à une mobilité propre, durable, tout en confortant une filière industrielle en plein essor et créatrice d'emplois locaux. Le tout permet également d’agir contre le fléau de la sédentarisation des Français.
 
Le Réseau action climat, la Fédération des usagers des transports (Fnaut) et La Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), rassemblant 230 associations locales, réclamaient depuis des mois que les aides « à l’électrique » concernent aussi les vélos. Ces associations espèrent un report des trajets aujourd’hui effectués en véhicule polluant (voiture ou scooter) vers le mode actif qu’est le vélo.
Cette mesure doit donc s'inscrire dans une politique cyclable volontariste, en commençant par le déploiement complet des mesures déjà partiellement mises en place, comme l'indemnité kilométrique vélo. Pour encourager efficacement les déplacements domicile-travail à vélo (3), elle doit être obligatoire dans le secteur public comme le secteur privé, être cumulable avec le remboursement de 50% de l'abonnement transport en commun. Les associations espèrent que son plafond de défiscalisation, aujourd'hui limité à 200 euros, se montre plus généreux, tout en espérant aussi que le nouveau bonus soit prochainement élargi à d'autres usages utilitaires tels que les vélos cargo et pliants.

Vers une politique nationale favorable à la marche et le vélo ?

Le réseau Action Climat France, associé à six autres structures nationales, réclame dans un communiqué commun la mise en œuvre d'une véritable stratégie nationale de développement des mobilités actives (marche et vélo). Pour rendre crédible son engagement, l'État doit donc se doter d'un fonds national dédié, permettant :
- de soutenir les investissements des collectivités territoriales par des appels à projets "villes pilotes" notamment à destination des villes moyennes
- de permettre de résorber les coupures urbaines et autres ruptures de continuités
- de financer des campagnes nationales de communication positive en faveur des mobilités actives
- de généraliser l'apprentissage de la mobilité à vélo, avant la sortie de l'école primaire
- de finaliser le maillage des véloroutes d'intérêt national d'ici 2030 (et les itinéraires principaux- Eurovélo - d'ici 2022).  
 
Avec la mise en place d’un fonds national vélo, la France serait ainsi le premier pays à répondre à l’appel des Nations Unies qui recommande de consacrer au minimum 20% du budget transports aux mobilités actives (marche et vélo). L’organisation internationale en fait une condition d'atteinte des objectifs climatiques, mais également une exigence de santé publique et d'amélioration de la qualité de l'air (4).
(Source : Réseau Action Climat France – 20 février 2017)
 
(1) La Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB), Réseau Action Climat, France Nature Environnement,  Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, FNAUT, WWF et l’Association Respire.
(2) Ademe, Etude d'évaluation sur les services vélos, 2016   http://www.ademe.fr/etude-devaluation-services-velos
(3) Selon l'enquête de l'Insee, seuls 2% des déplacements domicile-travail étaient effectués à vélo en France en 2015. https://www.insee.fr/fr/statistiques/2555446
(4) Rapport du PNUE intitulé "Perspectives mondiales sur la marche et le cyclisme » et publié en octobre 2016.
 
 
 
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