UP' Magazine L'innovation pour défi

Seabubble

On va pouvoir voler sur la Seine cet été

La maire de Paris Anne Hidalgo a eu le coup de foudre. Elle veut ces Seabubbles pour la Capitale. Des petites bulles de la taille d’une Fiat 500 capables de voler sur l’eau. Un moyen de transport inédit pour décongestionner la circulation dans les grandes villes. L’inventeur est le célèbre navigateur Alain Thébault, associé au président de Parrot Henry Seydoux ; une équipe de choc pour rendre possible ce rêve de science-fiction.
 
Le navigateur Alain Thébault est célèbre pour avoir conquis les océans avec son hydroptère co-conçu avec Eric Tabarly et battu le record du monde de vitesse à la voile avec des pointes à plus de 51 nœuds.  Un navire qui était à sa sortie une révolution, capable de voler à la surface de la mer grâce à ses hydrofoils. Rangé des courses autour du monde, le navigateur a entrepris d’adapter le principe de son bateau à des engins plus petits, électriques, légers, agiles. C’est ainsi que naît le Seabubble, un nouveau type de transport fluvial à destination des milieux urbains.
 
Ces capsules de la taille d’une petite voiture, capables d’accueillir quatre passagers, sont propulsées par un moteur électrique alimenté par panneaux solaires. Cet engin vole sur les flots grâce à ses hydrofoils. Pour l’inventeur, cette technique offre plusieurs avantages : en réduisant fortement la trainée, la Seabubble ne crée pas de vagues susceptibles d’endommager les berges. Elle offre un grand confort à ses passagers avec des mouvements fluides et tout en douceur. Enfin, à vitesse égale, elle nécessite 30 à 40 % d’énergie en moins.  
Henry Seydoux, le patron de Parrot, l’un des précurseurs en matière de drones et de pilotage automatique l’a rejoint. Ils travaillent actuellement à la réalisation de deux prototypes qui fonctionneront à la fin du printemps.
 
 
Anne Hidalgo, la Maire de Paris a aussitôt écrit à Alain Thébault : « Je souhaiterais, si possible, que Paris soit la première capitale à tester les deux premiers prototypes de vos bulles volantes électriques sur la Seine, dès le printemps. Vous pouvez compter sur mon soutien. » Il est vrai que les deux Seabubbles voguant sur la Seine au pied de Notre-Dame feraient une image du plus bel effet. Ce qui rendrait bien des villes envieuses. D’autant que Londres, Hong Kong ou San Francisco ont déjà manifesté leur intérêt.
 
 
Alain Thébault ne se dépare donc pas d’un sourire plein d’optimisme. Il espère vendre au moins 500 de ses machines dans le monde, dès 2017. Les Seabubble sont appelées à devenir une solution de transport écologique à destination des touristes et des franciliens en quête d’un moyen de transport nouveau, permettant de désengorger les axes de nos grandes villes, et permettant de traverser la capitale en 15 minutes.
 
Dans un premier temps, ces engins fonctionneront à la manière des VTC avec un chauffeur. Elles seront vendues à des entreprises de transport comme Uber ou à des particuliers. Elles pourront aussi faire l’objet d’un service à mi-chemin entre le taxi ou la voiture en libre-service. Mais progressivement, l’objectif est de rendre ces véhicules totalement automatiques et autonomes.
 
Alors rendez-vous cet été pour tester ces petites bulles dont le prix de vente sera calculé pour être similaire à celui d’une automobile moyenne gamme : entre 12 000 et 30 000 €.
 
 
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mobilité

Comment le monde tel que nous le connaissons va changer grâce aux voitures sans conducteur

Le distributeur de pièces détachées anglais Euro Car Parts a récemment réalisé une étude permettant d’imaginer l’environnement urbain de demain grâce à une vidéo schématisant une circulation sans conducteur en 2050. Cette recherche révèle que les routes pourraient devenir indépendantes de toute signalisation et que la technologie sans fil permettra aux automobiles d’être interconnectées. Le résultat est spectaculaire et nous laisse penser que les innovations à venir nous donneront des villes transformées en réel espace de cohabitation entre les usagers de la route et les piétons.
 
De nouvelles recherches réalisées par l’Institut de l’ingénierie mécanique à Londres nous suggèrent que l’ère des voitures libres de tout conducteur pourrait avoir pour conséquence une petite révolution dans nos comportements : conduite plus sûre, plus propre et rues moins encombrées.
Selon certains scénarios, les voitures autonomes seront considérées comme services d’utilité publique. Par exemple, une flotte en circulation continue que chacun pourrait utiliser pourrait être mise en place dans la ville. Des particuliers pourraient également louer leur voiture personnelle tandis qu’ils seraient au travail ou passeraient la soirée à la maison. Besoin d’un service de transport ? Il suffirait de lancer une application afin que la voiture la plus proche de vous vienne vous chercher.
En bref, nous aurons besoin de beaucoup moins de voitures, et celles que nous possèderons seront beaucoup plus utiles.
 
Les urbanistes pensent que les autoroutes seront les premières à être affectées, puisque ce sont les voies sur lesquelles les voitures autonomes de notre génération seront les plus entraînées à circuler. Et comme ces nouveaux véhicules pourront circuler proches les uns des autres en toute sécurité, les autoroutes deviendront plus petites et seront moins encombrées.
 
À l’approche d’un futur sans conducteur, le leader en distribution de pièces détachées d’outre-Manche Euro Car Parts nous révèle que l’introduction des véhicules autonomes sur le marché à travers le monde changera considérablement le paysage urbain.
Par conséquent, une multitude de métropoles se sont déjà équipées pour accueillir cette innovation tant attendue. Pour exemple, un ingénieux système de taxis automatisés à Singapour est testé dans la métropole avec succès depuis août 2016.
Cette année, Volvo lance son projet DriveMe à Gothenburg en Suède. Pendant ce temps, à Greenwich, le programme GATEway va introduire les bus entièrement autonomes dans les rues de Londres.
 
À travers une vidéo interactive en 3D disponible sur son site illustrant les résultats d’un récent projet de recherche, la compagnie Euro Car Parts a pour but de nous projeter dans le futur en nous montrant comment pourraient être les rues de nos villes une fois adaptées à l’idée des véhicules automatisés.
 
{youtube}ApuN6YqnQDQ{/youtube}
 
Les résultats de cette recherche nous démontrent une réduction conséquente de la place des parkings au sein des villes, une compréhension entre les véhicules, des émissions de CO2 inexistantes ainsi qu’un système permanent de transports publics entièrement indépendant de tout conducteur.
Ce nouvel espace disponible pourrait alors changer la façon dont les usagers se déplacent en milieu urbain. Par conséquent, les parkings auraient un tout autre usage : des bureaux ou des locaux d’entreprises y seraient créés pour développer un commerce de proximité en pleine ville.
 
À la suite de l’introduction des véhicules sans conducteur, nous n’aurions plus besoin de signalisation routière et les intersections fréquentées seraient équipées de technologies qui permettraient aux automobiles de pouvoir communiquer entre elles sans aucune action des automobilistes. Les voitures seront capables de lire diverses informations depuis des marquages routiers sans fil.
 
Paul Baylis, Directeur des relations publiques et de la communication d’Euro Car Parts au Royaume-Uni nous confie que « l’introduction des voitures sans conducteur à travers le monde est un pas de géant pour l’industrie en elle-même. »
 
Cependant, il faut nous rappeler que cette innovation ne viendra pas sans conséquence et notre environnement se convertira en un espace qu’il faudra apprendre à connaître.
 
Pour conclure, depuis la largeur des routes jusqu’aux parkings réduits en passant par un air libre de toute pollution, cette visualisation nous révèle d’intéressantes informations sur comment les paysages s’adapteront aux innovations automobiles.
 
Lire le rapport de recherche ayant inspiré la vidéo.
 
 
Euro Car Parts propose plus de 800 000 pièces détachées auto en ligne.
 
 
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mobilité

Pop.Up, la voiture volante d'Airbus atterrit à Genève

Nous en avons rêvée, Airbus l’a fait : la voiture volante électrique Pop.Up ! Il s’agit d’un prototype innovant, croisement entre un véhicule volant, un drone et un taxi autonome qui vient de faire sensation au mondial de l’automobile de Genève. Une véritable révolution de la mobilité par l’intelligence artificielle qui devrait voir le jour en 2027.
 
Une voiture qui vole mais qui n’a pas d’ailes … il fallait y penser ! Surtout de la part d’Airbus : l’avionneur a décidé de séparer les éléments terriens et aériens du véhicule. Véhicule qui est présenté comme le premier système de concept modulaire, entièrement électrique, à zéro émission, conçu pour réduire l'encombrement dans les mégapoles très fréquentées. L’habitacle peut être amarré soit au châssis d’une auto, soit à des rotors pour le faire décoller. Pour faire simple, quand vous êtes sur la route, l’habitacle de deux passagers est fixé sur un châssis doté de quatre roues propulsées électriquement. Pour un voyage dans les airs, des ailes autonomes viennent s’insérer sur le toit de l’engin avant un décollage à la verticale.
« Pop.Up combine la flexibilité d'un petit véhicule terrestre à deux places à la liberté et la vitesse d'un appareil à décollage et atterrissage verticaux (ADAV), unissant ainsi les domaines de l'automobile et de l'aéronautique », résument les promoteurs du projet.
 
 
Le trajet pourra donc au choix débuter en mode voiture électrique autonome (130 kms) puis, à certains points, basculer sur le mode aérien avec le drone venant se fixer sur le toit de la capsule pour l'emporter dans les airs, le module terrestre retournant alors à la station Pop.Up la plus proche.
 
A l'origine de ce concept, le partenariat entre l'avionneur européen, et sa division spécifique Urban Air Mobility , et le bureau d'études Italdesign, spécialisé dans l'ingénierie pour l'industrie des transports. Résultat : une capsule modulaire biplace en fibre de carbone qui, en fonction de la configuration choisie, pourra circuler de façon entièrement automatisée à 100 km/h sur route, sur rails, ou encore dans les airs grâce à ses huit rotors.
Pop.Up sera dotée d’une plateforme d'intelligence artificielle pour gérer "la complexité des trajets, en s'appuyant sur les connaissances de son utilisateur, proposant différents scénarios d'utilisation et assurant une expérience de voyage en continue", précise Airbus. A bord, l’interface pour dialoguer avec les utilisateurs sera entièrement virtuelle.
 
De plus, comme l’explique Les Echos, grâce à son architecture de concept "en trois couches", la "capsule" tient également compte des habitudes de l'utilisateur :
- Un véhicule en forme de capsule pour passagers, conçu pour être couplé avec deux modules indépendants propulsés électriquement par des batteries (le module terrestre et le module aérien). D'autres moyens de transport public, comme les trains ou les futurs hyperloops, peuvent aussi être intégrés à la capsule.
- Une plateforme d'intelligence artificielle gère la complexité des trajets, en s'appuyant sur les connaissances et les habitudes de l'utilisateur (connexion possible avec un covoiturage ou une auto partage, par exemple). Elle propose différents scénarios d'utilisation et assure une expérience de voyage en continue.
- Un module d'interface dialogue avec les utilisateurs dans un environnement entièrement virtuel.
 
Cette combinaison pourrait apporter une réponse à la problématique des trajets "pendulaires" (entre périphérie et centre) dans les grandes agglomérations.
Les "navetteurs", après avoir réservé leur voyage via une application smartphone, rouleraient ainsi jusqu'aux portes de la ville, puis voleraient pour rejoindre leur lieu de travail dans l'hypercentre congestionné.
 
Airbus espère « proposer aux mégapoles du monde entier, confrontées au casse-tête de l'explosion du trafic routier prévue d'ici à 2030, un système de transport modulaire en co-sharing et tout électrique (zéro émission) », rapporte Les Echos.
 
{youtube}-FseeVy7uvU{/youtube}
 
Une innovation qui devrait assurément désengorger les axes de transports mais quid des règlementations, codes de la route et de l’air ?! Si l’innovation technologique file bon train, il n’en est pas de même des lois … Et il serait dommage que le rêve s’arrête en si bon chemin.
 

Lire aussi : L’histoire de la voiture volante

 
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mobilité

Coup de pouce pour pédaler vert

Voici un décret ministériel qui va réjouir plus d'un adepte de la mobilité légère et non polluante : la petite reine - électrique - se voit attribuer un "bonus écologique" de 200 € pour tout achat d’un vélo à assistance électrique (VAE). Un geste bien accueilli par notamment sept organisations (1) qui se réjouissent de l'annonce de la Ministre de l'environnement, Ségolène Royal.
Même si cette mesure n'est pas trés innovante car déjà mise en pratique avec succès dans certaines collectivités, elle était attendue pour tout le territoire national. Elle marque une étape importante pour la reconnaissance du vélo en tant que mode de déplacement à part entière, et comme solution de mobilité durable.
 
L’État accorde désormais une subvention de 200€ pour l’achat d’un vélo à assistance électrique. Le décret instituant cette mesure, est entré en vigueur ce lundi 20 février. Tous les acheteurs pourront en bénéficier, sur présentation de leur facture, pour les achats réalisés à partir du 19 février et ce, jusqu’au 31 janvier 2018. A noter que cette aide n'est pas cumulable avec les aides éventuellement déjà accordées par certaines collectivités locales. Elle sera versée une fois à chaque acheteur, et non pour chaque achat. 
Une mesure pour avantager la "mobilité électrique" pour une "révolution du transport électrique" chère à la ministre de l'environnement, sachant qu'il se vend chaque année davantage de VAE que l’année précédente : 100 000 ventes en 2016, selon le Club des villes et territoires cyclables.

Le vélo à assistance électrique, une solution pour la pollution, le climat, les déplacements et la santé

Le vélo à assistance électrique (VAE) permet de réduire la pollution de l'air par rapport aux deux-roues motorisés et aux voitures, tout en allégeant les efforts et la sur-ventilation des cyclistes fragiles. C'est aussi une solution pour la nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre des transports, en particulier en zone périurbaine ou rurale où les solutions de transports publics sont moins développées. En effet, la moitié des usagers du vélo à assistance électrique qui ont déjà bénéficié d'une aide locale à l'achat d'un VAE ont fait ce choix en remplacement de la voiture, selon l'étude de l'Ademe sur les bénéfices des services vélo (2). Rappelons qu'environ la moitié des trajets automobiles fait moins de 3 km et pourraient pour la plupart être faits autrement.
 
Le décret paru au JO le 18 février 2017 marque l'adoption de cette mesure, dans des conditions encourageantes (20 % du prix d'achat, plafonné à 200 euros). Cette mesure permettra à de nombreux Français d'accéder à une mobilité propre, durable, tout en confortant une filière industrielle en plein essor et créatrice d'emplois locaux. Le tout permet également d’agir contre le fléau de la sédentarisation des Français.
 
Le Réseau action climat, la Fédération des usagers des transports (Fnaut) et La Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), rassemblant 230 associations locales, réclamaient depuis des mois que les aides « à l’électrique » concernent aussi les vélos. Ces associations espèrent un report des trajets aujourd’hui effectués en véhicule polluant (voiture ou scooter) vers le mode actif qu’est le vélo.
Cette mesure doit donc s'inscrire dans une politique cyclable volontariste, en commençant par le déploiement complet des mesures déjà partiellement mises en place, comme l'indemnité kilométrique vélo. Pour encourager efficacement les déplacements domicile-travail à vélo (3), elle doit être obligatoire dans le secteur public comme le secteur privé, être cumulable avec le remboursement de 50% de l'abonnement transport en commun. Les associations espèrent que son plafond de défiscalisation, aujourd'hui limité à 200 euros, se montre plus généreux, tout en espérant aussi que le nouveau bonus soit prochainement élargi à d'autres usages utilitaires tels que les vélos cargo et pliants.

Vers une politique nationale favorable à la marche et le vélo ?

Le réseau Action Climat France, associé à six autres structures nationales, réclame dans un communiqué commun la mise en œuvre d'une véritable stratégie nationale de développement des mobilités actives (marche et vélo). Pour rendre crédible son engagement, l'État doit donc se doter d'un fonds national dédié, permettant :
- de soutenir les investissements des collectivités territoriales par des appels à projets "villes pilotes" notamment à destination des villes moyennes
- de permettre de résorber les coupures urbaines et autres ruptures de continuités
- de financer des campagnes nationales de communication positive en faveur des mobilités actives
- de généraliser l'apprentissage de la mobilité à vélo, avant la sortie de l'école primaire
- de finaliser le maillage des véloroutes d'intérêt national d'ici 2030 (et les itinéraires principaux- Eurovélo - d'ici 2022).  
 
Avec la mise en place d’un fonds national vélo, la France serait ainsi le premier pays à répondre à l’appel des Nations Unies qui recommande de consacrer au minimum 20% du budget transports aux mobilités actives (marche et vélo). L’organisation internationale en fait une condition d'atteinte des objectifs climatiques, mais également une exigence de santé publique et d'amélioration de la qualité de l'air (4).
(Source : Réseau Action Climat France – 20 février 2017)
 
(1) La Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB), Réseau Action Climat, France Nature Environnement,  Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, FNAUT, WWF et l’Association Respire.
(2) Ademe, Etude d'évaluation sur les services vélos, 2016   http://www.ademe.fr/etude-devaluation-services-velos
(3) Selon l'enquête de l'Insee, seuls 2% des déplacements domicile-travail étaient effectués à vélo en France en 2015. https://www.insee.fr/fr/statistiques/2555446
(4) Rapport du PNUE intitulé "Perspectives mondiales sur la marche et le cyclisme » et publié en octobre 2016.
 
 
 
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voiture autonome collectée

À quoi ressemblera la voiture de demain ?

Le 5ème Élément avait annoncé que la voiture du futur volerait dans les airs. Si les véhicules actuels ne volent pas, les technologies se développent de plus en plus pour aboutir à une voiture connectée et, à l’horizon 2025, entièrement autonome.
 
Le salon de l’automobile de Détroit vient d'ouvrir (du 14 au 21 janvier 2017) et c’est la première fois qu’une exposition entière est à ce point consacrée à la technologie, donnant ainsi aux participants un avant-goût du transport de demain, en réinventant la manière dont les gens se déplacent partout sur la planète : le véhicule de demain sera une « voiture autonome, connectée, et intégrée à un système collectif global ».

Après les smartphones, les smartcars ?

En 2017, le marché de l’automobile connectée devrait atteindre 52,5 milliards de dollars – et devrait tripler d’ici 2022. Entre la Google Car et Tesla qui font parler d’elles, et Renault-Nissan qui développe des services liés aux véhicules intelligents avec Microsoft, 2017 sera placé sous le signe de la « connected car ».
 
L’intervention de ces nouvelles technologies sur le marché automobile ne date pas d’aujourd’hui. Historiquement, PSA utilisait déjà la connectivité sur ses véhicules dans le cadre des appelsd’urgence, et Renault a commercialiséplus d’unmilliondemodèles connectés. Cela permet, en cas d’accident, le déclenchement de l’airbag ainsi que la transmission des coordonnées GPS du véhicule àun centre de secours. Celui-ci contacte alors le conducteur et envoie les secours si nécessaire.
 
La connectivité est un des moteurs principaux de la course technologique qui agite l’industrie automobile. Cela se traduit, aujourd’hui, par le développement du V2V (vehicle to vehicle) : de l’IoT qui relie le véhicule à son environnement via un réseau fluidifiant l’interaction de voiture à voiture. En cas de carambolage, la voiture de demain sera donc en mesure d’envoyer un signal en temps réel aux autres véhicules afin de les prévenir … et de leur permettre, à terme, d’éviter des accidents supplémentaires. Car, si la voiture de 2017 sera connectée, celle de 2025 sera entièrement autonome.

2025 : la voiture autonome

94 % des accidents de la route sont dus à une erreur humaine. Si l’autonomie des véhicules répond à ce problème, l’un des enjeux principaux pour les constructeurs automobiles est celui de la cyber-sécurité. D’ici à 2022, les applications de sécurité devraient constituer la majeure partie du marché de la mobilité connectée, avec un volume de 58 milliards de dollars.

A LIRE AUSSI DANS UP' : Voiture sans conducteur : quels risques ?

Les constructeurs privilégient des fonctions d’aide à la conduite de plus en plus sophistiquées sur leurs véhicules actuels plutôt que de précipiter la sortie d’un véhicule autonome. Si Elon Musk croit fermement que sans échec, il n’y a pas d’innovation, l’entière autonomie des véhicules est une construction technologique délicate où l’assurance de la sécurité est exigée. En effet, chaque accident de Tesla est extrêmement médiatisé et, en Allemagne, l’un d’eux a conduit à l’ouverture d’une enquête sur la dangerosité de l’Autopilot Tesla suite à un accident qui a causé la mort d’un piéton. Si la voiture automatique doit protéger son passager mais éviter un piéton, qui doit-elle choisir ? L’autonomie exige alors, si ce n’est un libre-arbitre, une part d’intelligence artificielle qui n’est aujourd’hui pas suffisamment mature.

LIRE AUSSI DANS UP' : Intelligence artificielle : quelle responsabilité en cas d'accident ?

LIRE AUSSI DANS UP' : Automobiles : la course à l’autonomie commence à coûter très cher 

Une voiture compte 100 millions de lignes de code

Après des dizaines d’années où l’innovation des process automobiles était synonyme de robots toujours plus performants, aujourd’hui, avancée technologique rime avec informatique. Ainsi, c’est toute l’industrie automobile qui est repensée : le développement rapide des nouvelles technologies transforme le secteur. On parle alors d’ « industrie 4.0 » : les ruptures technologiques altèrent la manière dont nous fabriquons nos voitures et nous opérons nos usines.
 
De nos jours, nous ne parlons plus de constructeurs mais d’assembleurs : on coordonne plus que l’on ne conçoit. De nouveaux acteurs, tels que les équipementiers et les sociétés informatiques imaginent désormais la voiture de demain. Ainsi, le déploiement d’un OS capable de régir une voiture fera partie des avancées technologiques à venir. Si Google travaille en ce sens, Android est encore loin de pouvoir aboutir à une voiture connectée et autonome en temps réel.
 
Aujourd’hui, l’IoT permet de repenser toute l’industrie automobile, de la conception du véhicule à sa production, pour créer la voiture connectée et autonome. Un remodelage de cette économie qui promet de belles innovations à venir dès 2017.
 
Olivier Duquenoy, Responsable offres techniques & IoT d’IT link
 
 
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pneu nexo-ever

Le pneu qui réinvente la roue

Adieu les chambres à air gonflables ! Adieu les crevaisons ! Voici le pneu révolutionnaire … à trous pour vélos tous terrains. Il s’appelle Ever et est né aux Etats-Unis, à Springville dans l’Utah. Il est actuellement en cours de finlisation de fabrication et de recherche de financement, à travers une campagne Kickstarter qui démarre sur les chapeaux de roue !
 
Amateurs de VTT, de BMX, de vélo de route ou même de trial, la peur de la crevaison est omniprésente et souvent inévitable. Un fléau qui dure depuis l’origine même du deux-roues et qui semble en passe d’être résolue grâce à une innovation que l’ont doit à la marque Nexo et aux pneus Ever. Ces pneus révolutionnaires annoncent également durer plus longtemps qu’un pneu classique (8 000 km au lieu de 5 000 en moyenne).

Ce pneu absorbe les chocs aussi bien qu’un pneu gonflé car il est composé d’un mélange de polymères permettant un équilibre parfait ainsi qu’une grande capacité de résistance. De plus, il est écolo : comme il n’est pas en caoutchouc, il est plus facile à produire et à recycler que les pneus classiques.
Surtout quand on sait que chaque année 1,3 milliard de pneus sont jetés, ce qui équivaut à 10 millions de tonnes : une quantité gigantesque de déchets suffisante pour remplir huit fois l’Empire State building !
 
 
Avec un look pour le moins inédit - des trous sur les côtés des pneus - ce n’est que le support créé par la conception même qui offre le « coussin » habituel des pneus.  Il rentre ainsi dans la catégorie des pneu tubeless, démunis de chambre à air, qui existent déjà par ailleurs.
On sait que le procédé de fabrication de pneumatiques traditionnels nécessite huit à neuf étapes. Or le pneu Ever -Nexo ne nécessite qu'un seul processus et ne prend que 30 minutes pour le produire. En raison du fait que ce pneu est fabriqué d'une seule pièce, il est plus vert à fabriquer et à recycler. Il se fixe grâce à des boulons en T qui à son tour se fixe sous le rebord de la jante (Patented T-Bold Technoloy brevetée). Il ressemble aux pneus classiques mais pèse moins que les pneus pleins et même beaucoup de pneus remplis d'air.
 
 
 
Le pneu est disponible en une panoplie de tailles différentes pour équiper les vélos d’enfants, comme ceux d’adultes et il existe en deux modèles : le premier s’adapte aux roues existantes (il a une durée de vie de 5 000km), le second remplace les roues existantes (et peut tenir 8 000 km !).
La livraison n’est possible pour l'instant qu’aux États-Unis au prix de 150 $US la paire, en vente à partir de décembre.
 
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