The smartphone at the service of medicine?

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Aujourd’hui, tout le monde ou presque utilise son portable comme appareil photo. Le corps médical aurait tort de s’en priver. Un étudiant de la HES-SO Valais-Wallis, Grande école des sciences de l’ingénieur en Suisse, a conçu une application mobile qui pourrait faciliter le travail du corps médical. Présenté récemment à un congrès au Danemark, son projet est reconnu par la communauté scientifique internationale.

Les Smartphones permettent d’écouter de la musique, de consulter ses mails, de jouer au poker en ligne, et remplacent même nos appareils photo. Et si les membres du corps médical prenaient eux-aussi des photos, non pour garder un souvenir du petit cousin en visite mais pour améliorer la prise en charge des patients ?

C’est l’idée développée par Philippe Oggier dans son travail de Bachelor en informatique de gestion à la HES-SO Valais-Wallis. Avec un joli succès à la clé. L’application mobile qu’il a conçue vient d’être présentée à un congrès international au Danemark. « Cela démontre la qualité de notre formation et s’inscrit dans la philosophie de notre école, qui se veut active sur le plan local mais aussi international », se réjouit François Seppey, directeur de l’institution.

Le concept puise sa source sur le terrain. « Les images des scènes d’accidents peuvent aider les médecins. Les clichés des ambulanciers leur permettraient de se faire une idée de la gravité du cas », explique Henning Müller, professeur à l’Institut Informatique de gestion. Seul hic, l’intégration de photos dans un dossier patient n’est pas si simple. D’où l’intérêt de créer une solution adaptée. Au final, le prototype permet l’envoi d’images cryptées et leur partage avec un groupe de personnes autorisées, garantissant la protection des données.

Le projet est séduisant. Mais de là à le commercialiser, il y a un pas que la HES-SO ne franchit pas. Aujourd’hui, elle espère susciter l’intérêt de partenaires. « A mon avis, l’application devrait être intégrée dans des plateformes sécurisées existantes et en collaboration, par exemple, avec l’Hôpital du Valais », détaille Henning Müller. Quant à François Seppey, il n’exclut pas un soutien de la Fondation The Ark, toujours à l’affût de concepts innovants. « Lorsque l’on obtient une telle reconnaissance à l’international, c’est que le potentiel est réel. Cela pourrait déboucher sur la création d’une start-up ou sur la cession de la licence à une entreprise existante ».

Par Aline CARRUPT/ Lenouvelliste.ch 

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Photo ©Keystone

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