Etude PISA 2018 : La France peut mieux faire

La dernière enquête mondiale du classement PISA de l’OCDE, lancé en 2000, qui évalue la qualité, l’équité et l’efficacité des systèmes scolaires, vient de sortir. La France reste un des pays aux très fortes inégalitaires scolaires, révélant que les acquis des élèves de 15 ans sont tout juste au-dessus de la moyenne des 36 pays de l’OCDE. Un élève sur quatre dans les pays de l’OCDE ne parvient pas à effectuer les tâches les plus simples en compréhension de l’écrit. Cela signifie-t-il qu’il aura probablement plus de mal à réussir dans un monde de plus en plus instable et numérique ? Analyse des résultats français.

Le classement PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) a été lancé pour comparer les systèmes éducatifs à travers le monde et est devenu, au fil de ses publications triennales, l’un des plus scrutés et commentés dans le monde. A ce jour et en vingt ans, 80 pays ont été testés pour le dernier classement publié ce 3 décembre 2019.

Environ 600 000 jeunes représentatifs des quelque 32 millions d’élèves âgés de 15 ans qui sont scolarisés dans les 79 pays et économies participants, ont passé les tests PISA de 2 heures en 2018, en compréhension de l’écrit, en sciences et en mathématiques, la plupart sur ordinateur. En France, ont participé au test 6 308 élèves, dans 252 écoles, représentatifs de 756 477 élèves de 15 ans (91% de la population totale de personnes âgées de 15 ans).

La plupart des pays, en particulier développés, n’ont guère enregistré d’amélioration au cours des dix dernières années, malgré une progression des dépenses d’éducation de 15 % sur la même période.

« Sans une solide instruction, les jeunes risquent de rester en marge de la société, incapables d’affronter les défis du monde du travail de demain, et les inégalités vont continuer à se creuser », a mis en garde le Secrétaire général de l’OCDE, M. Angel Gurría, à l’occasion de la présentation du rapport à Paris, en ouverture d’une conférence de deux jours sur l’avenir de l’éducation, avant d’ajouter : « Chaque dollar dépensé dans l’éducation génère des retombées considérables en termes de progrès social et économique et contribue à bâtir un avenir inclusif et prospère pour tous. »

La compréhension de l’écrit est un sujet d’inquiétude récurrent qui, cette année, est au cœur de l’enquête PISA. Être capable de comprendre l’écrit est essentiel dans un large éventail d’activités humaines – qu’elles consistent à suivre des instructions dans un manuel ; à comprendre qui fait quoi, quand, où et  pourquoi  dans  telle  ou  telle  situation ; ou  encore  à  communiquer  avec  autrui  dans  un  but  particulier  ou  dans  le  cadre  d’une  transaction. 

PISA reconnaît que le progrès  technologique a  modifié la façon dont on lit et échange des informations, que ce soit dans le cadre familial, scolaire  ou professionnel. L’informatisation a créé et  rendu  accessibles  de  nouvelles  formes  d’écrit,  d’objets  concis (textos ; résultats  annotés de moteurs de recherche) aux objets longs et diffus (sites Web constitués de nombreuses pages référencées sous des onglets ; numérisations d’archives sur microfiches).

En réponse à cette évolution, les systèmes d’éducation intègrent de plus en plus la compréhension de l’écrit électronique dans leurs programmes de cours.

La compréhension  de  l’écrit  était  le  domaine  majeur  d’évaluation  de  l’enquête  PISA  2018.  Les épreuves ont   été   administrées sur   ordinateur dans la  plupart des 79 pays et  économies ayant participé à  l’évaluation,  et étaient  constituées  de  nouveaux  formats  de  textes  et  d’items  grâce  à  leur  informatisation.  Ces épreuves ont  été conçues pour évaluer le niveau de compétence en compréhension de l’écrit électronique, tout en veillant à permettre le suivi de l’évolution des compétences des élèves dans ce domaine au cours des vingt dernières années.

Dans le cadre de PISA 2018, comprendre l’écrit, c’est non seulement comprendre, utiliser et évaluer des textes, mais aussi y réfléchir et s’y engager. Cette capacité devrait permettre à chacun de réaliser ses objectifs, de développer ses connaissances et son potentiel, et de participer activement à la vie de la société.

En moyenne, 77 % environ des élèves ont au moins atteint le niveau 2 de l’échelle de compréhension de l’écrit dans les pays de l’OCDE. Ces élèves sont à tout le moins capables d’identifier l’idée principale d’un texte de longueur moyenne, de trouver des informations correspondant à des critères explicites, mais parfois complexes, et de réfléchir au fond et à la forme d’un texte s’ils y sont explicitement invités.

En compréhension de l’écrit, c’est la Chine qui occupe les premières places avec quatre provinces chinoises réunies (Pékin-Shanghaï-Jiangsu-Zhejiang, 555 points), la cité-État de Singapour (549 points), Macao (525 points) et Hong-Kong (524 points).

Arrivent ensuite en tête des pays de l’OCDE l’Estonie (523 points), le Canada et la Finlande (520 points. La France, avec un score global de 493 points, se situe légèrement au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE (487 points), en lecture, en mathématiques et en sciences.

En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 8.7 % des élèves sont très performants en compréhension de l’écrit puisqu’ils se situent au niveau 5 ou 6 de l’échelle de compétence PISA. Les élèves de ces niveaux parviennent à comprendre de longs textes, à jongler avec des concepts abstraits ou déroutants et à faire la distinction entre des faits et des opinions sur la base d’indices implicites relatifs à des informations ou à leur source. Plus de 10 % des élèves de 15 ans sont très performants dans 20 systèmes d’éducation, dont 15 pays de l’OCDE.

La proportion des élèves médiocres, filles comme garçons, a par ailleurs augmenté en moyenne entre 2009 (dernière année où la compréhension de l’écrit a été la matière dominante de l’enquête PISA) et 2018.

Lire le rapport sur les résultats globaux pour la France

L’écrit : en baisse …

Le score moyen des élèves en France est de 493 points  en  compréhension  de  l’écrit,  le  domaine  majeur  évalué  dans  PISA  2018  –  ce  qui  place  la  France  légèrement  au-dessus  de  la  moyenne  de  l’OCDE (487 points) et se situe entre le 20e et le 26e rang en compréhension de l’écrit des pays participant au PISA et entre le 15e et 21e rang des pays de l’OCDE, au même niveau que l’Allemagne, la Belgique, le Portugal, la République tchèque et la Slovénie.

Environ 79%  des  élèves  ont  atteint  au  moins  le  niveau  2,  une  proportion  proche  de  la  moyenne  de  l’OCDE  (77%). Ces élèves  sont  capables  d’identifier  l’idée  principale  dans  un  texte  de  longueur moyenne,  de  trouver  de  l’information  fondée  sur  des  critères  explicites,  et  parfois  complexes,  et  de  réfléchir au but et à la forme des textes lorsqu’on leur demande explicitement de le faire.

9,2 % des élèves sont très performants en compréhension de l’écrit, ce qui signifie qu’ils ont atteint le niveau 5 ou 6  au  test  (moyenne  OCDE  :  8,7  %). À ces niveaux,  les  élèves  sont  capables  de  comprendre  de  longs  textes,  de  traiter  de  concepts  abstraits  ou  contre-intuitifs  et  d’établir  des  distinctions entre les faits et les opinions, en fonction d’indices implicites relatifs au contenu ou à la source de l’information.

Par  rapport  à  la  moyenne  des  pays/économies  participant  au  PISA,  les  élèves  en  France  semblent légèrement plus à l’aise avec les éléments leur demandant de « localiser l’information  » dans un texte (496 points en moyenne) qu’avec ceux leur demandant de « comprendre  » (490 points en moyenne) ou  » analyser et réfléchir  » sur un texte (491 points, en moyenne).

Les élèves en France ont également obtenu des résultats légèrement supérieurs à la moyenne de  l’OCDE en  mathématiques  et  en  sciences.

Les performances des élèves français sont donc dans la moyenne mondiale mais la France se distingue une nouvelle fois par de très fortes inégalités scolaires.

Tendances des performances en compréhension de l’écrit, mathématiques et sciences

Mathématiques et Sciences : dans la moyenne

En France, les élèves  français  ont  obtenu  495  points  en  mathématiques  au  test  du PISA  2018,  légèrement au-dessus de la moyenne de l’OCDE (489 points). La France se classe entre la 15e et la 24e place en mathématiques parmi les pays de l’OCDE, avec une performance moyenne comparable à  celle  de  l’Allemagne, l’Australie, l’Autriche, l’Irlande, l’Islande, la Lettonie, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, le Portugal, le Royaume-Uni et la République tchèque.  
79 % des élèves ont atteint au moins le niveau 2 au test de mathématiques (moyenne OCDE : 76 %). Au minimum, ces élèves peuvent interpréter et reconnaître, sans instructions directes, comment une situation (simple) peut être représentée mathématiquement (par exemple, en comparant la distance totale entre deux itinéraires alternatifs, ou en convertissant les prix dans une autre devise).
Environ un élève sur neuf (11%) est très performant en mathématiques (au moins niveau 5 au test de mathématiques), un niveau très semblable à la moyenne OCDE (10,9%). Six pays et économies d’Asie comptent le plus grand nombre d’élèves qui ont atteint ce niveau : les provinces et communes chinoises réunies de Pékin-Shanghai-Jiangsu-Zhejiang (un peu plus de 44 %), Singapour (près de 37 %), Hong Kong (Chine) (29 %), Macao (Chine) (près de 28 %), Taipei chinois (un peu plus de 23 %) et Corée (un peu plus de 21 %). Ces élèves peuvent modéliser mathématiquement des situations complexes et peuvent choisir, comparer et évaluer des stratégies appropriées de résolution de  problèmes pour  y  faire face. Seulement 1,8% des élèves en France ont atteint le plus haut niveau, le niveau 6 (moyenne OCDE : 2,4%).

Pour ce qui est des sciences, en France, les élèves ont obtenu 493 points en culture scientifique au test du PISA 2018, soit un peu plus que la moyenne de l’OCDE (489 points). La France se classe entre la 16e et la 23e place pour les performances scientifiques parmi les pays de l’OCDE, avec une performance moyenne comparable entre autres à celle de l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Irlande, la Norvège, la Suède, la Suisse et la République tchèque.
Environ  quatre  élèves  sur  cinq  ont  atteint  le  niveau  2  ou  plus  en  sciences  (78 %,  contre  79  %  en  moyenne dans les pays de l’OCDE). Au minimum, ces élèves peuvent reconnaître l’explication correcte de  phénomènes  scientifiques  familiers  et  utiliser  ces  connaissances  pour  identifier,  dans  des  cas  simples, si une conclusion est valable sur la base des données fournies.
Environ 6.6 % des élèves sont très performants en sciences, ce qui signifie qu’ils ont atteint le niveau 5  ou  6 (moyenne  OCDE  6,8%).  Ces  élèves  peuvent  appliquer  de  façon  créative  et  autonome  leurs  connaissances  des  sciences  à  une  grande  variété  de  situations,  y  compris  celles  qui  leur  sont  inconnues.

Equité sociale : à revoir 

Comme déjà observé lors des éditions précédentes du PISA, la France est l’un des pays de l’OCDE où  le  lien  entre  le  statut  socio-économique  et  la  performance  dans  PISA  est  le  plus  fort : Les écarts de résultats entre élèves socialement favorisés et élèves défavorisés y sont de 107 points, contre 89 points d’écart en moyenne dans les pays de l’OCDE. Seuls le Luxembourg et Israël ont des écarts nettement plus importants que celui observé en France.

De nombreux élèves, et en particulier les élèves issus d’un milieu défavorisé, ont des ambitions moins élevées que ce à quoi on pourrait s’attendre compte tenu de leurs résultats scolaires. En France, parmi les élèves ayant  de  bons  résultats  dans  PISA,  un  sur  cinq  ne  prévoit  pas  de  faire  des  études supérieures quand il vient d’un milieu défavorisé alors que cette proportion est très faible quand il vient d’un milieu favorisé.

Ségrégation scolaire et écart entre établissements favorisés et défavorisés en pénurie de personnel et matériel

Les attentes professionnelles des élèves de 15 ans reflètent de forts stéréotypes de genres. Parmi les élèves les plus performants en mathématiques ou en sciences, un garçon sur trois en France souhaite travailler comme ingénieur ou comme scientifique à l’âge de 30 ans, alors que seulement une fille sur six se projette dans ce type de professions. Seulement 6 % des garçons, mais presqu’aucune  fille  en  France,  souhaitent  travailler  dans  des  professions  liées  aux  technologies de l’information et de la communication (TIC).

Les inégalités sociales restent toujours et encore le point noir des résultats de la France dans cette édition 2018. L’écart de 107 points entre les élèves les plus favorisés (550 points) et les plus défavorisés (443 points), démontre un score largement au-dessus de la moyenne de l’OCDE (89 points). Cette contre-performance classe la France dans le palmarès des pays les plus inégalitaires, au même titre que l’Allemagne et la Belgique.

Rapport enseignants-élèves : moins de soutien 

La France est l’un des pays où les élèves ressentent le moins de soutien de la part de leurs enseignants pour progresser dans les apprentissages. Ainsi, moins d’un élève sur quatre en France (un sur trois en  moyenne  dans  les  pays  de  l’OCDE)  déclare que  son  professeur  lui   indique ses  points  forts.  De même, moins de deux élèves sur cinq en France, alors que près d’un élève sur deux en moyenne dans les pays de l’OCDE, déclarent que leur professeur leur indique souvent ou toujours comment améliorer leurs résultats.

En France, seuls 57 % des élèves déclarent que leurs enseignants semblent s’intéresser en général aux progrès de chaque élève (moyenne OCDE : 70 % des élèves). Plus d’un élève en France sur trois déclare dans PISA penser que son  professeur  n’apporte  jamais  ou  seulement  parfois de  l’aide supplémentaire en  cours  lorsque  les  élèves  en  ont  besoin (moyenne  OCDE:  un  sur  quatre).    Enfin, près d’un élève  sur quatre en  France  fréquente un  établissement  dont  le  principal a  déclaré  que  le  fait  que  les  enseignants  soient  trop sévères pouvait nuire,  au  moins  dans une certaine mesure, à l’apprentissage des élèves (moyenne OCDE : un élève sur huit).

Quant au rôle des parents, leur implication est controversée. Selon les chefs d’établissements en France, environ 39 % des parents d’élèves ont discuté des progrès de leur enfant avec un professeur de leur propre initiative (moyenne OCDE : 41 %) et 56 % l’ont fait à l’initiative du professeur (moyenne OCDE : 57 %). Dans un établissement socialement favorisé, situé dans une grande ville ou privé, un parent d’élève sur deux a discuté des progrès de leur enfant avec un professeur de  leur  propre  initiative,  alors  que  cette  proportion  n’est  que  d’un  sur  trois  dans  les  établissements défavorisés,  ruraux  ou  publics.

D’après  les  chefs  d’établissements  seuls 11  %  des  parents en France ont participé à la gestion de l’école (par exemple en intégrant un comité de parents d’élèves  ou  un conseil  d’administration  de  l’établissement),  ce  qui  est  inférieur  aux  moyennes  de  l’OCDE (17 % ont participé à l’administration scolaire locale).

Certains pays et économies participant au PISA ont choisi d’interroger les parents, et notamment sur les obstacles à leur participation aux activités scolaires. En moyenne dans les 9 pays de l’OCDE qui ont distribué un questionnaire aux parents, les obstacles les plus souvent cités par ces derniers pour participer à ces activités sont liés au manque de temps – comme le fait de ne pouvoir se libérer du travail (34%) ou parce que les horaires des réunions scolaires étaient inadaptés (33%)

Discipline : chahut en classe 

La France est l’un des trois pays où les élèves font état des plus grandes préoccupations liées aux problèmes de discipline en classe. Il n’y a qu’en Argentine et au Brésil où l’indice du climat de discipline est inférieur à la moyenne observée en France.

Un élève sur deux déclare qu’il y avait du bruit et du désordre dans la plupart ou dans tous les cours (un sur trois, en moyenne dans les pays de l’OCDE). De même, plus de deux élèves sur cinq déclarent en France que le temps d’apprentissage est réduit en raison du bruit, car les élèves mettent longtemps à commencer à travailler après le début du cours (seulement un  sur  quatre en  moyenne  dans  les  pays  de  l’OCDE).  Toutefois,  ces  proportions  ont  légèrement augmenté en France depuis 2009, alors qu’elles ont augmenté en moyenne dans les pays de l’OCDE.

En  France,  seuls 16  %  des  élèves  avaient  séché  une  journée  entière  de  cours  au  cours  des  deux  semaines précédant le test PISA 2018, soit moins que la moyenne de l’OCDE de 21 %. Cependant, 29% des élèves en France ont déclaré avoir manqué quelques cours (moyenne OCDE : 27%), et 57% sont arrivés en retard à l’école pendant la même période (moyenne OCDE : 48%). La part des élèves absentéistes ou en retard à l’école a augmenté de 5 points de pourcentage par rapport aux niveaux observés en France dans le cadre du PISA 2015.

En France donc, les élèves sont plus souvent préoccupés que dans la plupart des autres pays de l’OCDE par les problèmes de disciplines qui perturbent l’enseignement. 

Bien-être des élèves : peur de l’échec

Les élèves en France expriment un plus faible sentiment d’auto-efficacité et une plus grande peur de l’échec que la moyenne observée dans les pays de l’OCDE. 62 % des élèves déclarent dans PISA que lorsqu’ils échouent, ils craignent de ne pas avoir suffisamment de talents (moyenne OCDE : 55 %), et que cela les fait douter de leurs projets pour l’avenir (moyenne OCDE : 54 %).

Trois élèves sur quatre en France déclarent être en accord avec l’idée que lorsqu’ils se trouvent dans une situation difficile, ils arrivent presque toujours à s’en sortir, ce qui est inférieur à la moyenne OCDE (84%). Seuls 59% des élèves déclarent que leur confiance en eux-mêmes leur permet de surmonter les moments difficiles (moyenne de l’OCDE : 71 %).

Les élèves qui expriment une plus grande crainte de l’échec déclarent être moins satisfaits de leur vie que  les  élèves  qui  expriment moins  d’inquiétude  face  à  l’échec,  après  avoir  pris  en  compte  le  profil  socio-économique des élèves et de l’établissement scolaire qu’ils fréquentent.

 

Sept élèves  sur  dix  en  France  déclarent  être  satisfaits  de leur  vie,  une  proportion  légèrement  supérieure à la moyenne de l’OCDE. Entre 2015 et 2018, la part des élèves satisfaits de leur vie en France a diminué de 8 points de pourcentage, soit plus que la moyenne observée dans les pays de l’OCDE (de 5 points de pourcentage).

En France, les élèves déclarent passer 28 heures par semaine sur Internet en dehors de l’école, soit 6 heures de plus que dans le PISA 2015 et 1 heure de plus que la moyenne OCDE (27 heures). En France, les élèves qui se disent satisfaits de leur vie passent 27 heures par semaine sur Internet en dehors de l’école (moyenne OCDE : 26 heures), soit 4 heures de moins (moyenne OCDE : 3 heures de moins) que ceux qui se disent insatisfaits de leur vie.

 

L’étude PISA n’est pas la seule référence en matière d’acquisition des savoirs. Ce dernier opus ne fait que renforcer les problèmes depuis longtemps soulevés par différentes analyses, comme l’enquête internationale PIRLS, parue fin 2017, qui mesure les performances en compréhension de l’écrit des élèves de CM1, la France se situait en deçà de la moyenne européenne et de celle de l’OCDE. « Depuis l’enquête PIRLS de 2001, la performance globale française baisse progressivement à chaque évaluation », affirmait alors la direction statistique (DEPP) du ministère de l’Education nationale. Fabienne Rosenwald, directrice de la DEPP, déclarait sur France Culture dimanche soir que « L’école c’est multidimensionnel, à partir de là il n’y a pas un seul classement. »
Pour Eric Charbonnier, analyste à la direction de l’éducation de l’OCDE, « PISA ce n’est pas une évaluation scolaire, c’est comment à partir de ses connaissances on est capables de développer ses idées et de produire des analyses ».
Cette nouvelle étude PISA donnera-t-elle enfin les sursauts nécessaires pour améliorer notre système éducatif et préserver l’égalité des chances pour tous ?

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