Regardez le monde
avec les yeux ouverts

Inscrit ou abonné ?
CONNEXION

UP', média libre
grâce à ses lecteurs
Je soutiens

rejoignez gratuitement le cercle des lecteurs de UP’

Agir sans attendre – Notre plan pour le climat

Agir sans attendre – Notre plan pour le climat d’Alain Grandjean, avec Marion Cohen et Kévin Puisieux – Préface de Nicolas Hulot – Edition Les Liens qui libèrent (LLL), 9 mai 2019 – 112 Pages

Quelle est cette folie qui enferme la France et l’Europe dans l’attentisme alors que se rapproche la catastrophe climatique ?
Nous n’investissons pas assez – loin de là – pour développer une économie sobre et durable. Pourquoi ? Parce que tous les gouvernements sont guidés par un diktat politique fondé sur le court-termisme et la priorité exclusive donnée aux contraintes économiques.
Cet ouvrage déconstruit un à un les arguments qui justifient l’inaction et propose une piste de sortie par le haut. En effet, aucune règle ne nous empêche d’agir.
 
Pour Nicolas Hulot, cet ouvrage « est l’aboutissement de travaux et de réflexions collectives. Il a cela de décisif qu’il trace un chemin d’action pour tout changer sans tout casser. Il démontre avec soin les marges qui existent dans l’interprétation et l’application des règles budgétaires que certains ayatollahs influents prétendent intangibles. Et il fait converger les analyses sur l’opportunité même économique d’agir dans cette période de taux d’intérêts très bas. Ce travail est véritablement la pièce manquante à des initiatives de poids en faveur d’une nouvelle étape de la construction européenne […] »
En effet, selon les auteurs, « l’Union européenne s’est enfermée dans un fétichisme budgétaire marqué par une dangereuse obsession du très court terme comptable ».
 
La démission fracassante de Nicolas Hulot, le 27 août 2018, l’a rappelé : il est temps de bousculer la léthargie politique des dirigeants européens et de profiter de la flexibilité que les traités de l’Union européenne autorisent. Aujourd’hui, la mise en oeuvre d’un véritable plan Marshall vert s’impose.
 
« Et, paradoxalement, créer une société de la sobriété bas carbone nécessite des investissements et un déploiement massif d’alternatives au monde des énergies fossiles – charbon, pétrole, et gaz naturel. Opter pour la sobriété dans notre consommation de chauffage et de climatisation requiert de rénover et d’isoler des millions de logements. Choisir la sobriété dans notre façon de nous éplacer exige entre autres le recours à des solutions de rechange, collectives et individuelles, à la voiture essence et diesel. Ce n’est pas par des appels à la vertu que chacun de nous pourra réduire les émissions de gaz à effet de serre ni la consommation d’énergie que son mode de vie induit […] Il faudra investir tant du côté de la puissance publique ( pour améliorer et développer les trasports en commun, mais aussi pour multiplier les bordes de recharge électrique) que de celui des ménages (par exemlple en changeant de véhicule).
« Même constat pour le logement. Plus spécifiquement encore, un ménage ne pourra réduire ou décarbonner sa facture énergétique que si l’urbanisme et l’aménagement du territoire sont repensés en fonction de cette contrainte, alors qu’ils ont été conçus pour un monde d’énergie (le pétrole et le gaz principalement), considérée comme bon marché et indéfiniment accessible. Ce qui est vrai pour les ménages l’est aussi pour la production d’énergie, l’industrie et les services publics. Dans tous les cas, il faut modifier parfois lourdement les équipements et les infrastructures, pour atteindre des objectifs ambitieux. »
« Quant à l’agriculture, elle aura aussi besoin d’investissements pour adopter des modèles durables et agroécologiques, moins consommateurs d’engrais et de produits phytosanitaires et plus pourvoyeurs de protéines végétales […]. 
En bref, pour mettre en oeuvre un modèle de développement compatible aves les limites de ce que peut supporter la planète, il faut investir plus, et autrement. Si, collectivement, nous ne répondons pas à cette urgence, la bataille sera perdue et il ne nous restera plus qu’à nous adapter individuellement. Les plus démunis seront les premiers à en pâtir. Il faut mettre beaucoup d’argent dans l’affaire. Nous verrons qu’il est possible de le trouver. »

LIRE DANS UP’ : Une banque pour le climat

Alain Grandjean est président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme (FNH). Polytechnicien, docteur en économie, c’est un spécialiste reconnu des questions environnementales.
 

0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
environnement et humanité
Article précédent

Cataclysmes - Une histoire environnementale de l'humanité

nature
Prochain article

Récréations Nature

Derniers articles de Livres Environnement-Climat

Aphorismes bohêmes

Aphorismes bohêmes, d’Ayerdhal – Edition Au diable vauvert, 15 octobre 2020 –

Colère !

Colère ! Contre les responsables de l’effondrement écologique, d’Eric La Blanche –

REJOIGNEZ

LE CERCLE DE CEUX QUI VEULENT COMPRENDRE NOTRE EPOQUE DE TRANSITION, REGARDER LE MONDE AVEC LES YEUX OUVERTS. ET AGIR.
logo-UP-menu150

Déjà inscrit ? Je me connecte

Afin de contribuer à l’effort d’information sur la crise actuelle du coronavirus, UP’ propose à ses lecteurs un accès gratuit aux derniers articles publiés relatifs à cette thématique.

→ Inscrivez-vous gratuitement pour poursuivre votre lecture.

REJOIGNEZ

LE CERCLE DE CEUX QUI VEULENT COMPRENDRE NOTRE EPOQUE DE TRANSITION, REGARDER LE MONDE AVEC LES YEUX OUVERTS ET AGIR

Vous avez bénéficié de 3 articles gratuits pour découvrir UP’.

Profitez d'un accès illimité à nos contenus !

A partir de 1.70 € par semaine seulement.
0 Partages
Partagez
Tweetez
Partagez
WhatsApp
Email
Print