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Les feux sont un désastre pour la faune sauvage

Les feux sont un désastre pour la faune sauvage

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Lynx du désert, cerf corso-sarde, oiseaux, rongeurs et reptiles… Le WWF s’inquiète des conséquences des incendies qui ravagent le bassin méditerranéen et la Russie pour une partie de la faune sauvage, dont elle a commencé à dresser la liste.

« Au niveau mondial, les incendies d’origine humaine compromettent la survie de la faune sauvage, tuée ou blessée par le contact direct avec les fumées et les flammes ou qui souffre d’une destruction importante de son habitat », explique à l’AFP Margaret Kinnaird, responsable faune au Fonds mondial pour la nature (WWF).

Difficile toutefois de savoir quel sera l’impact exact sur chaque espèce, en particulier celles déjà menacées, complète Craig Hilton-Taylor, responsable de la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de nature (UICN). Cette liste répertorie les espèces animales et végétales en fonction de leur risque d’extinction. « Il y a tellement de feux qu’il est impossible de savoir ceux qui sont sérieux et auront un impact », qui dépend également de la capacité des espèces à fuir ou à résister aux flammes, « certaines pouvant même prospérer après un incendie ». Bref état des lieux :

En Turquie

Selon les premières observations du WWF, « les forêts et les montagnes des provinces de Mugla et d’Antalya, où résident les espèces iconiques du caracal (ou lynx du désert, un félin) et de la chèvre sauvage égagre, ont subi des dégâts importants ».

Ces territoires abritent aussi une espèce endémique de rongeur, le lérotin laineux, poursuit WWF. « Les populations locales de 121 espèces en danger pour Antalya et 87 espèces menacées pour Mugla pourraient avoir été touchées, dont cinq espèces de hibous, cinq de pics, 21 de reptiles et d’amphibiens », précise l’ONG.

En Grèce

WWF parle de « catastrophes majeures », « les feux de forêt récents ayant frappé des écosystèmes vitaux et d’innombrables animaux sauvages et domestiques ».

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« Le nord de l’Attique est la seule zone dans le sud de la Grèce où vit toujours le cerf élaphe, en danger critique d’extinction » dans le pays. Le plus grand cervidé des forêts d’Europe a souffert du braconnage et de la destruction de son habitat. Cette zone abrite aussi deux meutes de loups gris, espèce protégée au niveau européen et est une zone importante pour les animaux vivant dans les forêts de conifères (renards, écureuils, bécasses), explique WWF.

En Italie

Le parc national de l’Aspromonte, qui s’étend sur une majeure partie de la région de la Calabre, a connu plusieurs incendies. Il abrite, entre autres, un petit rongeur rare endémique de la zone, semblable à un loir (Dryomys nitedula aspromontis) et des arbres centenaires.

« En Sardaigne, une des régions les plus riches en biodiversité de la Méditerranée, les flammes menacent aussi la survie de plusieurs espèces endémiques », s’inquiète WWF, dont le cerf sardo-corse, sauvé de l’extinction dans les années 1980, la perdrix gambra et le lièvre sarde. Les feux ont aussi tué un nombre important de reptiles, dont des tortues bordées, déplore l’ONG. « Toute destruction d’habitats forestiers dans le centre et le Sud de l’Italie, comme ceux détruits par les flammes dans les Abruzzes, en Sardaigne, dans les Pouilles et en Sicile, a un fort impact sur la vie sauvage et des écosystèmes importants déjà menacés par la fragmentation, la transformation des terres, la chasse, le braconnage et l’exploitation forestière illégale », insiste WWF.

En France

Un violent incendie dans le sud est en train de ravager pour partie la réserve naturelle de la plaine des Maures, l’un des «derniers spots à abriter la tortue d’Hermann, dernière tortue terrestre d’Europe » indique à l’AFP Concha Agero, directrice-adjointe de l’Office français de la biodiversité (OFB). La tortue d’Hermann ne vit en France que dans le Var et en Corse. Sa population est estimée à 15.000 dans le Var, dont 10.000 sur la seule réserve. « On espère que comme lors de précédents feu, elle s’est enfouie sous terre et que certaines ne sont que partiellement brûlées », ajoute-t-elle.

En Russie

Les vastes forêts de la république sibérienne de Iakoutie sont en proie aux flammes qui menacent de nombreux grands animaux vivants dans les aires protégées de la région, des espèces communes dans cette zone comme le wapiti, le renne sauvage, le chevreuil, l’ours brun, le glouton, le lynx et l’écureuil volant et des espèces plus rares comme le cerf porte-musc (reconnaissable à ses deux canines supérieures en forme de longs crocs effilés), le mouflon des neiges, une espèce de marmotte, la grue blanche, la grue noire, le faucon gerfaut, le faucon pèlerin, le pygargue à queue blanche et l’aigle royal, énumère le WWF.

Avec AFP

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christian.campiche@bluewin.ch
2 mois

Vous énumérez les conséquences des catastrophes, c’est très bien, mais la surprise serait surtout d’énoncer des solutions. Là on assiste impuissant à l’apocalypse.

Emmanuelle V
2 mois

Des solutions oui. Vous avez totalement raison. Mais il est essentiel d’informer … trop de gens doutent encore de la catastrophe qui se déroule devant nos yeux … la plupart de ces incendies sont du fait de l’homme. Ils pourraient être évités ou minimisés.

gilliane l
2 mois

« les incendies d’origine humaine compromettent la survie de la faune sauvage, » dit Margaret Kinnaird. S’il est probable que l’homme est souvent à l’origine des feux, ce n’est pas toujours le cas. L’impact sur la faune serait différent ?

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