Regardez le monde
avec les yeux ouverts

Inscrit ou abonné ?
CONNEXION

UP', média libre
grâce à ses lecteurs
Je rejoins

rejoignez gratuitement le cercle des lecteurs de UP’

Lancement officiel de la 1ère éolienne en mer en France : Floatgen

Commencez
La première éolienne installée au large des côtes françaises s’appelle Floatgen. Equipée d’une fondation flottante conçue par le spécialiste français Ideol et construite par Bouygues Travaux Publics sur le port de Saint-Nazaire, elle sera installée au large du Croisic, sur le site d’essais SEM-REV de l’Ecole Centrale de Nantes.
Sa construction a été lancée officiellement le 1er juin à Biarritz, lors du salon Seanergy dédié aux énergies marines renouvelables.
 
Plus de 3000 éoliennes en mer (ou offshore) sont installées à travers le monde – dont la très grande majorité sont dites « posées », c’est-à-dire dont la fondation est en contact direct avec les fonds marins – mais toujours aucune en France. Elles permettent de convertir la force du vent en électricité. Le terme anglais « offshore » signifie littéralement « hors côtes », par opposition aux éoliennes terrestres ou « onshore ». Ces éoliennes fonctionnent selon le même principe que les modèles terrestres traditionnels : elles utilisent l’énergie cinétique du vent pour la transformer en électricité.
Le vent fait tourner des pales, généralement trois. Celles-ci entrainent un générateur qui transforme l’énergie mécanique créée en énergie électrique, suivant le principe d’une dynamo. La différence principale entre un modèle marin et terrestre d’éolienne tient à la nature des fondations, qui lui permettent d’être fixée dans le sol ou ancrée au fond de la mer. Les éoliennes offshore doivent également être très robustes afin de résister aux conditions marines difficiles.
 
Porté par un consortium européen de sept industriels et organismes de recherche, Floatgen fait figure de première à plusieurs titres. Première éolienne en mer en France donc – les premiers tours de pale de cette éolienne de 2 MW sont attendus dès 2017–, mais également premier démonstrateur de 2MW grandeur nature utilisant la technologie « Damping Pool® » , brevetée et développée par la société française IDEOL. Il s’agit d’un flotteur de surface, en forme d’anneau rectangulaire, relativement compact, à faible tirant d’eau et au comportement hydrodynamique extrêmement performant, permettant de réduire significativement le coût de l’éolien flottant. Le puits central situé à l’intérieur du flotteur est conçu et dimensionné pour permettre l’amortissement des mouvements du flotteur, grâce aux phénomènes de ballotement de l’eau retenue à l’intérieur, et ainsi de réduire les mouvements induits sur la turbine.
 
 
L’objectif de ce projet est de démontrer l’immense potentiel de l’éolien en mer flottant à échelle commerciale pour produire de l’électricité d’origine renouvelable loin des côtes donc sans impact visuel et au meilleur coût grâce à la qualité du gisement de vent au large.
 
Il permet également de souligner le potentiel industriel de cette nouvelle filière, créatrice de retombées économiques au plus proche des sites d’installation. L’activité de construction de la coque, en béton, génère de nombreux emplois localement ; les sites industriels des principaux fournisseurs en bénéficient également, comme en témoigne le contrat de fourniture du système d’ancrage signé avec la société Le Béon.
 
Photo : De gauche à droite : Nicolas Jestin, Directeur commercial de Bouygues Travaux Publics ; Paul de la Guérivière, PDG d’Ideol, Arnaud Poitou, directeur de Centrale Nantes ; Clément Mochet, directeur commercial de Le Béon
 
Le lancement officiel de la construction a donc été annoncé lors de la signature de contrats réunissant Ideol, l’Ecole Centrale de Nantes et Bouygues Travaux Publics.
Pour   Paul   de   la   Guérivière,   PDG   d’Ideol, « Floatgen est une étape essentielle pour la société puisqu’elle va aboutir à la mise à l’eau d’une première unité de notre  technologie,  mais c’est aussi un moment important pour la France et l’Europe, qui, sur ce marché émergent, ont l’opportunité de devenir leader mondial ».
Pour Arnaud Poitou, directeur de Centrale Nantes, Floatgen est un « Evénement marquant dans l’histoire de l’école. Notre site d’essais en mer SEM-REV, projet visionnaire en 2007, se révèle aujourd’hui un instrument indispensable au développement d’une nouvelle filière industrielle en France ».
 
Pour Benoît Lange, directeur commercial de Bouygues Travaux Publics, « Notre investissement dans le projet Floatgen marque la volonté de la société de valoriser, dans le cadre des Energies Marines Renouvelables, une large expérience dans la réalisation d’infrastructures portuaires et maritimes, en France et à l’international. Les flotteurs en béton, produits à une échelle industrielle, seront une solution compétitive pour l’éolien en mer ».
 
La construction commencera dès le mois de septembre sur le port de Saint-Nazaire, où la fondation flottante sera construite par Bouygues Travaux Publics, mobilisant près de 80 emplois sur site. Une fois la coque achevée, l’éolienne sera installée, à quai, sur sa fondation. L’ensemble sera remorqué au printemps vers le site d’installation au large du Croisic, SEM-REV, 1er site d’essais en mer au monde multi-technologies connecté au réseau électrique, propriété de Centrale Nantes et opéré conjointement avec le CNRS. Une fois arrivée sur site, l’éolienne sera raccordée au système d’ancrage et au câble d’export de l’électricité.

Floatgen, un projet porté par sept partenaires européens

Ce projet, débuté en 2013, réunit sept partenaires : Ideol, qui conçoit et fournit l’ensemble du système flottant (la fondation, le système d’ancrage et le câble d’export de l’électricité) et l’éolienne, École Centrale de Nantes, qui apporte son expertise en génie océanique et met à disposition son site d’essais en mer, Bouygues Travaux Publics, qui construit la fondation flottante, l’Université de Stuttgart qui contribue aux simulations en phase d’étude, RSK GROUP en charge de l’analyse de l’impact environnemental, ZABALA responsable du management du projet et enfin FRAUNHOFER- IWES dont le rôle est de réaliser une analyse comparative de différentes solutions flottantes.
Il est soutenu par l’Union Européenne dans le cadre du programme FP7, par l’ADEME dans le cadre du Programme des investissements d’avenir et par la région Pays de la Loire. Ce projet préfigure l’installation dans les toutes prochaines années de fermes éoliennes flottantes pilotes puis commerciales.
 
Plus d’infos sur www.floatgen.eu
 
 

Nous avons un message pour vous…

En octobre dernier nous avons pris l’engagement que UP’ Magazine accordera au dérèglement climatique, à l’extinction des espèces sauvages, à la pollution, à la qualité de notre alimentation et à la transition écologique l’attention et l’importance urgentes que ces défis exigent. Cet engagement s’est traduit par le partenariat de UP’ Magazine avec Covering Climate Now, une collaboration mondiale de 250 médias sélectionnés pour renforcer la couverture journalistique des enjeux climatiques.

Nous promettons de vous tenir informés des mesures que nous prenons pour nous responsabiliser à ce moment décisif de notre vie. La désinformation sur le climat étant monnaie courante, et jamais plus dangereuse qu’aujourd’hui, il est essentiel que UP’ Magazine publie des rapports précis et relaye des informations faisant autorité – et nous ne resterons pas silencieux.

Notre indépendance éditoriale signifie que nous sommes libres d’enquêter et de contester l’inaction de ceux qui sont au pouvoir. Nous informerons nos lecteurs des menaces qui pèsent sur l’environnement en nous fondant sur des faits scientifiques et non sur des intérêts commerciaux ou politiques. Et nous avons apporté plusieurs modifications importantes à notre expression éditoriale pour que le langage que nous utilisons reflète fidèlement, mais sans catastrophisme, l’urgence environnementale.

UP’ Magazine estime que les problèmes auxquels nous sommes confrontés dans le cadre de la crise climatique sont systémiques et qu’un changement sociétal fondamental est nécessaire. Nous continuerons à rendre compte des efforts des individus et des communautés du monde entier qui prennent courageusement position pour les générations futures et la préservation de la vie humaine sur terre. Nous voulons que leurs histoires inspirent l’espoir.

Nous espérons que vous envisagerez de nous soutenir aujourd’hui. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à offrir un journalisme de qualité, ouvert et indépendant. Chaque abonnement des lecteurs, quelle que soit sa taille, est précieux. Soutenez UP’ Magazine à partir d’1.90 € par semaine seulement – et cela ne prend qu’une minute. Merci de votre soutien.

Je m’abonne →

0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
chimie verte Increase
Article précédent

Increase: quelles sont les ressources de demain ?

degrés bleus
Prochain article

Degrés bleus: récupérer la chaleur des eaux usées pour se chauffer

Derniers articles de Transition écologique et énergétique

REJOIGNEZ

LE CERCLE DE CEUX QUI VEULENT COMPRENDRE NOTRE EPOQUE DE TRANSITION, REGARDER LE MONDE AVEC LES YEUX OUVERTS. ET AGIR.
logo-UP-menu150

Déjà inscrit ? Je me connecte

Inscrivez-vous et lisez trois articles gratuitement. Recevez aussi notre newsletter pour être informé des dernières infos publiées.

→ Inscrivez-vous gratuitement pour poursuivre votre lecture.

REJOIGNEZ

LE CERCLE DE CEUX QUI VEULENT COMPRENDRE NOTRE EPOQUE DE TRANSITION, REGARDER LE MONDE AVEC LES YEUX OUVERTS ET AGIR

Vous avez bénéficié de 3 articles gratuits pour découvrir UP’.

Profitez d'un accès illimité à nos contenus !

A partir de 1.70 € par semaine seulement.
0 Partages
Partagez
Tweetez
Partagez
WhatsApp
Email
Print