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arts et cultures

Hortus 2.0 Art numérique cet été en Avignon

Le fond de dotation EDIS organise du 2  juin à fin septembre 2017 l’exposition Hortus 2.0, au cœur de la ville d’Avignon. Une exposition-parcours dédiée au thème du Jardin et à ses infinies merveilles et métamorphoses. Du musée Louis Vouland à la Chapelle Saint-Charles et au musée Angladon, une vingtaine d’installations et 12 artistes qui s’intéressent au foisonnement ou à la vulnérabilité de la nature et explorent les potentialités des nouveaux médias, feront résonner le matériel et l’immatériel, le sonore et l’olfactif, le visuel et le tactile… L’occasion de confronter la vision de ces créateurs à la trace que ce thème laisse dans l’imaginaire de tous.
Photo : Oeuvre "PleasantPlaces" de Davide Quayola
 
Soutenant depuis 2012 l’art des nouveaux médias, le fonds de dotation EDIS organise durant l’été 2017 l’exposition Hortus 2.0. au cœur d’Avignon, qui sera répartie sur différents sites ; l’épicentre se situant au Musée Louis Vouland pour rayonner sur deux lieux, la chapelle Saint-Charles et le Musée Angladon. Une performance sera également présentée à la Collection Lambert lors des journées du patrimoine.
 
Le jardin sera la thématique de cette exposition, faisant écho aux fresques du Palais des Papes et aux jardins de la ville, et permettant au public d’assister au dialogue qui s’instaurera entre les richesses patrimoniales de la Ville et l’imaginaire artistique des créateurs d’aujourd’hui. Une trentaine d’œuvres, dont certaines spécifiquement créées pour les espaces qui les accueillent, composeront au sein du musée L.Vouland un unique parcours sensoriel. Avec le jardin pour fil conducteur, les artistes, de renommée nationale et internationale, se sont intéressés à son foisonnement et à la vulnérabilité de la nature.
 
Black Square de Antoine Schmitt, 2016
 
A l’ère du numérique et d’une recherche scientifique mettant à leur disposition de nouvelles technologies, ils nous présentent des œuvres matérielles ou immatérielles, spatiales ou lumineuses, interactives ou génératives. Herbiers numériques, végétations odorantes, sculptures végétales en 3D, jardin sonore et plantes tactiles dessinent au regard des collections d’arts décoratifs du musée, les contours d’un jardin devenu le lieu de toutes les métaphores et transfigurations artistiques. « Pleasant places », une installation vidéo monumentale de l’artiste italien Davide Quayola, prendra place dans le chœur de la Chapelle Saint-Charles. La nature apparaîtra au public sous la forme d’une pure abstraction mouvante, spectaculaire et immersive.
Quant au musée Angladon, Vincent Broquaire y déroulera son univers graphique, ludique et surprenant, en révèlant les Micro-mondes technologiques qui peuvent se cacher derrière de simples plantes.
 
Installation « micro-mondes » - 2014 Installation vidéo In situ, 2 écrans, dimensions variables de Vincent Broquaire
 
Oeuvre de Momoto Seto
 
Grâce à Hortus 2.0, le public pourra confronter sa propore conception du jardin à celle des artistes présents, comme HICHAM BERRADA, VINCENT BROQUAIRE, FRANCE CADET, MIGUEL CHEVALIER, EDMOND COUCHOT & MICHEL BRET, BERTRAND GADENNE, LAURENT PERNOT, QUAYOLA, SCÉNOCOSME, ANTOINE SCHMITT et MOMOKO SETO.
 
Herbarius de Miguel Chevalier
 
Le parcours croise ainsi des approches thématiques diversifiées : du jardin des délices et des vanités au jardin comme lieu de mémoire et de refuge, de l’équilibre écologique à l’expérimentation technique. Hortus 2.0 invite le visiteur à appréhender sa propre perception du jardin face à des différentes écritures artistiques et transformations technologiques du monde contemporain.
 
Musée Louis Vouland 17, rue Victor Hugo – 84000 Avignon
Chapelle Saint-Charles 4, rue Saint-Charles – Avignon
Musée Angladon 5, rue Laboureur – 84000 Avignon
Collection LAMBERT 5, rue Violette – 84000 Avignon
 
Source : Artsiwmic.fr

 
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Jivya Soma Mashe à la galerie Hervé Perdriolle

Le galeriste Hervé Perdriolle, collectionneur et spécialiste des « Autres maîtres de l’Inde », ces artistes contemporains de l’art tribal et de l’art populaire, présente Jivya Soma Mashe, le légendaire artiste de la tribu Warli en Inde, dont les peintures comptent parmi les plus renommées d’Inde, à 200 km au nord de Bombay. Jivya Soma Mashe a métamorphosé l'aspect abrupt des peintures éphémères en un style libre et franc d'où émane une grande sensibilité. Chaque détail de ses peintures en est le témoignage. Le trait, la ligne et les points qui foisonnent, fourmillent, sur la toile vibrent et s'agencent au grè de compositions habiles qui, elles-mêmes, renforcent la vibration de l'ensemble. Le détail et la composition générale de l'œuvre sont, l'un et l'autre, au service de la vie et du mouvement. Les thèmes récurrents de son œuvre, l'activité quotidienne des siens et les légendes Warli, sont le prétexte à un éloge constant de la vie et du mouvement. Jusqu’au 19 juin 2017.
Photo : JIVYA SOMA MASHE "DOUBLE FISHNET" 2008, acrylique et bouse de vache sur toile 138 X 237CM. Collection Agnès B.
 
L'histoire de Jivya Soma Mashe est singulière. Abandonné par sa famille dés son plus jeune âge, il s'enferme dans un mutisme total. Sa seule façon de s'exprimer est le dessin. Cette pratique quotidienne, d’un art jusqu’alors exclusivement éphémère et pratiqué aux seules occasions des rites Warlis, attire l’attention des premiers émissaires du gouvernement, en charge de conserver et de promouvoir l'art des Warlis. Son talent fut très vite remarqué au niveau national, recevant directement de la main des plus haut responsables politiques de l’Inde – tels Nehru ou encore Indira Gandhi - les plus importantes récompenses artistiques indiennes, puis au niveau international, participant à des expositions remarquées dont les Magiciens de la terre, en 1989.
 
Jiva Soma Mashe - Photo ©Romain Mounier Poulat
 
De cette période de repli sur lui-même, Jivya Soma Mashe semble avoir conservé un imaginaire et surtout une sensibilité hors du commun. Le travail sur des supports comme le papier et la toile lui ont permis de s'affranchir des contraintes de la surface irrégulière et escarpée du mur. Jivya Soma Mashe a métamorphosé l'aspect abrupt des peintures éphémères en un style libre et franc d’où émane une sensibilité propre. La marche est omniprésente tant dans les paysages warli, avec ses innombrables pistes marquant le sol comme les vestiges d’une sédentarisation inachevée, que dans les peintures de Jivya Soma Mashe. Dans ses peintures, la marche s’inscrit également sous la forme de pistes, représentées le plus souvent par une simple ligne. Une ou plusieurs lignes, qui parcourent et structurent la toile, nous invitent à suivre ses personnages toujours en mouvement, ses « marcheurs » dont la forme rudimentaire et hardie évoquent les silhouettes, elles aussi élémentaires et décidées, d’autres « marcheurs » célèbres représentés, ou figurés, par Alberto Giacometti, Charlie Chaplin ou encore Jacques Tati.
 
Jivya Soma Mashe 1997 acrylic and cow dung on canvas 100x125 cm 
 
En regardant attentivement les peintures de Jivya Soma Mashe, ce qui frappe le plus c’est le « mouvement », la qualité du détail, la légèreté et, dans un même temps, la précision du trait. L’hésitation n’existe pas dans l’oeuvre de Jivya Soma Mashe. L’artiste va à l’essentiel tant dans le dessin que dans la composition. Directement, sans ambages, avec la simplicité de l’évidence, de l’ingénue, du naturel. Chaque détail de ses peintures en sont le témoignage. Le trait, la ligne et les points foisonnent, fourmillent, sur la toile vibrent et s'agencent au grès de compositions habiles qui, elles même, renforcent la vibration de l'ensemble.
 
Jivya 2013 april 127x165cm 
 
Le détail et la composition générale de l'œuvre sont, l'un et l'autre, au service du mouvement. Les thèmes récurrents de son œuvre, l'activité quotidienne des siens et les légendes Warli sont elles aussi le prétexte à un éloge constant du mouvement.
 
"Il y a les êtres humains, les oiseaux, les animaux, les insectes, etc. Jour et nuit il y a du mouvement. La vie est mouvement." Par ses propos, Jivya Soma Mashe, décrit le sentiment profond qui anime l'âme Warli. Adivasi, premiers habitants, les Warli nous parlent des temps les plus anciens et évoquent une culture ancestrale dont l'étude approfondie permettrait peut-être de révéler quelques-uns des fondements culturels et religieux de l'Inde moderne.
Jivya Soma Mashe a arrêté de peindre durant l'été 2016.
 
Voyage sur les terres Warli
 
Jivya Soma Mashe fait partie de la tribu Warli. Située dans le Thane District, à approximativement 150 km au nord de Bombay, la tribu Warli compte encore aujourd'hui plus de 300 000 membres. Les Indiens appellent les peuples issus des communautés tribales les « Adivasis », littéralement les premiers habitants.
 
Les Warli n'ont rien à voir avec l'hindouisme. Ils ont leur propre mode de croyance, de vie et de coutume. Les Warli parlent un dialecte qui ne s'écrit pas. Il est un mélange de mots issus du sanskrit, du Maharati et de Gujarati. Le mot Warli viendrait du mot "warla" qui désigne une parcelle de terrain, un champs. Yashodara Dalmia, dans son livre intitulé "The painted Word of the Warlis", note que les Warli seraient le prolongement d'une tradition dont les origines se situent entre 2 500 et 3 000 avant JC.
 
Leurs peintures murales s'apparentent à celles faites dans les grottes de Bhimbekta, dans le Madya Pradesh. L'iconographie extrêmement rudimentaire de leurs peintures murales est construite autour d'un vocabulaire graphique des plus basiques : le rond, le triangle et le carré. Le rond et le triangle sont nés de l'observation de la nature ; le rond de l'observation de la lune et du soleil et le triangle de celles des montagnes, et plus particulièrement de la montagne sacrée au sommet acéré, aigu, ou des arbres aux cimes pointées vers le ciel. Seul le carré ne semble pas né de l'observation de la nature et apparaît alors comme une création de l'homme afin de délimiter l'enclos sacré, la parcelle de terrain.
Les corps des êtres humains, comme ceux de nombreux animaux, sont représentés à l'aide de deux triangles inversés qui se rejoignent en leurs pointes respectives, le triangle supérieur figure le torse, le triangle inférieur évoque le bassin. L'équilibre précaire de ces triangles symbolise l'équilibre de l'univers, du couple.
 
Jivya Soma Mashe biographie sélective :
1975 - Gallery Chemould, Bombay, Inde.
1989 - Magiciens de la Terre, Centre Pompidou, Paris, France.
1998 - Other Masters, New Craft Museum, New Delhi, Inde.
2003 - Richard Long, Jivya Soma Mashe, Dialog, Museum Kunst Palast, Düsseldorf, Germany.
2004 - Richard Long, Jivya Soma Mashe, Un Incontro, PAC, Milano, Italy.
2006 - Jivya Soma Mashe and the Warli Tradition, Shippensburg University, USA.
2007 - Nek Chand, Jivya Soma Mashe, Halle Saint-Pierre, Paris, France.
2007 - Warli, paintings by Jivya Soma Mashe and Balu, Gallery Chemould, Mumbai, India.
2009 - Prince Claus Award, Amsterdam, Hollande.
2010 - Autres Maîtres de l’Inde, Musée du Quai Branly, Paris France.
2010 - Hervé Perdriolle Galerie, Paris
2011 - (M)other India, Galerie du Jour/Agnès B., Paris
2012 - Histoires de voir, Fondation Cartier, Paris
2013 - Formas Biograficas, Reina Sofia, Madrid
2015 - Chinese Utopia Revisited, BOZAR, Bruxelles
2016 - Triennale di Milano
 
Expositions 2017 :
GALERIE HERVE PERDRIOLLE, RUE GAY LUSSAC PARIS 5ème
SALON DU PANTHEON, 13 RUE VICTOR COUSIN 75005 PARIS JUSQU'AU 19 JUIN, DU LUNDI AU VENDREDI DE 15H A 19H
SEOUL MUSEUM OF ART DU 30 MAI AU 15 AOUT 2017

 
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Exposition Valerian et Laureline en mission pour la Cité

La Cité des sciences et de l’industrie présente du 13 juin 2017 au 14 janvier 2018 l’exposition Valérian et Laureline en mission pour la Cité, consacrée aux aventures de ces deux agents spatio-temporels imaginés en 1967 par Jean-Claude Mézières (dessin) et Pierre Christin (scénario). Une exposition à découvrir par les chemins de traverse, avec une ligne de programmation regroupant les expositions dont le sujet n’est pas à première vue scientifique ni technique mais qui permet d’y conduire par des chemins détournés. Il s’agit ici de montrer la science où on ne l’attend pas, en invitant à sa table la grande famille des créateurs. Une occasion unique de décoder scientifiquement un univers singulier et foisonnant qui a conquis, au fil du temps et des aventures de leurs deux héros, un public de plus en plus nombreux. Cette œuvre prend place au XXVIIIe siècle et dévoile un univers singulier, tiré de l’imagination fertile de ses deux créateurs. Les personnages y sont fabuleux, les civilisations extraordinaires, les inventions excentriques, et pourtant, les sujets soulevés – la mondialisation, le changement climatique, le racisme ou encore les totalitarismes – sont étonnamment actuels.
 
En 2017, Valérian et Laureline font escale à la Cité des sciences et de l’industrie. C’est un événement car, pour la première fois, notre établissement propose un dispositif de fiction augmentée. Avec la complicité de Mézières et Christin d’abord, qui ont sélectionné avec soin une quarantaine de planches originales. Avec celle de trois scientifiques fondus de BD ensuite, invités à décrypter la science qui se tient sous la fiction. Avec celle de la réalité augmentée, enfin, pour marier ces deux registres de narration. Pour résumer : Fiction + Science + Réalité augmentée = Fiction augmentée”. Bruno Maquart, président d’Universcience
 
À travers une quarantaine de planches originales et des reproductions magnifiées, l’exposition donne à contempler l’œuvre elle-même, et propose un dialogue entre Pierre Christin et trois scientifiques : Roland Lehoucq (astrophysicien), Alain Musset (géographe), et Jean-Sébastien Steyer (paléontologue), sur des sujets aussi variés que l’Univers, la civilisation, le sociopolitique ou encore la faune et la flore. Dans une scénographie immersive organisée en six alcôves autour d’une salle de projection, les planches se dévoilent aux visiteurs, notamment grâce à l’utilisation de la réalité augmentée et virtuelle.
 
D’ici et de là surgissent alors créatures et vaisseaux de la série dessinée grâce à l’application dédiée téléchargeable sur smartphone. Pendant et après la visite, l’application offre également un décodage scientifique en réalité augmentée. Une application qui permet également de savourer le dessin original de Mézières pour l’exposition ! Un flash sur le QR code, et l’affiche s’anime. 
 
Exposition à ne pas rater avant la sortie en salle en juillet prochain du blockbuster de Luc Besson "Valérian et la Cité des Mille Planètes".

Six alcôves positionnées autour d’une salle de vidéo projection

1. L’univers n’est pas vide, l’espace-temps est un ensemble mouvant homogène Planètes, galaxies et énergies composent cet espace que l’on appelle Univers.
 
Comment les auteurs ont-ils choisi de traduire cette réalité dans leur œuvre ? Par quels moyens Valérian et Laureline voyagent-ils dans le temps, distordant ainsi le fameux continuum historique ? Alors qu’ils recherchent des informations qui pourraient leur être utiles, ils découvrent dans les mondes qu’ils traversent des richesses potentielles et sont soumis à des dangers étonnants. Ni militaires, ni policiers ou justiciers, ni explorateurs, les deux héros sont plutôt des cosmo/ ethno/sociologues, souvent contraints de s’engager au-delà de la neutralité demandée. En ouvrant un portail sur la réalité augmentée, le visiteur plonge dans l’Univers. Roland Lehoucq, astrophysicien, explique l’espace et le temps et introduit des concepts-clés en astronomie.
 
2. Les civilisations sont potentiellement innombrables... et mortelles
L’univers de Valérian et Laureline regorge de mondes et de civilisations. Le passé, clé du voyage spatio-temporel, est illustré par des visions de ruines lointaines ou futures inspirées des univers picturaux d’Hubert Robert ou du Piranèse. Les destructions de civilisations sont dues à des peuples aussi variés que les Terriens, les malfrats de Rubanis, ou encore les monolithiques Wolochs, sortis de l’Univers en formation. Les voyages effectués par les deux héros ne sont pas sans faire références également au voyage de Darwin à bord du HMS Beagle et aux grands explorateurs des xviiie et xixe siècles, mêlant aventure humaine, observation rapprochée et recherche scientifique.
 
3. La faune et la flore Pierre Christin et Jean-Claude Mézières ont imaginé un bestiaire extraordinaire.
Ces créatures ont été décrites avec minutie dans l’Atlas cosmique de Valérian et Laureline (les Habitants du ciel) : Tüm Tüms, Schamils, Marcyams... Les “espèces” que rencontrent Valérian et Laureline sont fantastiques ! Mais que peut-on en dire à la lumière des connaissances actuelles ? Les Glapum’tiens sont-ils des sortes de méduses intelligentes ou des cétacés ? À quoi peuvent bien servir les ailes des Shingouz si ce n’est pour voler ? Ces formes de vie imaginaires sont-elles plausibles ? Une véritable enquête naturaliste est ici menée, les sciences de l’évolution apportant des premières pistes de réponse.
 
4. Les systèmes socio-politiques comme récit futur du monde.
 
Comment les auteurs questionnent-ils la société, l’histoire et le futur ? La série s’inscrit pleinement dans son temps et, à travers des aventures se déroulant en divers lieux lointains, analyse les travers et les grandeurs de leur époque. Précurseure en France dans le domaine de l’écologie et lanceuse d’alertes avant l’heure des désastres possibles de l’industrie (Bienvenue sur Alflolol), dénonçant les dérives de la finance (Métro Châtelet et ses suites), elle pointe aussi les manipulations médiatiques et génétiques, la vacuité du pouvoir (Rubanis), l’absurdité des conflits de race et de genre (Le pays sans étoile), l’irresponsabilité artistique (Les terres truquées), etc. Les deux agents spatio-temporels rencontrent au fil de leurs aventures des systèmes politiques qui vont de l’anarchie à la dictature contrôlée. La science-fiction permet à Mézières et Christin de mettre à nu des relations de pouvoir, tendant à leurs lecteurs comme un miroir.
 
5. Hommages et clins d’œil
Où et comment les auteurs trouvent-ils leurs inspirations ? Quelles peuvent bien être les peuplades lointaines et animales inconnues qui vivent dans le cosmos? Comment ont-ils imaginé leurs moyens de transport, leur architecture ? Dans l’ensemble de leur œuvre, Mézières et Christin se sont inspirés d’autres artistes et y font référence.
Le visiteur saura-t-il retrouver Renoir (Le déjeuner des canotiers), Pollock ou encore le Stanley Kubrick de 2001, l’Odyssée de l’espace ?
 
6. Les auteurs, “conversation” avec les scientifiques
La dernière section de l’exposition est une installation graphique conçue à partir d’un manuscrit de Pierre Christin. Le visiteur observe et écoute la conversation qui se déroule entre les deux auteurs et les scientifiques.
 
DÉCRYPTAGE SCIENTIFIQUE : Roland Lehoucq, Astrophysicien au CEA, professeur à l’École polytechnique ; Alain Musset, Géographe, directeur de recherches à l’EHESS ; Jean-Sébastien Steyer, Paléontologue au MNHN, chercheur au CNRS.
 
LA SALLE DE PROJECTION
 
Dans cette salle, on retrace la réalisation de la page 52 du dernier album de Valérian et Laureline. De la page blanche aux ultimes retouches, le scénariste et le dessinateur vont dialoguer pendant sept jours pour enfin arriver à la mise en couleur par Eveline Tranlé (coloriste), étape cruciale souvent ignorée du grand public.
 
Comment entrer en totale immersion dans l’exposition ?
Assister à l’envol d’Oiseaux-folie, au défilé de Shingouz ou de Mega-Insectes de Zahir, au déploiement du vaisseau de Valérian et Laureline, plonger dans un saut spatio-temporel ou encore toucher du doigt les plantes luxuriantes de Glapum’tien ?
 Tout cela est possible grâce à l’application gratuite pour smartphone. Pendant et après la visite, l’application offre également un décodage scientifique en réalité augmentée. Une application qui permet également de savourer le dessin original de Mézières pour l’exposition ! Un flash sur le QR code, et l’affiche s’anime...
 
L’exposition, ouverte à tous à partir de 10 ans, entre dans la ligne de programmation Chemins de traverse. Elle est réalisée avec le soutien de BNP Paribas, en collaboration avec Dargaud.
 
Cité des sciences et de l’industrie - 30, avenue Corentin-Cariou - 75019 Paris
 
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Oh couleurs ! Le design au prisme de la couleur

Le musée des Arts décoratifs et du Design de Bordeaux organise une exposition sur les liens entre la couleur et le design, qui se tiendra du 29 juin 2017 au 5 novembre 2017. Dans l’hôtel de Lalande, qui accueille le musée des Arts décoratifs et du Design, la couleur est partout présente, des boiseries vertes et or du Salon de Gascq aux boiseries jaunes de la Chambre jonquille. C’est cette identité très colorée du lieu qui a suscité le thème de l’exposition.
La forme est aussi couleur. Sans couleur, il n’y a pas de forme. Forme et couleur ne font qu’un. »
Johannes Itten, peintre, enseignant à l’école du Bauhaus (1919-1923)
 
Alors que les historiens du design ont privilégié les questions liées à la forme, à la fabrication, aux matériaux et aux nouvelles technologies, peu d’entre eux se sont intéressés à la couleur. Pourtant elle influence directement notre perception des objets et la façon dont on interagit avec eux. La couleur participe également de la définition des périodes et des styles. Autant d’aspects que les visiteurs pourront découvrir à travers des exemples constitutifs de l’histoire des objets et du design : les couleurs des Tupperware ; la place de la couleur dans l’oeuvre du designer Verner Panton ou encore le rôle méconnu de la décoratrice Paule Marrot pour la firme automobile Renault.
 
Paule Marrot
 
Le parcours donnera également à voir des objets d’une histoire oubliée ou méconnue du public occidental, comme ces boro japonais, vêtements populaires faits de morceaux de tissus assemblés, teints à l’indigo de façon artisanale.
Le musée étant voisin de la Cité Frugès de Le Corbusier, à Pessac, l’exposition fera une incursion du côté de l’architecture pour montrer le rôle qu’a joué la polychromie architecturale dans l’oeuvre de ce dernier, expérimentée pour la première fois en extérieur lors de la construction de cette cité ouvrière, dans les quartiers de Pessac, au sud-ouest de Bordeaux (1924-1926).
La couleur existe-t-elle ? ... Qu’est-ce que la couleur ? Les couleurs ne sont pas seulement présentes dans la lumière, ni seulement présentes dans la matière des objets éclairés, en fait, la couleur n’existe que s’il y a un spectateur pour en faire l’expérience. »
Verner Panton, conférence au Bella Center, Copenhague, 1982
 
Si le sujet est souvent écarté de l’histoire du design, c’est qu’il est insaisissable. La couleur n’existe pas en soi, elle n’est perceptible que dans la lumière et varie selon sa quantité, le support qui la reçoit et l’oeil qui la regarde.
 
Martin Szekely, vase Jaune-froid Marseille, 1988 - Réalisé dans le cadre de la commande publique 30 vases au Cirva
© Patrick Faigenbaum
 
Ainsi, rien de définitif ne peut être dit sur la couleur. Le parti pris de cette exposition sera donc de l’interroger à partir de différents points de vue, en donnant notamment la parole à des spécialistes des domaines du design, de la mode, de l’industrie et de la sociologie. Ils mettront en évidence l’ambiguïté du concept, sa plasticité au regard des objets, de leur processus de fabrication et de leur perception.
Mise en scène par le designer Pierre Charpin (créateur de l’année, Maison & Objet 2017), l’exposition prendra place dans un lieu exceptionnel, l’ancienne prison municipale de la rue Boulan, située à l’arrière du musée et construite au XIXe siècle par la Ville pour les services de police occupant alors l’hôtel de Lalande. Transformée en lieu de stockage pour les réserves du musée dans les années 1980, elle a été vidée afin d’ouvrir ses portes au public en septembre 2016.
Oh couleurs ! sera la première exposition présentée dans cet espace atypique.
Vernissage : le mercredi 28 juin à 19h
 

Commissariat de l’exposition : Constance Rubini, directrice du musée des Arts décoratifs et du Design (madd)

A son arrivée au madd, en 2013, Constance Rubini a sollicité le Haut Conseil des musées de France pour faire évoluer le nom du musée en « musée des Arts décoratifs et du Design » , portant déjà le projet de l’exposition Andrea Branzi, première rétrospective de cette figure tutélaire du Design. Une nouvelle identité de l’institution se dessine alors afin de rendre visible la volonté du musée de devenir un important lieu de diffusion de la culture du design en France.
Après un premier parcours dans le marché de l’art, en France et en Angleterre, Constance Rubini a rejoint le musée des Arts décoratifs à Paris en 1999. Elle y organise différentes expositions, parmi lesquelles Jean Royère, décorateur à Paris (1999-2000), Nobody’s Perfect, by Gaetano Pesce (2002-2003), Inga Sempé (2003) et Dessiner le design (2009-10) qui réunit les grands noms du design international sur la thématique du processus de création, manuel et numérique. En 2010, elle est commissaire générale de la Biennale Internationale de Design de Saint-Etienne, et commissaire de l’exposition La Ville Mobile.
 
Historienne du design, elle est, pendant cinq ans (2005-2010), rédactrice en chef de la revue de design et de recherche Azimuts publiée par la Cité du Design, et participe à différents ouvrages collectifs et revues. Professeur à l’Ecole des Arts décoratifs à Paris, maître de conférences à Sciences Po Paris, dans le Programme Cartographie de Bruno Latour, elle enseigne aujourd’hui à l’ECAL, à Lausanne.
En 2016, elle est nommée présidente du conseil d’administration du Cnap (Centre national des arts plastiques).

Scénographie de l’exposition : Pierre Charpin, designer

Né en 1962, diplômé de l’école des Beaux-Arts de Bourges en 1984, Pierre Charpin se consacre principalement, depuis le début des années 1990, au design de mobilier et d’objets, et aborde la couleur de façon jubilatoire. Entre 1993 et 1994, il séjourne à Milan dans le studio de George Sowden (ex-membre du groupe Memphis) et obtient, à son retour en France, une carte blanche du VIA (Valorisation de l’innovation dans l’ameublement). Dès lors, son travail s’articule autour de projets de recherches (le CIRVA en 1998/2001, le CRAFT en 2003/2005, la Design Gallery Milano avec les séries Stands en 2002 et Oggetti Lenti en 2005) mais également d’éditions avec des sociétés de renom telles que Alessi, Cristallerie de Saint-Louis, Hermès Maison, Japan Creative, Ligne Roset/Cinna, la Manufacture nationale de Sèvres, Pamar, Tectona, Venini, etc.
En 2005, il entame une collaboration avec la galerie Kreo qui édite ses pièces en série limitée. Plusieurs collections y font l’objet d’expositions personnelles : Platform en 2006, All‘aperto en 2008, 8 1/2 en 2009, Ignotus Nomen en 2011, Marbles & Clowns en 2015 à Londres...
 
Pierre Charpin est également scénographe. Il met en scène ses propres expositions monographiques au MUDAC, au Grand-Hornu Images et à la Villa Noailles, mais également des expositions thématiques comme Les sixties mode d’emploi (Musée de la Mode et du textile, Paris), Mobiboom (Les Arts Décoratifs, Paris) et Quali Cose Siamo, troisième édition de la Triennale Design Museum de Milan, organisée en 2010 par Alessandro Mendini.
Parallèlement à ses activités de designer, il enseigne de 1998 à 2008 à l’École supérieure d’Art et de Design de Reims et, depuis 2006, au sein du département Design industriel de l’École cantonale d’Art de Lausanne (ECAL).
Pierre Charpin a été désigné créateur de l’année 2017 à l’occasion du salon Maison & Objet.

Des personnalités du design, de la mode et des sciences sociales

Irma Boom, illustratrice et typographe néerlandaise
Irma Boom est une des figures majeures du graphisme international, maintes fois couronnée par de prestigieux prix, conceptrice de plus de 250 livres dont beaucoup sont devenus des références internationales et plus de 50 font partie de la collection permanente du Museum of Modern Art de New York. Pour Irma Boom, le livre n’est pas seulement un objet, il transmet des idées, des histoires qui parlent à tous les sens de l’humain. En écho à son ouvrage Colour - Based on Nature, intrigante exploration graphique de la couleur inspirée par les 80 sites naturels inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco, Irma Boom crée pour l’exposition un papier peint inspiré des couleurs de
Bordeaux, une analyse qui révèle avec subtilité la beauté de la ville.
 
Massimo Caiazzo, designer, consultant en couleur et vice-président de l’IACC Italia
(International Association of Colour Consultant)
Professeur en chromatologie à Vérone et à Milan, il collabore avec l’Atelier Mendini de 1990 à 2006 et quelques-unes des plus grandes sociétés internationales (Fiat, Lancia, Philips, Swatch, Alessi...) pour leur apporter son expertise en matière de couleur. Son travail porte essentiellement sur « des nouvelles perceptions du son et des couleurs ».
Designer engagé, il participe à de nombreux projets singuliers à but non lucratif tels que le réaménagement chromatique de la prison Milan- Bollate en 2008 ou de la cathédrale Santa Maria Maggiore à Mirabella Eclano en 2010.
Depuis 2015, il participe aux travaux de recherche sur la couleur des boiseries dans l’hôtel de Lalande. Pour cette exposition, il proposera une installation lumineuse inédite.
 
Olivier Saillard, historien de la mode et directeur du Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris
Nommé directeur du musée Galliera de Paris en 2010, Olivier Saillard, né en 1967, est historien de la mode. Il a organisé des expositions de mode parmi les plus innovantes. Salué par la critique pour son exposition Madame Grès, la couture à l’œuvre en 2011, il est également, en 2012, l’initiateur de la rétrospective Comme des Garçons : White Drama, des expositions Cristóbal Balenciaga, collectionneur de modes sur les Quais de Paris, à la Cité de la mode et du design, et The Impossible Wardrobe, présentant des tenues portées par Marie-Antoinette, Napoléon et Elsa Schiaparelli, au Palais de Tokyo.
 
Plus récemment, il a été commissaire de l’exposition Louis Vuitton : Voguez, Volez, Voyagez au Grand Palais (2015-2016).
Pour cette exposition, il présentera sa collection personnelle de baisers, empreints de rouge à lèvres. Des baisers laissés sur le papier qui sont comme autant de signatures intimes, dans des rouges tous différents témoignant de recherches chromatiques sophistiquées.
 
Michel Pastoureau, historien médiéviste, spécialiste des couleurs, des symboles et des animaux
Directeur d’études à l’École pratique des hautes études (EPHE), Michel Pastoureau occupe, depuis 1983, la chaire d’histoire de la symbolique occidentale. Il a été élu, le 28 avril 2006, correspondant français de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Il est membre de l’Académie internationale d’héraldique et président de la Société française d’héraldique et de sigillographie. Il a publié une quarantaine d’ouvrages, dont certains traduits dans plusieurs langues, consacrés à l’histoire des couleurs, des animaux et des symboles.
 
Le 3 novembre 2010, il reçoit le prix Médicis essai pour son ouvrage Les Couleurs de nos souvenirs. Il publie, la même année, un catalogue de 350 photographies, Couleurs, pour inaugurer un rapport différent à la couleur, à travers l’image. Il passe en revue le blanc, le rouge, le noir, le vert, le bleu et le jaune. À chacune de ces couleurs correspondent une cinquantaine de photographies qui en évoquent les valeurs et les significations, sans aucune légende.
Dans le cadre de l’exposition, il enrichit, de son point de vue de spécialiste, la section dédiée aux drapeaux, ces objets en deux dimensions qui véhiculent par leurs couleurs, l’identité entière d’un pays.
 
Arthur Rüegg, architecte, professeur à l’École polytechnique fédérale de Zurich (1991-2007), Suisse,spécialiste de l’oeuvre de Le Corbusier.
Diplômé de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) en 1967, il crée son propre bureau d’architecture en 1971. Enseignant à l’EPFZ de 1991 à 2007, il publie de nombreux ouvrages sur l’architecture moderne, la couleur et les aménagements intérieurs du Mouvement Moderne, et plus particulièrement sur Le Corbusier dont il devient un des plus grands experts : Polychromie architecturale : Les claviers de couleurs de le Corbusier de 1931 et de 1959 (1997), Le Corbusier : photographs by René Burri/Magnum : moments in the life of a great architect (1999), Le Corbusier : meubles et intérieurs 1905-1965 (2012).
Conscient de l’impact à la fois physique et psychologique de la couleur, Le Corbusier l’a placée au cœur de sa vision de l’architecture moderne. La collaboration avec l’entreprise de papier peint suisse Salubra lui offre l’opportunité de diffuser son approche de la polychromie architecturale à travers deux collections de papiers peints, les Claviers de couleurs, produites en 1931 et en 1959.
En raison de la proximité géographique avec la Cité Frugès - Le Corbusier à Pessac, ce travail de polychromie architecturale sera présenté dans l’exposition. Des visites seront également organisées sur place en collaboration avec la Ville de Pessac.
 
Annie Mollard-Desfour, linguiste-lexicographe et sémiologue
Annie Mollard-Desfour est chercheuse associée au laboratoire « Lexiques, Dictionnaires, Informatique », CNRS-Universités Cergy-Pontoise-Paris 13 Villetaneuse. De 1975 à 1992, elle a fait partie de l’équipe de rédaction du dictionnaire Trésor de la Langue Française, dictionnaire de la langue française des XIXe et XXe siècles. Spécialisée dans le lexique des couleurs, elle publie, depuis 1998, les différents volumes du Dictionnaire de la Couleur. Mots et expressions d’aujourd’hui (XXe et XXIe siècles). Ses diverses publications font d’elle une spécialiste reconnue du lexique chromatique français.
Elle est également rédactrice en chef de la revue Primaires (éd. Centre Français de la Couleur) et rédactrice en chef et éditrice de la revue Couleurs plurielles.
Présidente du Centre français de la Couleur de 2004 à 2016, elle est présidente fondatrice de « Couleurs vagabondes. Langage - Art - Société », membre d’Honneur du Comité Français de la Couleur et membre fondateur de l’ Académie de la Couleur.
Dans le cadre de cette exposition, elle apporte son expertise dans l’espace dédié au jaune méditerranéen, sur les liens étroits qui existent entre couleur, géographie, climat et lumière.

Autour de l’exposition

Les Vitrines Oh couleurs ! Le design au prisme de la couleur aux Galeries Lafayette par la designer Ionna Vautrin. Du 4 juillet au 31 juillet, la designer Ionna Vautrin investit deux vitrines des Galeries Lafayette pendant un mois pour présenter la collection Zoo, produite par Kvadrat en 2012, éditée par Elements Optimal en 2016.
À travers une collection de peluches colorées et surdimensionnées pour petits et grands, Zoo exploite de nombreuses nuances du tissu « Hallingdal 65 » proposé par Kvadrat. Des coussins aux formes simples et moelleuses sont vêtus de larges masques d’animaux : un toucan, un panda et une baleine.
Chacun de ces animaux mesure un mètre d’envergure, à la hauteur d’un enfant ils créent une présence distrayante, familière et amicale.
Au fil du temps ce petit zoo pourra s’agrandir avec de nouvelles espèces... À suivre !
Des ateliers pour enfants seront également proposés au sein des Galeries Lafayette.

Parcours hors les murs

La Maison Frugès - Le Corbusier, à Pessac, présente un ensemble de documents d’archives en lien avec la couleur, exposé autour de la grande maquette de la Cité Frugès réalisée par Henry Frugès et sa femme Christiane, en 1967.
Maison Frugès - Le Corbusier, 4, rue Le Corbusier - Pessac. Ouvert du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 19h ; dimanche : de 14h à 19h. Plus d’infos : 05 57 93 65 40 ou kiosque@mairie-pessac.fr
 
Les couleurs de Bordeaux :
- L’architecture : un parcours développé par Bordeaux Patrimoine Mondial, Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine avec des visites et des ateliers proposés à partir du mois de septembre autour des couleurs de l’architecture de la Ville de Bordeaux.
- Les décors cachés : un parcours développé par l’Office de Tourisme et des Congrès de Bordeaux Métropole
Plus d’infos : 05 56 00 66 00
 

Oh couleurs ! Une exposition présentée dans un lieu atypique : l’ancienne prison de la rue Boulan située à l’arrière du musée

Comme beaucoup de ces beaux hôtels particuliers, l’hôtel de Lalande a, en effet, été construit entre cour et jardin.
Mais lorsqu’en 1880 la municipalité de Bordeaux achète cet hôtel particulier, elle y installe l’hôtel de la police municipale et rase le jardin pour y construire une prison. Femmes, hommes, enfants, marins, marchandes, femmes publiques y sont incarcérés dans l’attente d’un jugement par le Petit Parquet, installé alors dans les anciens salons de l’hôtel particulier, aux côtés des services de la Police et des Mœurs.
En dépit de l’ouverture d’un premier musée en 1924, la prison à l’arrière de la parcelle demeure en activité jusque dans les années 1960. Réaménagé en réserves visitables en 1983, l’édifice évolue aujourd’hui afin d’accueillir les nouveaux espaces d’expositions temporaires du musée. Ce bâtiment est une belle architecture fonctionnelle. Les deux cours de promenade, symétriques, ont été couvertes dans les années 1980. Elles sont entourées par les anciennes cellules des prisonniers. De nombreux graffitis sur les murs évoquent encore ce passé.
L’exposition Oh couleurs ! Le design au prisme de la couleur sera la première exposition présentée dans ce nouvel espace.
 
Le musée des Arts décoratifs et du Design
Le musée est installé dans un hôtel particulier, l’hôtel de Lalande, construit à Bordeaux entre 1775 et 1779 pour le conseiller au parlement Pierre de Raymond de Lalande. Cette maison va changer de statut au fil du temps.
En 1880, elle est rachetée par la Ville qui y installe tout d’abord les services de police et y construit une prison, à l’arrière de l’hôtel, à l’emplacement du jardin. Puis la Ville établit un premier musée d’Art ancien, en 1924, qui sera transformé en musée des Arts décoratifs en 1955. En 1984, le musée est réaménagé pour évoquer une riche demeure aristocratique, emblématique du siècle des Lumières bordelais.
Récemment, en 2013, l’institution est renommée musée des Art décoratifs et du Design, signifiant ainsi la volonté d’en faire un lieu majeur de diffusion de la culture du design.
 
 
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