Instaurez une journée « sans couteau » pour lutter contre la surconsommation de viande

alimentation
« Si tout le monde se passait de viande une fois par semaine, la planète irait mieux » : à travers sa campagne « Ma journée sans couteau », la marque pionnière du bio et du végétarisme, Lima, entend crier haut et fort son passage au 100% vegan et sensibiliser les consommateurs aux dangers écologiques et sociaux liés à la surconsommation de viande. Une belle campagne de sensibilisation à la surconsommation de viande et de produits animaux. 
A la clé de cette mobilisation ? Une prise de conscience et des dotations au profit des cantines solidaires La Popote et Freegan Pony luttant à travers la promotion d’une alimentation végétarienne pour l’engagement solidaire et contre le gaspillage alimentaire.  La campagne durera jusqu’à la fin du mois de juin 2016.
 
L’élevage et la pêche ont aujourd’hui des conséquences dramatiques pour les humains, les animaux et l’environnement. Des solutions existent mais vont à l’encontre d’intérêts économiques. Face à l’inertie des pouvoirs publics, des citoyens, des personnalités et des organisations se mobilisent. Ils demandent des mesures énergiques pour faire baisser la production et la consommation de produits d’origine animale. 
C’est à partir de ce constat que la campagne « Ma journée sans couteau » a été initiée par Lima à l’occasion de son passage au 100% Vegan afin de défendre plus que jamais  un modèle d’alimentation végétarienne. Une conviction puisée dans son histoire de pionnier de l’alimentation biologique dans un contexte de crise écologique et sociale liée à la surconsommation de viande.
Pour rappel, voici quelques chiffres-clés parmi ceux présentés sur le site de la campagne :  
– 5 millions : ne pas consommer de la viande un jour par semaine équivaut à retirer 5 millions de véhicules de la circulation ;
– 18% : selon un rapport publié en 2006 par la FAO de l’ONU, l’élevage est responsable de 18% des émissions des gaz à effet de serre, plus que le secteur des transports ;
– 5 000 L : c’est l’économie d’eau réalisée par journée sans viande ;
– 260 ans de réserves mondiales de pétrole au lieu de 13 années aujourd’hui en optant pour une alimentation végétarienne. 
 
L’élevage est en soi un facteur de risque pour notre santé. Les systèmes industriels de production sont depuis longtemps la norme dans les pays développés et deviennent de plus en plus répandus dans les pays en développement. Le nombre énorme d’animaux élevés en confinement, dotés d’une variabilité génétique très pauvre, et soumis à une croissance rapide, crée des conditions idéales pour l’émergence et la propagation de nouveaux risques pathogènes. Sans parler des résistances aux antibiotiques : selon un rapport de l‘ANSES de 2015, comme les élevages sont propices aux maladies infectieuses, les éleveurs sont obligés d’utiliser beaucoup d’antibiotiques pour soigner leurs animaux. Cette utilisation massive des antibiotiques, comme thérapeutiques ou comme promoteurs de croissance, favorise le développement de souches bactériennes résistantes aux antibiotiques.
Certains ont cru pouvoir favoriser le poisson en remplacement de la viande. Mais aux ravages de la pêche sur la faune aquatique et sur les écosystèmes sont venus s’ajouter les effets de l’aquaculture, qui représente désormais 42% de la production totale de poisson.

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La surconsommation de viande, en particulier de viande rouge, tend à augmenter le risque de certaines maladies (comme le cancer du colon, les maladies cardio-vasculaires, l’obésité ou le diabète de type 2) et plus généralement augmente la mortalité (Etude Pan et al., 2012 (1)). Nous en arrivons à des situations ubuesques où les animaux paient deux fois pour notre boulimie de viande. 
L’OMS (2015) a officiellement classé la viande rouge parmi les cancérigènes probables chez l’humain et les viandes transformées (charcuteries, nuggets, corned-beef, « cordon bleus », etc.) parmi les cancérigènes certains chez l’humain.
L’école de santé publique de Harvard recommande de limiter notre consommation de viande à 90g par jour (nous en consommons actuellement 180g/j) et de limiter la consommation de laitages à deux portions par jours (nous en consommons entre 2,5 et 3 portions dans les pays occidentaux).
Le rapport de 2015 du Dietary Guidelines Committee américain (qui sert de base scientifique aux recommandations nutritionnelles officielles) enjoint les américains à végétaliser leur alimentation. Il fait du régime végétarien (incluant le régime végétalien) l’un des trois régimes alimentaires de référence, et ajoute qu’il a l’avantage d’être bénéfique à l’environnement.
 
 
S’il fallait encore essayer de convaincre du bien fondé de cette restriction carnivore, regardez les témoignages de l’association L214 qui diffuse depuis des années des vidéos témoignant d’actes de cruauté dans des abattoirs ou des élevages : oiseaux gavés, canetons broyés pour produire du foie gras, animaux maltraités… Un électrochoc qui en a réveillé plus d’un …

Des dotations pour les cantines solidaires La Popote et Freegan Pony

La participation massive des internautes à cette campagne « sans couteau » va permettre à Lima de débloquer 6 000 € de dotations pour le compte de deux cantines solidaires : Freegan Pony et La Popote. Cette dernière est une cantine ambulante pour les personnes sans abri. Sur le modèle d’une alimentation végétarienne, elle propose un moment de plaisir et de partage au bénéfice de tous. De son côté, Freegan Pony est une cantine alternative alimentée par les fruits et légumes invendus du marché de Rungis. Afin de sensibiliser tous les publics au gaspillage alimentaire, cette cantine située aux portes de Paris propose chaque jour des plats végétariens cuisinés par un chef et accessible à partir de 2 €. 
 
Mobilisez-vous ! Tous les consommateurs prêts à se passer de viande une journée par semaine sont invités à partager un selfie ou une photo de son repas végétarien avec le geste #sanscouteau sur Twitter, Instagram et les réseaux sociaux ou sur le site www.majourneesanscouteau.com.

 

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(1) Etude Pan, An, Qi Sun, Adam M. Bernstein, Matthias B. Schulze, JoAnn E. Manson, Meir J. Stampfer, Walter C. Willett, et Frank B. Hu. 2012. « Red Meat Consumption and Mortality: Results from 2 Prospective Cohort Studies ». Archives of Internal Medicine 172 (7): 555‑63. doi:10.1001/archinternmed.2011.2287
 

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