Une nouvelle étude dévoile les résultats d’une enquête nationale sur les comportements des Français face aux maladies chroniques graves. Un sondage qui montre un désarroi et une profonde solitude face à la gestion des problèmes de santé. 99,6 % des Français ignorent pouvoir éviter 80 % des facteurs de risque des maladies chroniques simplement en modifiant certaines mauvaises habitudes du quotidien ; 79 % des Français craignent de contracter un cancer et seulement 38 % essaient d’anticiper les maladies chroniques en changeant leur comportement.
« Le climat d’incertitudes de nos sociétés, la menace pandémique, le développement massif des maladies non transmissibles, la difficulté d’accès aux soins, les difficultés économiques de nos systèmes de soins, la nécessité d’être performant sont autant de raisons qui nous conduisent à devenir acteurs de notre santé et à nous protéger contre l’apparition de maladies chroniques. Mais il existe également une problématique bien ancrée dans notre société : le problème de la différenciation. La plupart des gens savent que la prévention est obligatoire et efficace, mais comment trouver un programme personnalisé répondant aux besoins de chacun, comme trouver l’information fiable ? C’est l’un des points que nous avons relevés grâce à cette enquête, mais cette étude met également en évidence une méconnaissance généralisée des moyens d’anticiper pour faire face à ces pathologies. Face à cette situation, la nécessité d’une approche holistique de la gestion de sa santé, que l’on soit malade ou pas, d’un accompagnement structuré, vraiment personnalisé, interactif et accessible à tout le monde, est une mission essentielle. L’objectif est de donner les moyens d’une meilleure anticipation pour se protéger des maladies chroniques et vivre plus longtemps et en bonne santé« , déclare Marc Salomon, Cardiologue, Interne des Hôpitaux de Marseille, spécialiste en maladies cardio-vasculaires et en médecine préventive et cofondateur de la plateforme de santé Anticyp.
Anticyp, l’assistant personnel de santé pour anticiper ses problèmes de santé, est le commanditaire de cette enquête nationale menée auprès de 5 101 personnes.
1 français sur 2 n’a pas conscience des risques de maladies chroniques graves
Parmi toutes les maladies chroniques graves, certaines font plus peur aux Français que d’autres. Plus de 26 % craignent énormément ces maladies et 33 % moyennement, soit plus de 58 % des Français qui vivent dans l’angoisse de tomber malade.
Dans le détail, les maladies les plus redoutées sont les cancers, avec 79 % de représentativité qui suscitent beaucoup de peur à 55 % et moyennement à 24 %.
En deuxième position avec plus de 62 % arrivent les maladies cardiovasculaires et respiratoires dont une partie très importante des répondants (37 %) restent modérées.
Les maladies respiratoires chroniques angoissent également beaucoup 21 % des Français et moyennement 37 %.
Elles sont juste devant les maladies neurologiques et neurodégénératives avec 57 %, puis le diabète de type 2 avec 56 %.
En revanche, les troubles musculo-squelettiques et les pathologies liées à la santé mentale sont les moins anxiogènes, avec respectivement 55 % et 48 % des répondants qui affirment ne pas en avoir peur du tout.
Une anticipation des Français très aléatoire et médiocre
Tous les comportements préventifs varient énormément en fonction de la perception du risque et des habitudes de vie. De ce fait, les Français ont des approches très contrastées face à l’anticipation des maladies chroniques graves. Ainsi, les comportements jugés plus accessibles, comme ne pas fumer (68 %) et éviter les environnements pollués (57 %), sont largement adoptés pour anticiper ces maladies.
En revanche, certaines pratiques simples comme la gestion du stress et l’amélioration de la qualité du sommeil sont totalement retardées par respectivement 61 % et 44 % des Français.
La limitation de la consommation d’alcool est moyennement suivie par plus d’un Français sur deux (51 %), tout comme la propension à s’informer le plus possible sur les questions de santé (45 %).
Que faites-vous pour anticiper ou prévenir ces maladies ?
99,6 % des Français dans l’ignorance
À la question « Pour ces maladies chroniques, quel est selon vous le pourcentage de risques évitables de les développer ? », seulement 0,4 % des Français sont capables de donner la bonne réponse : 80 % !
En effet, 80 %* des pathologies peuvent être évitées ou diminuées, car elles sont liées à de mauvaises habitudes et à des comportements bien déterminés (*sources OMS et Institut Raphaël).
« Près de 40 % des cancers et 40 % des facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer pourraient être évités en modifiant nos habitudes du quotidien. Mais modifier un comportement est complexe et exiger un accompagnement personnalisé, interactif et sur le long cours. Nous pensons que comprendre est essentiel pour anticiper et pouvoir faire évoluer ses comportements : qu’est-ce qu’une nutrition équilibrée, comprendre les risques de la sédentarité, comment fonctionne le sommeil, savoir ce qu’est le stress, etc. », a commenté Marc Salomon.
Prêts à changer, mais…
Plus de 78 % des personnes exposées sont toutes disposées à modifier leurs comportements pour être en meilleure santé. Le problème est que 29 % estiment ne pas avoir les moyens financiers et matériels pour y parvenir. 17 % avouent que c’est le temps qui leur manque et 15 % la motivation. Enfin, 9 % pensent ne pas avoir suffisamment de notions et de connaissances en matière d’anticipation.
Pour les aider à changer leurs mauvaises habitudes et ainsi bien anticiper les problèmes de santé, près de 86 % des Français aimeraient avoir accès à un service d’accompagnement. Mais une fois encore, certains freins sont évoqués : 37 % pensent que cela doit coûter cher, 24 % que cela doit prendre trop de temps, 18 % que cela nécessite trop de motivation et 1 % un savoir qu’ils n’ont pas.
Des Français noyés dans un océan d’informations
Les Français semblent baigner dans une grande confusion face à l’abondance d’informations sur la santé. En effet, près de la moitié des répondants (48 %) déclarent se sentir totalement perdus face à la multiplicité des sources (réseaux sociaux, presse, émissions TV, etc.), mettant en lumière une surcharge d’informations et un manque de repères clairs.
Une autre proportion significative (29 %) reconnaît également avoir des difficultés à distinguer le vrai du faux parmi toutes les informations accessibles.
Enfin, seulement 23 % des Français déclarent savoir identifier avec assurance les sources fiables.
« Les Français qui savent s’informer de manière éclairée sur leur santé ou qui pensent l’être sont indubitablement minoritaires. Cette enquête révèle un besoin urgent et profond de simplification et d’accompagnement dans l’accès à une information de santé fiable et compréhensible par tous », explique Sophie Dussillol , cofondatrice d’Anticyp.
« La plupart des Français surveillent les voyants de leur voiture, mais ignorent ceux de leur propre corps. Pourtant, comme un ordinateur de bord centralise les alertes pour éviter la panne, il est urgent d’avoir le même système pour la santé : un outil fiable pour détecter les signaux faibles, guider les bons choix et prévenir plutôt que subir. Un outil simple qui les connaît, qui dispose d’informations médicales fiables et vérifiées et qui les motive à changer durablement leurs comportements. C’est dans l’optique de permettre à chacun de pouvoir anticiper ses problèmes de santé que nous avons conçu Anticyp, un outil ludique à l’image de Duolingo pour les langues et qui permet de démocratiser ce qu’une minorité sait sur le fonctionnement de notre organisme. La maîtrise de l’incertitude et de la peur est possible par l’éducation. C’est un enjeu sanitaire essentiel et également économique. Mettre en place les principes de base d’une bonne hygiène de vie permettre de faire 16 milliards d’euros d’économie (Source Cabinet Astérès) et d’allonger l’espérance de vie en bonne santé des français de plusieurs années », conclut Alexis Dussillol, cofondateur d’Anticyp.
Prévoir pour mieux vivre : une urgence sanitaire et économique
Cette enquête met en lumière une réalité préoccupante : une grande majorité des Français sous-estiment leur pouvoir d’agir sur leur propre santé. Pourtant, l’adage « il vaut mieux prévenir que guérir » n’a jamais été aussi pertinent. En anticipant les maladies chroniques par des changements d’habitudes accessibles, chacun peut non seulement préserver sa qualité de vie, mais aussi contribuer à un enjeu collectif majeur.
L’ignorance du potentiel de prévention entraîne des conséquences lourdes, tant sur le plan humain qu’économique. Chaque année, les maladies chroniques pèsent des milliards d’euros sur l’Assurance Maladie, un coût qui pourrait être réduit de manière significative en favorisant des comportements de prévention adaptés.
Face à cet enjeu, il devient urgent d’alerter, d’informer et de proposer des outils concrets pour accompagner chaque individu dans la gestion proactive de sa santé. Mieux prévenir, c’est vivre mieux et plus longtemps, tout en allégeant le poids des maladies sur la société. Il est temps d’agir.
*Méthodologie : Enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 5 101 personnes résidant en France, âgées de 18 ans et plus. Sondage effectué en ligne du 14 au 21 mars 2025 à partir du panel de répondants BuzzPress (27 500 personnes en France sondées électroniquement, par email et sur les réseaux sociaux Facebook et LinkedIn). Réponses compilées et pondérées en fonction de quotas préétablis visant à assurer la représentativité de l’échantillon et afin d’obtenir une représentativité de la population ciblée. Toutes les pondérations s’appuient sur des données administratives et sur les données recueillies par l’INSEE.