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Zoe Harodi chez Ithaque

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Ithaque, lieu de rencontres, de création et de convivialité proposant des expériences exclusives imprégnées par l’atmosphère de la chambre noire, présente jusqu’au 20 juillet 2024 Un lieu pour les vivants, exposition monographique de Zoe Harodi. Cette exposition est basée sur le projet que Zoe Harodi a réalisé l’année dernière lors de son programme de résidence dans la chambre noire d’Ithaque, en lien avec l’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024. 

« Dans cette exposition, Zoe Harodi cherche à établir un lien entre les événements sportifs, en particulier les Jeux Olympiques, et les situations de conflit et de guerre. Dans ces deux domaines, le corps de l’individu prend une importance nationale et politique. Le corps, tel qu’il apparaît dans les images de Zoe Harodi, incarne un continuum entre le privé et le national : il se révèle dans toute sa splendeur et sa sacralité, mais aussi comme un être hanté et détruit. Il plane majestueusement avant de s’effondrer au sol. Parfois, il ressemble à un observateur détaché, et d’autres fois à quelqu’un qui mobilise toutes ses forces pour se relever. Même si l’espace d’exposition fonctionne comme un “espace de vie”, une séquence d’instants avec ses hauts et ses bas, chaque image, chaque “cadre” résonne comme un état d’individualité et de solitude.« 
Daria Uri Asseo, mai 2024

Zoe Harodi, Plongeur, 2023. Tirage argentique réalisé par l’artiste, 117×108 cm

Zoe Harodi est né à Jérusalem en 1993 et est diplômé de l’Académie d’art et de design Bezalel. Il vit et crée à Paris. Ses œuvres ont été présentées lors d’expositions personnelles et collectives à Jérusalem, Tel Aviv, Varsovie, Riga et Paris. Outre son travail artistique de photographe et ses études à dans la chambre noire, Zoe Harodi travaille également comme chef opérateur.
Il a participé au programme de résidence d’artistes-photographes Rucka en Lettonie, où il a créé le projet Through the Land of Pursuits, financé par l’ambassade d’Israël en Lettonie et le ministère israélien de la Culture.
L’année dernière, Zoe Harodi a travaillé sur son projet actuel dans le cadre d’une résidence d’artiste dans la chambre noire d’Ithaque, sur invitation d’Alexandre Arminjon. Il y a évoqué les Jeux Olympiques de Paris 2024, en réfléchissant à ce qui se passe dans le monde et en particulier dans son pays d’origine, tout en poursuivant sa recherche de nouvelles possibilités pour l’apparition de l’image photographique.

​Les techniques expérimentales que Zoe Harodi utilise en chambre noire – où il combine les photogrammes, les techniques d’impression et diverses substances chimiques – questionnent l’acte photographique ainsi que les limites de la peinture : dans ses actions les plus picturales et matérielles, il soulève des questions profondes et pertinentes sur l’acte photographique. Son double regard nous mène à la fois à l’extérieur des images et des événements de la vie, et à l’intérieur, avec une enquête matérielle et formelle sur le médium de la photographie. Ses œuvres capturent ainsi deux axes : celui qui se tient devant l’appareil photo et celui qui se trouve « derrière ». Elles oscillent entre la préoccupation pour l’objet et le corps en lutte, et le drame de « l’abstrait » pictural. Zoe Harodi présente une image à la fois fictive et documentaire du passé, du présent et peut-être même une allusion à l’avenir.

Zoe Harodi, Escrimeur, 2023
Tirage argentique réalisé par l’artiste 14,5 x 13,5 cm

Le nom de l’exposition, Un lieu pour les vivants, provient de la Bible – « Car, je le sais, tu me mènes à la mort, au rendez-vous de tous les vivants. » (Job 30:23). Ce verset évoque le lieu de rassemblement de ceux qui ont quitté ce monde. Nous sommes invités à réfléchir sur la capacité de la photographie à rassembler tout ce qui est destiné à prendre fin. Mais l’exposition, qui indique une lutte de formes multiples, cherche à parler non seulement de la mort, mais aussi du pouvoir de la vie et de la possibilité de résurrection.

Le lieu de l’exposition, Ithaque, est comme une chambre noire partagée ayant pour mission de perpétuer le savoir-faire lié à la photographie argentique en noir et blanc. Ce lieu hybride, situé au cœur du Marais, se compose de deux espaces : l’un accueille des expositions de photographies, l’autre est un laboratoire de tirages argentiques.

Exposition Un lieu pour les vivantsGalerie Ithaque, 5 rue des Haudriettes – 75003 – Paris jusqu’au 20 juillet 2024

Vernissage le jeudi 27 juin, de 18h à 21 h

Photo d’en-tête : Zoe Harodi, Tête d’enfant, 2024. Tirage argentique réalisé par l’artiste, 14×20,2 cm

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