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Désinformation : la guerre invisible qui fragilise nos démocraties

Une gestion (plus) systémique de la désinformation en géopolitique. Tribune libre.

À l’heure où les réseaux numériques amplifient à grande vitesse rumeurs, manipulations et fausses nouvelles, la désinformation s’impose comme l’un des défis les plus redoutables de nos démocraties contemporaines. Bien au-delà d’un simple phénomène médiatique, elle constitue une véritable crise éthique et géopolitique : elle érode la confiance citoyenne, attise les polarisations, fragilise les processus électoraux et peut même servir d’arme de déstabilisation entre nations. Face à cette menace protéiforme, ni la seule démystification des « fake news » ni des réponses législatives parcellaires ne suffisent. C’est une approche véritablement systémique — associant éducation aux médias, régulation numérique, coopération internationale et gouvernance en temps réel — qui s’impose désormais comme une urgence démocratique.

Les effets cognitifs et institutionnels les plus puissants liés à la désinformation sont des menaces sur les élections et la démocratie, notamment via la manipulation des électeurs, la polarisation et l’érosion de la confiance civique. Cela implique de reconstruire la confiance institutionnelle, retisser les liens sociaux, réduire les inégalités et apaiser les clivages politiques.

La dis-information : une combinaison de més-information, de mal-information et de dés-information

« Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre »
Au sens étymologique, l’«information» est ce qui donne une forme à l’esprit. Elle désigne à la fois les symboles utilisés pour (re)présenter le réel et le message à communiquer ; encore faut-il que nous puissions, que nous sachions, voire que nous voulions être informés ! Entre faits, opinions, « fake-news » et dérives informationnelles, nos sociétés se débattent dans la compréhension des faits objectifs relatifs à la complexité souvent irréductible des multiples enjeux de nos modes d’existence contemporains : écologiques, sociaux et culturels, économiques et financiers, (géo)politiques. Cela avec des dérives de plus en plus inquiétantes renforcées par les « réseaux pseudo-sociaux » : voir la tendance croissante des média, essentiellement numériques, mais aussi de certains dirigeants politiques, au sensationnel et à l’immédiat plus qu’à l’information factuelle et objective sur ces questions complexes. Comme, par exemple, les mouvements et opinions « climatosceptiques » (1) ou « vaccinosceptiques » (2), ce qui contribuent à éroder la confiance citoyenne alors même que ces thèmes les intéressent et les concernent directement.

Dans ce contexte, la (dis)information sur les faits risque d’enfermer progressivement les citoyen(ne)s dans des convictions de plus en plus dangereuses. Ceci à une époque où, plus que le partage de faits, ce sont des opinions subjectives sur ceux-ci qui s’établissent de plus en plus entre individus, notamment au travers de ces réseaux pseudo-sociaux.
En ce qui concerne la dés-information, une des conséquences politiques de la présence de fausses informations est une perte de confiance citoyenne dans ses représentants et dans les processus électoraux qui s’accélère. Ce qui pourrait gravement déstabiliser la légitimité réelle et perçue d’assemblées et de gouvernements nouvellement élus. Avec le risque de provoquer des troubles politiques, de la violence et du terrorisme, et une érosion à plus long terme des processus démocratiques du fait de mouvements divers plus difficiles à suivre, à attribuer et à contrôler.

Les récentes avancées technologiques et numériques ont augmenté le volume, la portée et l’efficacité des informations falsifiées. La capacité des entreprises gérant les médias et les réseaux sociaux à garantir l’intégrité de la plateforme sera probablement bientôt tout à fait dépassée face aux multiples campagnes qui se chevauchent, pour autant que cette volonté de gestion existe vraiment (3). Par le biais de plateformes de messagerie relativement opaques telles que par exemple WhatsApp ou WeChat, la désinformation est également de plus en plus ciblée sur des groupes spécifiques, tels que les communautés minoritaires et de plus en plus personnalisée en fonction de ses destinataires.

Les conséquences sociétales et politiques de la désinformation

L’objectif principal de la désinformation est de déboussoler les opinions en semant le doute, en semant la panique, en accroissant le chaos et en enrôlant des médias . Et il y a des causes profondes qui limitent notre propre résilience et favorisent cette désinformation (4). Nos principales vulnérabilités étant que la désinformation est construite sur des biais cognitifs liés à la nature humaine, des faiblesses dans son information, des biais sociaux ou liés à l’évolution d’une psychologie des foules de plus en plus sous influence numérique.
Les fausses informations ne sont donc pas seulement un phénomène médiatique, mais aussi une crise éthique et épistémologique influencée par les (mé)connaissances politiques et la confiance civique (5). Ainsi un « regret post-électoral » est nettement plus élevé chez les électeurs qui ont été exposés à de fausses informations concernant un candidat (6) : si ces électeurs ont un faible engagement politique, l’exposition à de fausses allégations entraîne une volonté de changer leur vote a posteriori. La définition explicite de la désinformation politique est absente des lois électorales et la vulnérabilité face à la désinformation électorale n’est donc pas répartie de manière uniforme. La désinformation géopolitique est en effet considérée comme une arme de déstabilisation, utilisée pour manipuler l’opinion publique et servir des intérêts stratégiques, comme le montre la Russie qui emploie de telles stratégies d’influence (7). Un impact géopolitique majeur de cette désinformation est d’exacerber et de dénaturer les rapports de force et les conflits : elle peut être utilisée pour déclencher, aggraver et entretenir la violence, en créant un climat de méfiance et de confusion avec de fausses informations. Elle a pour objet aussi de miner la confiance entre les nations et au sein des sociétés, et potentiellement de nuire à la stabilité économique via des campagnes de manipulation des perceptions des populations Cela comme une arme pour déstabiliser les adversaires, influencer les opinions publiques et fausser les processus démocratiques et pour justifier des actions, comme celles sur des sujets comme la santé publique et les vaccins (8). Face à cette situation, la réglementation, électorale en particulier, présente souvent des limites structurelles, notamment en matière de surveillance numérique des processus électoraux.

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La lutte contre la désinformation

Parmi les enjeux géopolitiques de lutte contre cette désinformation, il y a considérer la protection de la liberté d’expression, cela en évitant la censure et en privilégiant la transparence et la responsabilité. Et il y a aussi la lutte par un dialogue inclusif et respectueux contre les polarisations qui exacerbent les divisions sociales et politiques. En particulier, la confiance érodée dans les institutions démocratiques doit être restaurée en promouvant leur transparence et leur intégrité. Pour cela, évaluer les limites et incohérences actuelles qui créent des vides juridiques dans les normes électorales, cela par l’analyse et la comparaison au niveau international des doctrines et lois juridiques. Il y a notamment le chevauchement des lois électorales et celles sur l’information électronique qui rendent leur application confuse et l’absence de réglementation sur le micro-ciblage politique expose les électeurs à des manipulations. Les publicités politiques numériques ne sont en effet pas couvertes par les réglementations actuelles, ceci en absence encore de réels mécanismes de surveillance des plateformes numériques. A noter que la devrait passer aussi par une
gouvernance en temps réel et plus transparente du contrôle des désinformations. Pour maîtriser ces évolutions devenant très préoccupantes et restaurer la confiance citoyenne, des processus de gouvernance à plusieurs niveaux et, à la différence des décisions judiciaires, appliqués en temps réel, comme l’assurance une « police de la route », est donc urgente et indispensable. Notamment celle de la transparence sur les profils ciblés et les sources de financement des publicités politiques impliquant l’État, les plateformes numériques et la société civile.

Afin de renforcer leur résilience face à la désinformation politique et lutter plus efficacement contre cette menace pour la sécurité nationale, les États devraient abandonner les solutions axées sur la seule démystification des « fake news »qui se révèlent très inefficaces. Si cette démystification doit rester un élément de la lutte contre la désinformation, comme l’exprime Splidsboel Hansen (9) , «elle ne doit toutefois pas être considérée comme une réponse systémique. Elle est en effet trop fragmentaire pour cela ». Cela au profit de l’éducation de la société par des approches fondées sur les sciences humaines comme suggéré par Jon Henley (10) : « Former des citoyens et des électeurs actifs et responsables qui maîtriseront la pensée critique, la vérification des faits, l’interprétation et l’évaluation de toutes les informations [qu’ils] reçoivent, quelle que soit leur provenance.

Des mesures prises par les Etats pour lutter contre la désinformation

En Finlande notamment, des programmes complets d’éducation aux médias mis en place dans les écoles ont considérablement renforcé la résistance du public à la désinformation. En France, la création en 2021 de VIGINUM (Vigilance et Protection contre les Ingérences Numériques) (11) s’inscrit dans cette logique : ce service technique rattaché au Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale a pour mission de détecter et d’analyser les opérations de manipulation informationnelle d’origine étrangère.

A l’échelle européenne, il existe parmi les moyens mis en œuvre le Digital Services Act de 2022 (12), promu par le alors Commissaire européen Thierry Breton, qui impose aux très grandes plateformes numériques une obligation de vigilance : évaluer, documenter et atténuer les risques systémiques liés aux contenus nuisibles. Ce texte prévoit notamment un Code de bonnes pratiques destiné à encadrer la désinformation et limiter l’amplification algorithmique des contenus mensongers. Mais sa mise en œuvre reste semée d’embûches : définitions juridiques floues, responsabilités diluées et frilosité réglementaire sur certains volets freinent encore sa portée réelle. L’administration Trump a annoncé, en décembre 2025, des sanctions visant cinq personnalités européennes engagées pour une stricte régulation de la tech et contre la désinformation en ligne, dont Thierry Breton, qui se voient interdites de séjour aux États-Unis.

Au sein de l’Union européenne, d’autres stratégies réglementaires sont mises en œuvre, comme la Manipulation de l’Information et Ingérence Etrangères « Foreign Information Manipulation and Interference » (FIMI) (13), qui dénonce l’ingérence d’opérations de désinformation menées par le biais d’acteurs étrangers. Dans le cadre de la législation sur les services numériques, un Code de bonnes pratiques contre la désinformation élaboré en 2022 a été approuvé en 2025 par la Commission européenne et le Comité européen des services numériques (14). Ce Code contient 44 engagements et 128 mesures spécifiques et s’accompagne également d’un cadre de suivi renforcé ; il prévoit notamment que les plateformes en ligne apportent un meilleur soutien à la recherche sur la désinformation .
Constitué avec un centre de transparence, il étendra la couverture de la vérification des faits dans tous les États membres et toutes les langues de l’UE. La Commission européenne a par ailleurs aussi lancé deux appels à propositions dotés d’un budget combiné de près de 5 millions d’euros afin de renforcer la résilience de la société et d’accroître la portée et l’impact sociétal des contenus factuels produits dans l’UE.

Pour une gestion plus systémique de la désinformation en géopolitique

Les efforts d’approche coordonnée et interdisciplinaire d’une réelle visualisation multidimensionnelle de ces enjeux doivent être ancrés dans l’ensemble des communautés et contextualisés tant sur le plan politique que social et donc culturel. C’est la seule démarche à même de fournir un outil stratégique permettant d’identifier les interventions structurelles qui doivent être prioritaires dans chaque domaine.
Dans ce contexte, la collaboration intersectorielle entre les gouvernements, la société civile, le secteur privé, les médias et le monde universitaire est essentielle. En effet, à la fragilisation individuelle se combine une dynamique plus systémique : la défiance envers les institutions, nourrie par des décennies de scandales, de promesses trahies et de fractures politiques, affaiblit les garde-fous informationnels et favorise la circulation de contenus non vérifiés. Lorsque l’autorité est perçue comme corrompue ou indifférente, ce sont les sources marginales – souvent porteuses de désinformation – qui gagnent alors en crédibilité. Ces types de messages permettent aux idées discriminatoires et provocatrices d’entrer dans le discours public et d’être traitées comme des faits. Une vaste enquête menée dans 21 pays (15) a ainsi montré que la méfiance envers les gouvernements et les autorités sanitaires prédisait qu’il y aurait une forte adhésion aux fausses informations sur la COVID-19.

Leurs répercussions ne se limitent donc pas à un domaine particulier, mais touchent à la fois les Institutions, leur gouvernance géopolitique ou encore la santé. Comme l’expose Philippe Couture (16), elles ébranlent les fondements démocratiques des sociétés en menaçant la santé physique et psychologique des personnes en créant par l’accroissement du nombre de fausses nouvelles de l’angoisse et davantage de confusion devant les sources d’information contradictoires. Et aussi des menaces sur la santé publique en risquant « d’aggraver les épidémies » en faisant circuler plus rapidement les fausses infos que les réalités à leur sujet.
En nous alimentant d’informations reflétant nos préférences et en nous enfermant dans des chambres d’échos, cela mène au cynisme, à une perte de confiance envers les institutions, qu’elles soient politiques, sociales ou médiatiques, et à l’exacerbation des tensions socio- culturelles ( nationalistes, ethniques, raciales et religieuses ), à l’accroissement de la violence. Ces impacts multidimensionnels illustrent bien les conséquences socio-politiques omniprésentes – et donc l’impact géo-politique potentiel – des fausses informations : le renforcement du déclin de la culture démocratique internationale.

Cinq composantes essentielles d’une gestion systémique à long terme de la désinformation

1. Comprendre les objectifs généraux et stratégiques d’une désinformation géopolitique et ses ressorts pour mieux anticiper les risques :
– déstabiliser les démocraties et saper la confiance dans les institutions ;
– influencer les processus politiques et les élections ;
– polariser les opinions et affaiblir la cohésion sociale ;

2. Anticiper les menaces et ne pas attendre la crise :
– agir immédiatement contre les fausses informations avant qu’elles ne se propagent et ne s’enracinent ;
– mener des actions préventives (« pre-bunking ») pour anticiper et contrer les campagnes de désinformation.

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3. Renforcer la coopération internationale :
– établir une coopération entre les démocraties pour échanger les bonnes pratiques et faire face à des menaces similaires ;
– collaborer avec d’autres institutions et autorités nationales et internationales.

4. Renforcer la résilience sociétale :
– mettre en œuvre des programmes d’éducation aux médias et à l’information (EMI) pour aider les citoyens à développer leur esprit critique face aux contenus trompeurs ;
– promouvoir des méthodes de vérification des faits et de détection de la désinformation ;
– sensibiliser le public aux risques et aux méthodes utilisées par les acteurs de la désinformation.

5. Adapter les institutions et la gouvernance :
– établir des cadres stratégiques et des mécanismes de coordination pour assurer la cohérence des actions publiques ;
– développer des capacités institutionnelles et des programmes de réponse aux ingérences numériques étrangères ;
– mettre à niveau les stratégies de lutte, qui doivent passer à une approche plus qualitative s’inspirant des méthodes des désinformateurs.

Pour cette meilleure résilience des institutions démocratiques, il s’agit donc de mieux contrer les manipulations intentionnelles menées par des acteurs étatiques et non étatiques et faire face à leurs répercussions sociétales généralisées. Plutôt qu’à simplement réagir à des cas de désinformations isolés, cela démontre le besoin urgent de solutions réellement globales, et coordonnées sur le long terme. Cette approche intégrative doit s’imposer en renforçant les capacités des Institutions publiques à détecter et à répondre aux ingérences étrangères en les donnant les moyens d’une meilleure prise en compte de la professionnalisation des méthodes et des stratégies de désinformation qui utilisent l’intelligence artificielle et le développement d’autres capacités technologiques en matière numérique. Cela en intégrant et en combinant mieux dans leurs stratégies les dimensions éthiques éducatives, réglementaires et technologiques. Cela doit se traduire par des
partenariats avec le secteur privé pour diminuer la visibilité de la désinformation et promouvoir des informations fiables via la recherche et l’innovation sur des contre-mesures techniques notamment vis-à-vis de l’I.A.. Et aussi renforcer les pratiques de gouvernance en temps réel, comme déjà évoqué.

Une telle approche systémique à long terme visera à renforcer la résilience sociétale via la vérification des faits (fact-checking) et, en l’informant régulièrement sur les tactiques de désinformation par son éducation aux médias, mieux sensibiliser le public à ces enjeux. Ce qui nécessite aussi une coopération internationale et des cadres juridiques plus appropriés au partage d’informations entre les pays et les organisations internationales, cela via la cadre législatif et juridique en ce qui concerne la responsabilité du contenu des plateformes en ligne, des outils, via des normes et des standards permettant d’exercer une gouvernance réellement efficace en temps réel.

Un rapport de l’OCDE destiné à renforcer l’intégrité de l’information développe une telle vision systémique : Les faits sans le faux (17). Ce rapport met en relief que si les contextes nationaux sont différents, il existe des points communs sur le plan des préoccupations et des actions nationales : les pays pourraient continuer à faire évoluer leurs politiques ad hoc de lutte contre la désinformation, au profit d’une approche plus systémique visant à renforcer plus globalement l’intégrité de l’information, cela au travers de la participation de tous les acteurs de la société. Par ailleurs, les pays devraient veiller à ce que leurs politiques soient coordonnées et fondées sur des éléments probants et à ce que l’efficacité de ces politiques soit régulièrement évaluée. En ce sens, le rapport souligne qu’il sera important de définir des calendriers d’action et d’évaluation et ainsi, il conviendrait de définir les actions plus systémiques comme, par exemple, celles relatives à la résilience de la société.

En conclusion

Pour développer un système de gestion géopolitique plus réactif et plus résilient protégeant l’intégrité de la démocratie, la mise à jour des définitions légales et des moyens opérationnels appropriés aux décisions politiques destinés à lutter contre la désinformation sont essentiels. Cela implique une mise à jour et une réforme globale des cadres juridiques tant nationaux qu’internationaux, un renforcement des capacités techniques institutionnelles, une transparence accrue dans le contrôle de la publicité politique numérique et l’adoption de cadres de gouvernance à plusieurs niveaux permettant de gérer en temps réel la dynamique de (dés)information transfrontalière et en particulier celle des plateformes numériques.

Jacques de Gerlache, chroniqueur invité UP’.  Eco-toxicologue, professeur à l’institut Paul-Lambin à Bruxelles. Conseiller scientifique auprès du Conseil fédéral belge du développement durable. Manager du site www.greenfacts.org

(1) Notamment aux U.S.A. l’abrogation par Donald Trump du « Endangerment Finding » de 2009, texte adopté sous la présidence de Barak Obama classant les gaz à effet de serre comme dangereux. Cette déréglementation massive vise à supprimer l’autorité de l’EPA sur les émissions de CO2, facilitant l’annulation de normes climatiques, le retrait de l’Accord de Paris et le soutien aux énergies fossiles.
(2) En janvier 2026, l’administration des E.U. a réduit de 17 à 11 le nombre de vaccins recommandés pour les enfants, retirant des recommandations systématiques les vaccins contre la grippe, le rotavirus, et certains méningocoques. Elle a aussi coupé le financement de la recherche et de la production de certains vaccins à ARNm. En juin 2025, les 17 membres du comité consultatif sur les vaccins des CDC (ACIP) ont été remplacés par des experts nommés par Robert F. Kennedy Jr, Secrétaire à la Santé.
(3) https://www3.weforum.org/docs/WEF_The_Global_Risks_Report_2024.pdf
(4) Manipulation et polarisation de l’opinion : réarmer la démocratie pour sortir du chaos https://c-olt.eu/Rapports/desinformation-manipulation-democratie.pdf
(5) Alan Ferreira dos Santos Crise épistémologique dans les sciences sociales : les fonctions sociales des paradigmes théoriques. https://www.nucleodoconhecimento.com.br/psychologie-fr/sciences-sociales
(6) Lily Savey. Le regret des électeurs après les résultats d’une élection. https://www.parisschoolofeconomics.eu/actualites/le-regret-des-electeurs-apres-les-resultats-dune-election-par-lily-savey/
(7) Étude de l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM) https://www.irsem.fr/storage/file_manager_files/2025/03/etude-irsem-n49-2017.pdf
(8) Service européen pour l’action extérieure (EEAS)
(9) https://pure.diis.dk/ws/files/950041/DIIS_RP_2017_6_web.pdf
(10) journaliste au quotidien britannique The Guardian. https://www.equipespopulaires.be/analyse/medias-internet-brouille-cartes-de-linformation/
(11) https://www.sgdsn.gouv.fr/notre-organisation/composantes/service-de-vigilance-et-protection-contre-les-ingerences-numeriques
(12) https://www.vie-publique.fr/eclairage/285115-dsa-le-reglement-sur-les-services-numeriques-ou-digital-services-act
(13) https://www.eeas.europa.eu/eeas/information-integrity-and-countering-foreign-information-manipulation-interference-fimi_en
(14) https://digital-strategy.ec.europa.eu/fr/policies/code-practice-disinformation
(15) Roozenbeek, J.,et al. (2020). Susceptibility to misinformation about COVID-19 around the world. Royal Society Open Science, 7_(10), 201199. https://doi.org/10.1098/rsos.201199
(16) https://www.cqemi.org/fr/articles-details/impacts-de-la-desinformation
(17) https://www.oecd.org/fr/publications/2024/03/facts-not-fakes-tackling-disinformation-strengthening-information-integrity_ff96d19f.html

Photo d’en-tête : Le Chaos, ou l’origine du monde – Bibliothèque nationale de France

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