Vous rêvez d’un grand bol d’air marin ? De cette brise iodée qui nettoie les poumons, chasse les idées noires et vous réconcilie avec l’existence ? Direction Saint-Malo, ses remparts, ses marées spectaculaires et ses embruns. Avec, en prime, un petit supplément d’ammoniac et de particules fines. C’est compris dans le séjour, inutile de réserver. Une enquête de Franceinfo (1) révèle comment la pollution de l’air à Saint-Malo, liée notamment aux émissions industrielles d’ammoniac et aux particules fines, empoisonne le quotidien des habitants. Et derrière la carte postale bretonne apparaît une réalité autrement moins touristique : même l’air que nous respirons n’est plus à l’abri des intérêts économiques. Après l’eau, les sols et les océans, fallait-il vraiment que nous nous attaquions aussi à ce qui nous permet de rester vivants ?
Nous avons fait de la qualité de l’air une variable d’ajustement économique, alors qu’elle devrait être une condition non négociable de toute activité humaine. Voilà peut-être l’une des plus belles réussites de notre modernité : avoir transformé ce qui nous permet de vivre en dommage collatéral de ce qui nous permet de produire. L’affaire de Saint-Malo en offre une illustration presque parfaite. D’un côté, la carte postale : les remparts, les embruns, les grandes marées et cette promesse d’air pur qui fait venir les touristes. De l’autre, une réalité atmosphérique nettement moins photogénique, où les émissions industrielles se mêlent aux brises marines. Entre les deux, une question que l’on préfère généralement éviter : depuis quand la liberté d’entreprendre donne-t-elle le droit de compromettre celle de respirer ?
Il fut un temps où les médecins recommandaient de partir au bord de la mer pour se refaire une santé. On envoyait les enfants chétifs respirer les embruns, les convalescents retrouver des forces et les citadins épuisés remplir leurs poumons d’un air réputé miraculeux. Aujourd’hui, avant de choisir sa destination, il serait peut-être prudent de consulter non seulement les horaires des marées, mais aussi les relevés d’émissions industrielles.
À Saint-Malo, la cité corsaire, le patrimoine historique est intact, les remparts tiennent toujours debout et les touristes continuent de photographier l’horizon. Mais l’air, lui, ne bénéficie pas tout à fait des mêmes mesures de conservation.
On connaissait les plages interdites à la baignade pour cause de bactéries, les rivières contaminées par les pesticides, les poissons chargés de métaux lourds, les océans baignant dans les plastiques. Voici désormais une nouvelle déclinaison de l’offre touristique : la thalassothérapie atmosphérique enrichie en composés azotés. La Bretagne innove. On savait qu’elle produisait des algues vertes. On découvre qu’elle sait aussi enrichir l’atmosphère. Et croyez-en la Bretonne que je suis : découvrir que même l’air du large peut devenir suspect me rend malade. Ce qui, convenons-en, serait presque drôle si ce n’était pas précisément le sujet.
Pollution de l’air à Saint-Malo : les nouveaux corsaires
Saint-Malo a longtemps vécu de ses navigateurs, de ses armateurs et de ses corsaires. Ces derniers avaient au moins le mérite d’annoncer la couleur : ils partaient à l’assaut des navires étrangers, mandatés par le roi, et ramenaient le butin.
Les corsaires contemporains ont changé de méthode. Ils n’abordent plus les bateaux. Ils occupent des installations industrielles, produisent des fertilisants et rejettent dans l’atmosphère des substances dont les habitants se passeraient volontiers.
Au cœur des préoccupations figure notamment Timac Agro, entreprise spécialisée dans les fertilisants et filiale du groupe Roullier, solidement implantée dans la région.
Le problème n’est évidemment pas de fabriquer des engrais. L’agriculture en utilise, l’industrie emploie des salariés et l’économie locale bénéficie de ces activités. Le problème commence lorsque les conséquences environnementales de cette production deviennent l’affaire de tous, alors que les décisions qui les provoquent restent largement entre les mains de quelques-uns.
L’histoire n’est d’ailleurs pas nouvelle. Dès 2016, les services de l’État demandaient à l’entreprise d’identifier et de quantifier les substances émises par ses installations, à la suite de plaintes récurrentes concernant les odeurs et les poussières. En 2018, des dépassements d’émissions d’ammoniac conduisaient la préfecture à mettre en demeure l’industriel de respecter les limites réglementaires. De nouveaux dépassements entraînaient ensuite une sanction financière en 2020. Il ne s’agit donc pas d’une découverte soudaine, surgie entre deux grandes marées.
Il faut reconnaître à notre époque un talent remarquable : celui de transformer des problèmes connus depuis des années en révélations périodiques, avec cette fraîcheur administrative qui fait tout le charme de la gestion environnementale.
Ammoniac et particules fines : les invités de la carte postale
L’ammoniac présente une qualité particulièrement appréciable dans notre monde moderne : il peut contribuer à la pollution de l’air sans que le citoyen sache exactement ce qu’il respire. Ce gaz, émis notamment par les activités agricoles et certaines installations industrielles, participe à la formation de particules fines secondaires lorsqu’il réagit avec d’autres composés présents dans l’atmosphère. Ces particules peuvent pénétrer profondément dans l’appareil respiratoire et contribuer à des maladies respiratoires et cardiovasculaires.
L’ammoniac lui-même est irritant à des concentrations suffisamment élevées. Mais sa contribution à la formation de particules fines est particulièrement préoccupante à l’échelle de la santé publique.
À Saint-Malo, l’organisme de surveillance de la qualité de l’air Air Breizh a publié, en juin 2026, des résultats qui méritent mieux qu’une lecture distraite entre la météo des plages et les horaires du festival local. Les mesures réalisées à la station de Rocabey, entre novembre 2021 et février 2024, montrent une concentration moyenne d’ammoniac de 6,3 microgrammes par mètre cube, contre 4,8 dans une station rurale de référence située au centre de la Bretagne. L’étude constate donc une particularité malouine, tout en précisant que la contribution exacte des différentes sources d’émissions reste à approfondir.
Il faut être précis : ces chiffres ne constituent pas, à eux seuls, une démonstration d’un danger sanitaire immédiat ni une attribution exclusive à l’entreprise Timac Agro. Ils révèlent néanmoins une exposition qui justifie surveillance et investigations. La nuance est importante. Elle n’enlève rien au caractère assez surréaliste de la situation. À Saint-Malo, l’air marin n’est pas seulement marin. Il est aussi industriel. Une sorte de cocktail atmosphérique dont personne n’a demandé la recette.
Tout est légal. C’est bien ce qui est inquiétant.
Il existe en France une discipline dans laquelle nous excellons : l’art de respecter les normes tout en dépassant les limites du raisonnable. Une autre étude d’Air Breizh, publiée en juin 2026, en fournit une illustration presque pédagogique.
Lors de campagnes réalisées en 2024 et 2025, les concentrations de particules PM10 mesurées à Saint-Malo respectaient les valeurs réglementaires. Excellente nouvelle. Sauf que les recommandations sanitaires de l’Organisation mondiale de la santé étaient dépassées sur trois sites du centre-ville.
Même constat pour les particules plus fines, les PM2,5 : les niveaux respectaient le seuil réglementaire annuel, mais dépassaient les recommandations de l’OMS.
Voilà qui mérite quelques applaudissements.
Notre réglementation possède cette merveilleuse faculté de transformer une pollution préoccupante pour la santé en situation administrativement acceptable. Le corps humain, malheureusement, n’a pas encore appris à distinguer une particule réglementaire d’une particule déconseillée par l’OMS. Il manque manifestement de culture juridique. À sa décharge, nos poumons n’ont jamais été consultés lors de l’élaboration des textes.
Quant à l’ammoniac, il bénéficie d’une situation singulière : ses émissions industrielles sont réglementées, mais il n’existe pas de valeur limite générale pour sa concentration dans l’air ambiant extérieur.
Ce qui veut dire que, si nous savons mesurer le gaz, identifier certaines de ses sources et documenter ses effets sur la pollution atmosphérique, son encadrement reste incomplet. On pourrait appeler cela une lacune réglementaire. Dans un langage plus contemporain, on parlerait sans doute d’une formidable marge de progression.
Le droit de polluer, le devoir de respirer
Le véritable scandale de Saint-Malo ne tient pas seulement à la présence d’ammoniac ou de particules fines dans l’atmosphère. Il tient à la répartition extraordinairement inégale des droits et des obligations.
L’entreprise produit. Elle vend. Elle investit. Elle emploie. Elle exerce une activité économique reconnue et encadrée. Les habitants, eux, respirent. Cette dernière activité présente un inconvénient majeur : elle est permanente, involontaire et pratiquement impossible à délocaliser.
On peut choisir de ne pas acheter un produit. On peut renoncer à manger un aliment contaminé. On peut même éviter de se baigner dans une eau douteuse. Mais comment fait-on pour boycotter l’air ? Faut-il organiser des journées sans respiration ? Installer des filtres individuels sur les promeneurs ? Distribuer des masques aux touristes à l’entrée des remparts, entre le plan de la vieille ville et les horaires des visites guidées ?
La situation révèle une forme particulièrement aboutie d’injustice environnementale : certains acteurs disposent de la capacité de modifier la qualité d’un bien commun dont tous les autres dépendent pour vivre. Et ceux qui subissent les conséquences doivent ensuite consacrer du temps, de l’argent et de l’énergie à démontrer que leur inquiétude est légitime.
À Saint-Malo, des associations se mobilisent depuis des années. Le média indépendant breton Splann ! a documenté les émissions d’ammoniac de Timac Agro dès 2021. En février 2024, l’entreprise a été condamnée par le tribunal de Brest pour des faits de pollution.
L’industriel a également engagé des modifications de ses procédés et de ses équipements de traitement des émissions, comme le relève Air Breizh. Ces efforts doivent être reconnus, sans pour autant faire disparaître les interrogations sur les concentrations encore mesurées dans l’air.
Car une question demeure : pourquoi faut-il tant d’années, tant d’études, tant de procédures et tant de mobilisations pour défendre quelque chose d’aussi élémentaire que la possibilité de respirer un air sain ?
Le progrès : produire toujours plus, respirer un peu moins
Il serait injuste de réserver à Saint-Malo le monopole de cette absurdité. La cité bretonne n’est qu’une illustration particulièrement saisissante d’un phénomène beaucoup plus vaste. Notre civilisation industrielle a réalisé des prouesses extraordinaires. Elle a multiplié les rendements agricoles, développé les transports, construit des infrastructures gigantesques et amélioré considérablement les conditions matérielles d’existence, ce que je nomme le « confort ».
Puis elle a découvert, avec une surprise touchante, que toutes ces activités produisaient aussi des déchets, des émissions, des nuisances et des maladies.
Depuis, nous consacrons une énergie considérable à réparer les conséquences de ce que nous continuons à produire. Nous fabriquons des fertilisants pour plus de production alimentaire afin de nourrir toujours plus de populations, puis nous étudions les particules fines auxquelles certaines émissions contribuent. Nous développons des technologies pour améliorer notre confort, puis des appareils pour mesurer la dégradation de notre environnement. Nous construisons des stations de surveillance de l’air, puis nous expliquons aux habitants que les résultats sont complexes et nécessitent des investigations supplémentaires. Le « progrès » avance et les poumons suivent comme ils peuvent.
Il y a dans cette mécanique une forme de rationalité économique qui frise le génie : les bénéfices de certaines activités sont comptabilisés immédiatement, tandis que leurs coûts sanitaires et environnementaux sont dispersés dans le temps et dans la société.
C’est ce que les économistes appellent poliment des externalités négatives. Traduction en français courant : quelqu’un réalise une activité profitable, et d’autres peuvent en payer une partie de la facture.
Le dispositif est d’autant plus performant que cette facture ne prend pas toujours la forme d’une dépense identifiable. Elle peut se présenter sous la forme d’une maladie, d’une inquiétude, d’une dégradation de la qualité de vie ou d’un risque supplémentaire. Difficile, dans ces conditions, de l’inscrire dans un bilan comptable ?
Hé bien, certains ont décidé de présenter la facture. Et pas seulement pour la beauté du geste. Depuis plusieurs années, Dorothée Browaeys, journaliste et spécialiste des relations entre économie et vivant (2), défendait avec TEK4life, structure qu’elle cofondait en 2018, et l’Alliance ComptaRegeneration, créée en 2019, une transformation profonde de nos règles comptables. Son idée est aussi simple que dérangeante : une entreprise ne devrait plus pouvoir afficher une bonne santé financière sans rendre compte de ce qu’elle coûte à la santé des écosystèmes et des populations. Elle propose de faire changer la comptabilité pour que les entreprises ne puissent plus considérer la destruction des ressources naturelles comme un coût invisible.
- LIRE AUSSI DANS UP’ : Faudrait-il passer le vivant et la planète en comptabilité ?
« La nature n’envoie pas ses factures ! », rappelait-elle dans un entretien publié par le ministère de la Transition écologique. Voilà précisément le problème. Notre comptabilité sait parfaitement mesurer les profits, les investissements et les amortissements des machines. Elle se montre beaucoup moins performante lorsqu’il s’agit d’enregistrer l’épuisement des ressources, la dégradation des milieux ou les coûts nécessaires pour les préserver. Avec la comptabilité écologique, il s’agit donc de faire entrer dans les comptes ce que l’économie traditionnelle préfère laisser dehors : les conséquences environnementales et sociales de la production.
- LIRE AUSSI DANS UP’ : Tribunal pour les Générations Futures : Changer de comptabilité pour sauver le vivant ?
Appliquée à Saint-Malo, cette réflexion prend une saveur particulière. Que vaudrait réellement le bilan d’une activité industrielle si l’on devait aussi y faire apparaître les coûts de prévention de la pollution atmosphérique, de restauration de la qualité de l’air et de préservation de la santé des populations ? Il ne s’agit pas de prétendre que tous ces dommages peuvent être convertis en euros, ni qu’un chèque suffirait à les réparer. Il s’agit de rappeler qu’une entreprise ne peut être considérée comme durablement prospère si sa prospérité repose sur la dégradation des conditions de vie qui l’entourent.
Après tout, il serait peut-être temps que les bénéfices restent privés sans que les dégâts soient systématiquement offerts à la collectivité. Une idée presque subversive : faire payer le véritable prix des choses à ceux qui les produisent.
L’air, dernier territoire de la dépossession
Nous avons longtemps considéré l’air comme le plus libre des biens communs. La terre pouvait être clôturée. L’eau pouvait être captée. Les forêts pouvaient être exploitées. Les paysages pouvaient être privatisés. Mais l’air semblait échapper à cette logique. Il appartenait à tout le monde parce qu’il n’appartenait à personne.
Or l’histoire de Saint-Malo rappelle que l’on peut s’approprier indirectement un bien commun sans jamais en devenir juridiquement propriétaire. Il suffit de disposer du pouvoir d’en modifier la qualité.
Cette question rejoint les réflexions de la philosophe Elinor Ostrom, prix Nobel d’économie en 2009, qui a montré que les ressources communes ne sont pas condamnées à la surexploitation, à condition que des règles collectives permettent réellement d’en organiser la protection.
Encore faut-il que les populations concernées puissent participer aux décisions et que les mécanismes de contrôle soient suffisamment efficaces. Car un bien commun que chacun possède théoriquement, mais dont quelques acteurs déterminent concrètement l’état, n’est plus tout à fait commun. C’est un bien dont l’usage est partagé, mais dont les conditions sont imposées.
L’air de Saint-Malo devient alors un révélateur politique. La question n’est plus seulement de savoir combien de microgrammes d’ammoniac ont été mesurés à Rocabey, ni quel équipement industriel pourrait réduire les émissions. Elle devient beaucoup plus embarrassante : qui a le pouvoir de décider de la qualité de l’air que les autres devront respirer ? Et pourquoi ce pouvoir est-il si difficile à contester lorsqu’il s’exerce au nom de l’activité économique ?
Bientôt, une taxe sur le grand air ?
Poussons le raisonnement jusqu’à son terme.
Puisque l’air pur devient une ressource de plus en plus précieuse, pourquoi ne pas en faire un marché ? On pourrait imaginer des quartiers résidentiels certifiés « atmosphère premium », des plages à faibles émissions, des promenades côtières garanties sans particules fines industrielles et des séjours touristiques avec option « oxygène naturel ». Les hôtels afficheraient fièrement leur indice de pureté atmosphérique, à côté du nombre d’étoiles et de la qualité du petit déjeuner.
Les agences immobilières proposeraient des appartements avec vue sur mer et air respirable, moyennant supplément. Les plus modestes bénéficieraient naturellement de l’offre standard : une atmosphère conforme aux normes en vigueur, sous réserve de modifications réglementaires.
Ce scénario paraît grotesque. Il l’est moins lorsqu’on observe que la qualité de l’environnement constitue déjà un facteur d’inégalité sociale et territoriale. Les populations ne disposent pas toutes des mêmes moyens pour s’éloigner des nuisances, se protéger des pollutions ou choisir leur lieu de résidence. Le grand air pourrait ainsi devenir, lui aussi, un marqueur de distinction sociale.
Et l’on finirait par considérer comme un luxe ce qui devrait être la condition la plus élémentaire de l’existence.
Respirer ne devrait pas être un acte militant
Il reste heureusement une bonne nouvelle.
À Saint-Malo, des habitants, des associations, des journalistes et des organismes scientifiques continuent de mesurer, documenter, interroger et contester. Les dispositifs de surveillance se développent. Les connaissances progressent. Les décisions industrielles et administratives peuvent être discutées. Tout n’est donc pas perdu.
Mais il est tout de même étrange qu’au XXIe siècle, dans l’un des pays les plus développés du monde, il faille déployer autant d’efforts pour défendre un droit aussi fondamental que celui de respirer sans subir une pollution évitable.
Nous avons inventé des technologies capables d’explorer Mars, de décrypter le génome humain et de produire des images de mondes qui n’existent pas. Nous savons calculer la composition chimique d’une atmosphère située à des millions de kilomètres. Mais garantir la qualité de l’air dans une ville de bord de mer demeure, apparemment, un problème d’une complexité insurmontable.
Peut-être faudrait-il commencer par inverser une vieille habitude : au lieu de demander continuellement aux habitants de s’adapter aux conséquences des activités industrielles, demander aux activités industrielles de s’adapter aux exigences de la vie humaine. Cela paraît révolutionnaire.
C’est pourtant assez proche de ce que l’on appelait autrefois le bon sens.
En attendant, les visiteurs de Saint-Malo peuvent toujours monter sur les remparts, contempler la mer et prendre une grande inspiration. Mais, par précaution, qu’ils commencent par regarder d’où vient le vent.
(1) Article FranceInfo du 14/10/2026
(1) Dorothée Browaeys « Politiques pour un monde habitable – Tenir des paradoxes contre la brutalisation« , co-écrit avec Rémy Bourganel – Editions Frémeaux & associés – Publication en janvier 2027.
Dorothée Browaeys est également l’auteure de l’article « La comptabilité écologique comme moteur d’une économie éco-compatible » – Réalités industrielles/Les anales des Mines, mai 2024.






