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Coronavirus : Une France inégalement touchée

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Santé publique France met à disposition des indicateurs de suivi de l’épidémie de COVID-19 par département, pour suivre au jour le jour l’évolution des hospitalisations dans nos régions et suivre l’intensité de l’épidémie. UP’ vous propose les graphiques de Santé publique France, révélateurs d’une épidémie nationale à géographie variable.

Depuis le 7 avril, Santé publique France publie quotidiennement de nouvelles données pour suivre l’intensité de l’épidémie de Covid-19, via son observatoire cartographique GEODES : le nombre de personnes nouvellement hospitalisées chaque jour, ainsi que le nombre d’admissions en réanimation, pour chaque département. « L’indicateur le plus scruté aujourd’hui pour apprécier la dynamique de l’épidémie, c’est le nombre de nouvelles admissions dans les services de réanimation », selon François Dabis, professeur d’épidémiologie à l’université de Bordeaux. Un chiffre qui évolue et qui permet aux autorités d’annoncer, en France, en Italie et en Espagne, que le confinement commençait à porter ses fruits.

Les diagrammes ci-dessous montrent au 8 avril qu’un retour à la normale n’est pas encore arrivé car on observe, à l’analyse de ces données au niveau national, que le pic avait été atteint le 1er avril, jour où plus de 4 000 hospitalisations avaient été recensées, un chiffre divisé par deux quatre jours plus tard. Or les dernières statistiques livrées ces lundi 7 et mardi 8 avril ont mis en évidence une nouvelle hausse du nombre d’hospitalisations.

Source : Santé publique France – Dernière mise à jour : 8 avril 2020

Un pic peut être observé au niveau national, sans pour cela que la situation soit la même partout sur tout le territoire. C’est notamment le cas du Grand Est et de l’Ile de France qui n’a rien à voir avec les régions ouest.

Mais si la situation semblait s’apaiser entre le 4 et le 6 avril, les données de ce début de semaine révèlent de nouvelles hospitalisations, avec entre 90 et 120 nouvelles arrivées par jour.

L’Ile de France particulièrement atteinte

12 millions d’habitants sont sous tension en Ile de France. Et Paris et toute sa petite couronne sont les quatre départements les plus touchés de France.

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Source : Santé publique France – Dernière mise à jour : 8 avril 2020

Le Grand Est, foyer historique de l’épidémie

Le Haut-Rhin, le Bas-Rhin, et la Moselle sont les départements où le nombre de nouvelles hospitalisations dépasse régulièrement les 100 patients par jour. Malgré une situation qui semblait s’apaiser entre le 4 et le 6 avril, les données du début de semaine montrent de nouvelles hospitalisations, avec entre 90 et 120 nouvelles arrivées.

Source : Santé publique France – Dernière mise à jour : 8 avril 2020

L’épidémie, département par département

En regardant les graphiques ci-dessous réalisés par Franceinfo, on constate que l’Ouest et le Sud-Ouest sont, à ce jour, relativement épargnés par le coronavirus. Dans 48 départements, soit près de la moitié du territoire, le nombre d’hospitalisations depuis le 19 mars, n’éxcède pas les 200 patients. En dehors du Var (de 32 à 20 cas par jour), la Vendée, le Finistère et la Nièvre, où les hospitalisations ont baissé, les autres départements ont vu leurs hospitalisations augmenter de nouveau ces derniers jours.

 

Qu’est-ce qui explique une telle disparité géographique des cas de COVID-19 entre les régions ?

Clairement, certaines régions sont plus touchées par l’épidémie. Une situation qui intrigue … Outre la densité de population par région, la dispersion de l’habitat, l’espace disponible dans certaines régions, qui rend le confinement moins dur à respecter et qui impose une évidente disparité du nombre de cas graves, d’autres facteurs entrent en compte.
Pour certains médecins, il ne faut pas négliger le fait que certaines populations sont plus fragiles que d’autres dans les régions, du fait de leurs conditions plus précaires comme l’obligation d’aller travailler, de prendre des transports en commun, …Tout dépend aussi des critères d’hospitalisation. Par exemple, en Ile de France, on n’hospitalise que les formes très sévères de la maladie.

Pour Pascal Crépey, professeur d’épidémiologie à l’École des hautes études en santé publique, une des raisons est « l’apparition de « clusters » ou de regroupement de cas dans une région. Ainsi le Grand Est, particulièrement touché, a été le lieu de départ de l’épidémie en France en raison du cluster de cas à Mulhouse résultant d’un rassemblement dans une église et la contamination de plusieurs centaines de fidèles d’un seul coup. » Comme il l’explique dans l’Express, « La gestion de la crise au début de l’épidémie a été importante dans la suite de la propagation du virus sur le territoire. Les phases introductives ont été très importantes dans la suite, c’est-à-dire que les foyers de premier cas ont entraîné une dynamique de démarrage dans ces régions. A ce titre, le rassemblement à Mulhouse a été un accélérateur prépondérant de l’épidémie dans le Grand Est. ».

Mais ce professeur d’épidémiologie donne le cas de ce qui s’est passé en Bretagne, dans le Morbihan où un foyer de contamination a bien été détecté au début de l’épidémie. Mais là, « De nombreuses personnes s’étaient confinées avant même qu’on les appelle pour leur demander de limiter leurs déplacements, ils avaient pris leurs dispositions pour limiter au maximum la propagation du virus. Il y a eu une prise de conscience générale de la population qui a pu limiter l’impact de ces phases de sur-propagation. » 

Autre analyse, celle du syndicat de médecins généralistes MG France, dans une enquête publiée le 7 avril : « La répartition géographique des cas n’est pas homogène, certaines régions paraissant plus touchées par l’épidémie. En extrapolant ces résultats à l’ensemble des 60 000 médecins généralistes de notre pays, on peut évaluer à plus d’un million et demi les personnes atteintes par le coronavirus entre l7 mars et le 3 avril. Ces chiffres sont cohérents avec la durée de la phase épidémique caractérisée par un taux d’attaque important du Sars-Cov-2, plus important que celui du virus grippal qui touche en France entre 2 et 6 millions de personnes chaque hiver durant les 6 à 7 semaines que dure l’épidémie. Sans vouloir se substituer aux professionnels du sondage et de l’analyse statistique, MG France estime que ces chiffres constituent une information importante. Information importante, car elle témoigne de la forte implication des médecins généralistes en santé publique. »

Certaines régions vont-elles réussir à passer à travers la « vague » de submersion épidémique ? Les Agences Régionales de Santé de l’ouest sont très prudentes. Reste à gager que les mesures de confinement feront leur effet, dans la mesure où tout le monde les respecte.

 

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