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Les femmes et l’environnement au cœur de la 30e édition des Traversées Tatihou

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Le festival des musiques du large, Les Traversées Tatihou, qui fêtent leur 30e anniversaire du 20 au 25 août dans le Val de Saire et entre Saint-Vaast-la-Hougue et l’île Tatihou est un festival résolument engagé en faveur de la scène artistique féminine et la préservation de l’environnement.

Créé en 1994 par le Département de la Manche, le festival Les Traversées Tatihou est un événement fédérateur et populaire qui met à l’honneur les musiques traditionnelles d’ici et d’ailleurs. Aux heures des grandes marées du mois d’août, les concerts et rencontres se multiplient sur l’île Tatihou, face à Saint-Vaast-la-Hougue, et sur le continent jusqu’au cœur du Val de Saire. Le festival puise son originalité et son identité dans le rythme donné par le flux et le reflux de la mer.

C’est à marée basse que le festivalier rejoint à pied l’île pour assister aux concerts sous chapiteau. Naturellement, les artistes venus des contrées celtes (Irlande, Écosse, Bretagne, Galice, Québec, Scandinavie…) sont attendus aux Traversées Tatihou. L’appel du large gagne aussi d’autres rivages et cultures, enrichissant ainsi la programmation de musiques venues des cinq continents.

Les Traversées Tatihou est un rendez-vous musical unique, reconnu pour sa qualité et sa fidélité aux musiques traditionnelles, au-delà même de la Normandie.

Les femmes sont à l’honneur avec : CERYS HAFANA – CHERISH THE LADIES (Irlande/US) – COCANHA (Occitan) – KYRIE KRISTMANSON – Floralia (France/Canada) – LA PERLA (Colombie) – MAAAR – PARVEEN KHAN (France/Inde)

Dans le cadre des Traversées Tatihou, l’engagement en faveur du vivant est une préoccupation forte : il étudie la suppression des groupes électrogènes sur l’île ; une restauration locale, bio et peu carnée pour les artistes, les bénévoles et les équipes est proposée ; une mobilité inclusive et respectueuse de l’environnement est encouragée ; des artistes présents durant tout le festival multiplient les rencontres avec le public pour une économie de CO2 ; les festivaliers sont encouragés au covoiturage ; les mobilités douces pour tous sont favorisées ; une information et sensibilisation du public à la fragilité des espaces préservés et au respect des cheminements empruntés est bien visible ; le public remporte ses déchets puisqu’aucune poubelle n’est à disposition sur l’île ; gourdes et points d’eaux sont à la disposition des artistes (éradication de l’usage des bouteilles plastiques) ; …

Traversees Tatihou – Photo D. Daguier

Des rendez-vous sont prévus pour célébrer le vivant :

  • Ode chorégraphique au vivant guidée par les médiateurs de l’île et du SyMEL : Les habitants du Val de Saire présenteront une création contemporaine inédite réalisée avec le concours de la chorégraphe Mathilde Monfreux et le Centre chorégraphique national de Caen dans le cadre de Normandie Impressionniste et des 30 ans du festival.
  • Lever de soleil sur l’île : Méditation en musique avec Tilo Wachter (Allemagne) : Tilo Wachter nous accompagne dans un voyage de découverte dans l’espace de résonance de notre propre conscience. Pour nous mettre dans l’ambiance de cette aventure, nous marchons en silence de la terre ferme à l’île.
    Une fois sur place, Tilo Wachter entrelace sa musique et ses mots avec les sons naturels du lever du soleil. Le musicien & thérapeute sonore invite à un va-et-vient attentif entre les sons de la nature et notre propre perception corporelle. Petit à petit, l’intérieur et l’extérieur peuvent ainsi se rejoindre : Les sons de la nature, le silence, la respiration et la musique. Grâce à cette « perception intégrale », nous faisons ‘expérience des mouvements de notre conscience au sein de notre propre espace de résonance.
    Tilo Wachter nous accompagne avec sensibilité avec son Handpan, son Kotamo, son Duduk et sa voix. Dans sa quête de sons archaïques, le handpan, qui vient d’être réinventé à Berne, est devenu son principal instrument en 2002. Avec ce tout nouveau son du 21e siècle, il crée une synergie avec les cultures musicales archaïques dans ses projets de concert.
    Il s’est fait un nom au niveau international avec ses compositions pour handpan & voice qu’il qualifie de « musique de film pour une propre introspection pour les auditeurs ». En tant que coach et thérapeute, il explore le pouvoir de la musique dans le développement personnel & la guérison.
  • “T’as pas tout dit à Tatihou” – SALON DE MUSIQUE avec Frank Tenaille – « Les musiques du monde et l’enjeu du vivant » : Le monde du profit et de la croissance pensait avoir pris l’ascendant sur la nature. Avec le climat, puis la dernière pandémie, elle a rappelé qu’on ne pouvait impunément la mépriser. Et la « mondialisation heureuse » a découvert qu’il y avait un tout qui s’appelle le vivant. Une réalité que ne nient pas bien des peuples de la terre qui la vivent depuis des siècles, en particulier à travers leurs musiques. Que disent ces musiques sur l’altérité du non humain, animal ou végétal ? Quels bouleversements du regard suscitent elles ? Que suggèrent elles à propos du futur ? Frank Tenaille, ethno-journaliste, directeur artistique du Chantier (Centre de création des musiques du monde) propose un salon de musiques on ne plus à l’écoute des questions d’aujourd’hui.
  • Diffusion du film « Le peuple migrateur » accompagnée par A Filetta : Le Peuple migrateur est un documentaire français réalisé par Jacques Perrin, Jacques Cluzaud et Michel Debats, et sorti en 2001. Ce documentaire montre la migration des oiseaux, notamment plusieurs espèces d’oies dressées pour le tournage. Quatre ans après Microcosmos, le peuple de l’herbe, le producteur et réalisateur Jacques Perrin a parcouru la planète entière pour suivre le vol d’une trentaine d’espèces d’oiseaux migrateurs : grues, oies, cygnes, cigognes, canards… et découvrir leurs escales saisonnières. Avec ce conte réel, il a également voulu montrer la précarité de leur vie et leur inaltérable beauté.
    A noter la présence d’A Filetta qui jouera en live certains morceaux musicaux de la bande originale du film.

Programme complet

Photo d’en-tête : Tatihou voilier ©T. Houyel

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