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Ce que les peuples racines ont à nous dire

Ce que les peuples racines ont à nous dire – De la santé des hommes et de la santé du monde, de Frederika Van Ingen – Editions Les liens qui libèrent (LLL), janvier 2020 – 368 Pages

Comment les savoirs des peuples racines peuvent-ils nous inspirer dans notre approche de la santé, et dans nos façons de nous mettre en lien, à nous-mêmes, aux autres, et au monde qui nous entoure ? Frederika Van Ingen est allée à la rencontre des chaman Catawba, des hommes-médecine Kogis ou des guérisseurs Massaï pour découvrir leurs savoirs ancestraux… et ce qu’ils ont à nous apprendre.

Pour les Lakotas d’Amérique du Nord, les Kagabas de Colombie, les Amchis tibétains, les Quechuas d’Amazonie et bien d’autres peuples racines, la santé est d’abord synonyme d’équilibre. Dans le regard du chamane, du guérisseur ou de l’homme-médecine, la maladie est un symptôme : celui d’un déséquilibre qui prend sa source au-delà de la personne. C’est un regard qui change tout : nos corps sont les cellules du monde, nos groupes et sociétés ses organes, et nos maux physiques et psy­chiques, les signes d’une maladie du vivant qui nous habite.

Frederika Van Ingen explore ici la façon dont ces soignants utilisent cette connaissance pour panser les maux, avec une efficacité souvent surprenante. Huttes de sudation, diètes de plantes, peintures de sable, voyages chamaniques, transes, rituels, offrandes, symboles, contes, mythes, chants, danses, arts en général : leurs outils de guérison, au premier abord mystérieux, possèdent de vrais leviers d’action universels. Reconnus par des millénaires d’expérience que nous avons nous-mêmes oubliés, les savoirs de ces peuples sont une source d’inspiration essentielle pour restaurer nos propres équilibres, ceux de nos corps et de notre pensée, comme ceux de nos sociétés.

Ce livre est une exploration d’un paradigme commun aux peuples racines à travers les continents. Le lien inextricable entre équilibre intérieur et état du monde, la santé comme manifestation de la relation à soi et à l’environnement.

Dans toutes ces médecines anciennes, on se rend compte que le dénominateur commun, c’est l’homme et son environnement : la terre, le cosmos, et l’individu qui est là entre eux comme un trait d’union.

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La santé, baromètre de l’équilibre

« Un homme en équilibre à l’intérieur est donc un homme en santé ! Dans tous les systèmes traditionnels de représentation du monde, santé, maladie et guérison sont des indicateurs, des symptômes, qui renseignent sur la qualité de l’histoire qui se tisse au cœur de l’homme lui-même, dans sa relation avec les autres hommes et avec le monde. Ainsi, que ce soit en Afrique ou en Sibérie, il n’est pas rare qu’un guérisseur ou un chamane prescrive comme traitement des actes de pardon, de réconciliation, des rituels qui ressemblent à des défis, des offrandes ou des changements de comportement vis-à-vis de ses proches ou de la nature. Des actes « magiques » en apparence qui vont réparer la relation de l’individu à son monde. Et si les systèmes de représentation semblent très différents selon les peuples et les religions, en les rapprochant on s’aperçoit qu’ils ne le sont souvent qu’en surface. Et que, surtout, le système le plus éloigné de celui que cultivent ces peuples millénaires, c’est le nôtre ! » […]

La maladie, symptôme de déséquilibre des hommes et du monde

« Dans notre vision moderne, l’apparition de la maladie trouve son explication quelque part à mi-chemin entre l’héritage génétique, la roulette russe statistique et l’entretien de la « mécanique » de notre corps. Ainsi, selon nos habitudes de vie, notre âge, notre sexe, nous avons un pourcentage de « chance » de développer telle ou telle pathologie […] Et si celle-ci se grippe quand même, nos techniques de chirurgie rétablissent les fonctions du corps physique pour permettre à la mécanique d’aller un peu plus loin, nos médicaments soulagent les symptômes et nos traitements de pointe, combattent, transforment la mécanique, ou se substituent à ses désordres internes. Bien sûr, cette vision est tout à fait valide sur le plan de l’individu et de son corps. Et c’est cela que vise notre médecine. Mais elle se focalise sur la part physique de la personne, ce qui pénètre cette enveloppe […] Elle s’intéresse parfois, depuis l’invention de la psychologie, à sa pensée, aux sentiments et aux émotions qui la traversent, surtout lorsque ceux-ci deviennent inconfortables et troublent la relation. Mais elle ne s’appuie, en réalité, que sur le visible, le mesurable, le reproductible, et considère que ce qui ne l’est pas n’existe pas.  Si l’on adopte le point de vue des peuples racines, notre vision oublie tout un pan des causes possibles, et même, tout un pan de la vie. » […]

Guérir et prendre soin, réparer les liens

« Demeurés depuis toujours, comme l’étaient nos ancêtres, en lien avec la Terre, c’est naturellement vers elle que se porte l’attention des peuples racines quand il s’agit de se soigner : si la « grande intelligence » qui sous-tend la vie a inventé le déséquilibre, elle a aussi inventé les remèdes pour le rééquilibrer. Et de fait, c’est dans la nature et particulièrement dans les plantes, et parfois aussi dans les substances animales ou minérales, que ces peuples continuent de puiser leur pharmacopée. […] Depuis toujours, les plantes constituent l’essentiel de la pharmacopée des peuples qui vivent dans la nature. […] Hélas, ces savoirs sont en perte de vitesse. […] Car le « gros problème actuel, que l’on retrouve partout sur la planète, explique l’ethnobotaniste et ethnopharmacologue Jean-Pierre Nicolas, c’est la perte des savoirs : les tradipraticiens n’arrivent plus toujours bien à gérer la question des doses et de la toxicité, les savoirs ne se transmettent plus, et d’autre part parce que les plantes disparaissent, à cause de la destruction des milieux ou des prélèvements excessifs. » Un problème généralisé. Face à cette perte, plusieurs peuples ont décidé de prendre le destin de leur pharmacopée en main : ils inscrivent dans des livres un savoir depuis toujours fondé sur la transmission orale … […] »

Frederika Van Ingen, journaliste et auteur de Sagesses d’ailleurs pour vivre aujourd’hui (Edition Les Arènes, 2016), a exploré les thématiques de la médecine, de l’écologie, de la psychologie, avant de découvrir qu’elles étaient réunies avec une grande cohérence dans la vision millénaire des peuples racines. Sa recherche se concentre sur les passerelles à créer entre notre monde moderne et ces savoirs ancestraux. Elle anime également le « Cercle des passeurs ».

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