Regardez le monde
avec les yeux ouverts

Inscrit ou abonné ?
CONNEXION

UP', média libre
grâce à ses lecteurs
Je soutiens

rejoignez gratuitement le cercle des lecteurs de UP’

Coronavirus : comment éviter le burnout parental ?

Commencez

Par ces temps de confinement, avec la propagation du coronavirus et la suspension des cours dans les écoles, le télétravail est encouragé dans la plupart des entreprises. Résultat ? Les parents doivent jongler entre leur rôle de parents et de travailleurs, simultanément. Comment éviter le burnout parental ? Deux chercheuses de l’Université de Louvain conseillent : faites-vous confiance, mettez vos enfants à contribution, structurez votre journée.
Informations pratiques

Après la fermeture des écoles, la France a pris le 14 mars 2020 des mesures de confinement de portée nationale. Tout le monde doit rester à la maison ! Qui dit coronavirus dit télétravail et cours suspendus dans les écoles. 

Sur le plan symbolique, la maison est le chez soi, avec ceux qui habitent avec l’enfant ; elle est la valeur d’abri, de refuge, de protection, de sein maternel. C’est aussi le premier espace qui est exploré par l’enfant. C’est le symbole du milieu familial où vont se dérouler les premières expériences, avec l’expression première de dessins chargés d’affects. La neuro-psychiatre Marie Claire Debienne (1) explique que la maison fonctionne comme un espace mythique. L’enfant y projette ses angoisses, ses fantasmes. D’où l’intérêt de lui créer un environnement rassurant. Les parents sont donc les premiers sur le front pour rassurer et accompagner leurs enfants. Il s’agit donc d’un défi de taille : jongler entre leur rôle de parent et de travailleur, en simultané. Une tâche ardue. Afin de limiter le risque de burnout parental, Moïra Mikolajczak et Isabelle Roskam, chercheuses à l’Institut de recherche en sciences psychologiques de l’UCLouvain, proposent dix astuces pour traverser cette période plus sereinement :

  • Se faire confiance en tant que parent : faites-vous confiance, vous vous adapterez à la situation. Vous l’avez fait jusqu’à présent, il n’y a pas de raison que vous n’y arriviez pas ;
  • Qualité plutôt que quantité : ce n’est pas parce que vos enfants sont à la maison que vous devez passer vos journées avec eux. Privilégiez les activités où parents et enfants prennent plaisir à être ensemble ;
  • Faites preuve de souplesse : n’hésitez pas à assouplir certaines règles ou à en créer de nouvelles. L’important est de communiquer sur celles-ci pour que tout le monde à la maison comprenne les changements ;
  • Mettez vos enfants à contribution : répartissez-vous les tâches en famille, sans oublier les plus petits. Laissez-les enfants choisir leurs tâches (ou du moins, donnez-en leurs l’impression) sans oubliez de vous inclure dans la répartition. Les tâches peuvent tourner d’un jour à l’autre ou d’une semaine à l’autre ;
  • Structurez la journée de vos enfants : les enfants ont l’habitude d’avoir leur journée structurée à l’école. Expliquez-leur l’intérêt de planifier leur journée et faites un planning de la semaine avec eux, incluant des moments où les enfants jouent ensemble et s’occupent seul. Faites-en sorte que vos enfants aient l’impression d’être acteurs de leur planning ;
  • Improvisez : si c’est possible, laissez-vous vivre et profitez de ces moments pour faire avec vos enfants ce que vous rêviez de faire sans en avoir le temps ;
  • Choisissez vos combats : ce n’est pas le moment d’entrer en conflit avec vos enfants. Établissez une liste des comportements que vous êtes prêts à supporter et identifiez les deux ou trois comportements intolérables. Prévoyez les sanctions à l’avance et respectez-les ;
  • Renoncez à être superwoman ou superman : parents, professeurs ou travailleurs, vous devez choisir. Ça ne fera pas de vous de mauvais parents pour autant ;
  • Veillez l’un sur l’autre : il arrive que l’un des parents soit à la maison et l’autre « dehors ». Même si celui qui est « dehors » travaille plus, c’est pour celle ou celui qui reste que la situation est la plus pénible : elle ou il doit combiner télétravail et garde des enfants. A défaut d’aider, le parent « dehors » doit soutenir son/sa partenaire ;
  • Soufflez ! : la situation peut vite devenir tendue. Si vous êtes débordé, prenez (quand même) un peu l’air. Si la situation devient vraiment intenable, n’hésitez pas à appeler à l’aide. Les psychologues sont là pour ça !

Plus d’infos ? Un site web créé par les deux psychologues de l’UCLouvain : www.burnoutparental.com. Les parents y trouveront un test prévention burnout ainsi qu’une liste de psychologues prêts à aider.

(1) Auteur du livre « Le dessin chez l’enfant » – Edition PUF, 1968

Pourquoi ne pas profiter d’une lecture illimitée de UP’ ? Abonnez-vous à partir de 1.90 € par semaine.

0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
Article précédent

Giving Tuesday : valoriser et promouvoir le lien et la générosité

Prochain article

Coronavirus : de quoi les personnes âgées sont-elles le nom ?

Derniers articles de Mutations sociales et nouvelles solidarités

REJOIGNEZ

LE CERCLE DE CEUX QUI VEULENT COMPRENDRE NOTRE EPOQUE DE TRANSITION, REGARDER LE MONDE AVEC LES YEUX OUVERTS. ET AGIR.
logo-UP-menu150

Déjà inscrit ? Je me connecte

Afin de contribuer à l’effort d’information sur la crise actuelle du coronavirus, UP’ propose à ses lecteurs un accès gratuit aux derniers articles publiés relatifs à cette thématique.

→ Inscrivez-vous gratuitement pour poursuivre votre lecture.

REJOIGNEZ

LE CERCLE DE CEUX QUI VEULENT COMPRENDRE NOTRE EPOQUE DE TRANSITION, REGARDER LE MONDE AVEC LES YEUX OUVERTS ET AGIR

Vous avez bénéficié de 3 articles gratuits pour découvrir UP’.

Profitez d'un accès illimité à nos contenus !

A partir de 1.70 € par semaine seulement.
81 Partages
Partagez81
Tweetez
Partagez
WhatsApp
Email
Print