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Vaccins : Effets secondaires sous haute surveillance

Vaccins : Effets secondaires sous haute surveillance

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200 millions de doses de vaccins ont été injectées dans le monde. Leurs effets indésirables sont scrutés à la loupe mais ils apparaissent en général légers. Maux de tête, douleurs sur le site d’injection, réaction allergique et hypertension, les scientifiques affirment que le risque de réaction grave à la vaccination est très faible par rapport à la protection qu’offre le vaccin contre la maladie, qui elle, peut être mortelle.

Il ne fait aucun doute que les vaccins contre le Covid-19 qui ont reçu une autorisation en Europe sont sûrs et efficaces, rapporte un article publié dans la revue Nature. Et comme des millions de personnes ont reçu leurs doses – alors qu’ils n’étaient que des dizaines de milliers durant les essais cliniques –, il est maintenant possible d’avoir une bonne idée de la fréquence et de la nature des effets secondaires.

Quelques rares cas de réactions non souhaitées

Comme tous les vaccins, les vaccins anti-Covid-19 peuvent entraîner des réactions non souhaitées. La plupart avaient déjà été identifiées lors des différentes phases des essais cliniques.

Les deux vaccins à ARN messager, des laboratoires Moderna et Pfizer-BioNTech, semblent provoquer des réactions similaires. De nombreuses personnes ont déclaré avoir ressenti des douleurs au niveau du site d’injection, des maux de tête ou de la fatigue. Ces réactions sont également connues pour le vaccin contre la grippe saisonnière, mais la proportion de personnes qui le signalent est plus importante pour ces vaccins à ARN que pour celui de la grippe. « Peut-être parce que les vaccins à ARN messager anti-Covid génèrent une réponse immunitaire particulièrement forte », analyse Helen Chu, spécialiste des maladies infectieuses à la faculté de médecine de l’université de Washington à Seattle.

De rares réactions allergiques ont été signalées : le vaccin Moderna provoque environ trois réactions anaphylactiques par million de doses administrées, et le vaccin Pfizer-BioNTech en déclenche cinq par million de doses, selon les données du Système américain de notification des événements indésirables liés aux vaccins (VAERS). En ce qui concerne le vaccin d’Oxford, AstraZeneca, trente cas de réactions anaphylactiques ont été confirmés jusqu’à présent, sur trois millions de doses administrées. « Certains chercheurs ont dans leur viseur les polyéthylènes glycol (PEG), qu’ils soupçonnent d’être l’agent anaphylactique des vaccins reposant sur l’ARN messager », rapporte Nature. Des études sur des personnes ayant subi ce genre de réactions allergiques sont nécessaires pour comprendre si ces PEG ont un rôle et quels sont les mécanismes en jeu. « Les vaccins sans PEG – notamment celui de Johnson & Johnson, qui n’est pas encore homologué et qui se sert aussi d’un adénovirus [comme celui d’Oxford, AstraZeneca] pour parvenir à l’immunité contre le coronavirus – pourraient être le moyen de vacciner les personnes allergiques à ce polymère », souligne Samuel Lai, pharmaco-ingénieur à l’université de Caroline du Nord à Chapel Hill.

Aucun décès n’a été directement attribué à l’injection de doses de vaccin anti-Covid. Mais il est vrai qu’il est très difficile d’établir un lien entre l’injection d’une dose et un décès qui surviendrait des jours, voire des semaines plus tard, en particulier chez des personnes très âgées ou souffrant de graves problèmes de santé.

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Surveillance systématique en France

En France, la campagne de vaccination s’accompagne d’une surveillance systématique des effets indésirables potentiels. Cinquante-cinq cas d’hypertension artérielle, d’évolution favorable, ont été déclarés comme graves depuis le début de la vaccination avec le vaccin Pfizer/BioNTech contre le Covid-19, mais ne remettent pas en cause son rapport bénéfice/risque, estime ce 13 février l’Agence du médicament (ANSM).

Pour le vaccin de Pfizer-BioNTech, 3.634 cas d’effets indésirables ont été analysés depuis le début de la vaccination. « La majorité des effets indésirables sont attendus et non graves », souligne l’ANSM. L’analyse des nouveaux cas d’hypertension artérielle (19 sur un total de 55 cas graves depuis le début la vaccination) et de troubles du rythme cardiaque (42 cas graves au total) confirme qu’ils constituent un « signal ». Mais « pour la plupart des cas, ces effets indésirables ont été transitoires et rapidement réversibles ». Leur survenue « ne remet pas en cause le rapport bénéfice/risque » de ce vaccin, poursuit l’agence.

Pour le vaccin AstraZeneca, destiné au moins de 65 ans, le « signal potentiel » identifié le 11 février, de syndromes pseudo-grippaux souvent de forte intensité (fièvre élevée, courbatures, maux de tête) touchant des professionnels de santé des établissements de santé « se confirme ». Les 363 cas déclarés au total au 16 février (contre 149 dans le bilan précédent) concernent des personnes très majoritairement âgés de moins de 50 ans (âge moyen de 31 ans). « Ce signal de syndromes pseudo-grippaux (…) ne remet pas en cause le rapport bénéfice/risque du vaccin AstraZeneca et est en cours d’évaluation au niveau européen », précise l’agence sanitaire.

La Suède et l’Allemagne ont identifié les mêmes effets indésirables. La Suède a informé l’Agence européenne du médicament (EMA) qu’elle adaptait comme la France ses modalités de vaccination dans les établissements de santé, indique l’ANSM. Pour « limiter le risque » de perturbation du fonctionnement des services de soin, il est en effet recommandé de vacciner de façon échelonnée le personnel d’un même service, rappelle l’agence sanitaire française en recommandant, si besoin, de privilégier l’utilisation du paracétamol à la dose la plus faible et le moins longtemps possible.

Depuis le début de la vaccination avec le vaccin Moderna, 87 cas d’effets indésirables ont été analysés. Parmi ces derniers, un certain nombre concerne des réactions au point d’injection, sans gravité, pouvant survenir de 7 à 15 jours après la vaccination. « A ce jour, il n’y a pas de signal de sécurité avec le vaccin Moderna », conclut l’ANSM.

Enfin, en ce qui concerne les vaccins qui n’ont pas encore fait de demande d’homologation en Europe, la revue Nature fait observer : « Il existe peu de données sur l’innocuité des vaccins déployés ailleurs dans le monde, notamment en Chine. Si l’on en croit les données préliminaires d’essais cliniques sur le vaccin russe, Spoutnik V, reposant également sur un adénovirus, les effets secondaires les plus courants sont des symptômes grippaux et une inflammation au point d’injection. »

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