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La COP23 s'ouvre à Bonn sur fond d’urgence

COP 23
La Conférence climat de l'ONU, la première depuis l'annonce du retrait américain, s'est ouverte lundi à Bonn sur des appels, notamment de son président fidjien, à agir urgemment contre le réchauffement planétaire.
 
"Notre demande collective au monde est qu'il maintienne le cap fixé à Paris" avec l'accord climat adopté fin 2015, a dit Frank Bainimarama, Premier ministre fidjien et président de cette COP23, lors de la cérémonie d'ouverture.
 
Sous la pression de derniers bilans climatiques alarmants, la communauté internationale est réunie jusqu'au 17 novembre pour tenter d'avancer sur une urgente, mais délicate, mise en oeuvre de l'accord.
Environ 20.000 participants sont attendus à Bonn: délégués, chefs d'Etats (l'Allemande Angela Merkel et le Français Emmanuel Macron le 15), activistes, scientifiques, mais aussi représentants de collectivités ou d'entreprises.
Les Etats-Unis sont là aussi, en dépit du retrait de l'accord annoncé par le président Donald Trump, qui ne sera effectif qu'en 2020.
 
Pour rester sous 2°C de réchauffement, le pic d'émissions de gaz à effet de serre doit survenir au plus tard en 2020, préviennent les scientifiques. Or, les engagements des Etats étant insuffisants pour y parvenir, tout l'enjeu est de les amener à réviser leurs ambitions à la hausse. Et la première étape sera de lancer à Bonn un "dialogue" d'une année, autour des actions menées et à mener.
 
L'autre mission concrète de cette COP23 sera d'avancer sur les règles d'application de l'accord de Paris, une phase technique et éminemment politique : comment les pays rendent compte de leurs actions, quel suivi pour l'aide financière promise par les pays riches, etc.
 
Le tout sur fond d'inconnue américaine. Washington, qui veut sortir de l'accord mais ne pourra le faire concrètement avant novembre 2020, a réaffirmé son intention de participer aux débats sur les règles d'application, dans l'idée de "protéger (ses) intérêts" nationaux.
 
Source : AFP