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Palais augmenté

Le premier festival dédié à la création artistique en réalité augmentée aura lieu les vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 février 2021, au Grand Palais. Une déambulation pour fêter les 120 ans du Grand Palais, avec cet événement en entrée libre très attendu.

La Rmn – Grand Palais et le magazine photo Fisheye créent le premier festival dédié à la création artistique en réalité augmentée les vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 février 2021. Le temps d’un week-end, l’espace vide et monumental de la Nef du Grand Palais est transformé par cinq œuvres en réalité augmentée, créés pour l’occasion par cinq jeunes artistes internationaux : Mélanie Courtinat, Lauren Moffatt, Mélodie Mousset, Manuel Rossner et Theo Triantafyllidis.

Le public pourra découvrir ces œuvres se déployant virtuellement dans la Nef du Grand Palais, en déambulant munis de son smartphone ou bien d’un smartphone dernière génération qui leur sera prêté le temps de cette expérience inédite.

Programmation

Pour sa première édition dans la Nef du Grand Palais, avant sa fermeture pour travaux, la programmation réalisée en partenariat avec Fabbula invite les artistes à multiplier les possibilités de perception du réel, de questionner et ré-enchanter notre regard sur le monde.

 Manuel Rossner (né en 1989), crée avec son oeuvre Behind the Curtain une installation virtuelle spécifique au site qui utilise l’espace et le prolonge au-delà des limites physiques. Passés un rideau virtuel géant, les visiteurs découvrent un petit personnage avec qui ils explorent l’espace transformé de la Nef, sculptures géantes qui jouent avec l’architecture et l’échelle du Grand Palais. Rossner poursuit ici son travail sur les espaces virtuels, prolongeant l’architecture réelle avec espièglerie, sobriété et esthétique abstraite.

Lauren Moffatt (née en 1982), nous fait déambuler avec Contre-Plongée dans le Grand Palais transformé en serre de conservatoire, rempli de fleurs hybrides, impossibles, vu depuis l’échelle d’un insecte. Cette oeuvre invite le public à explorer des imaginaires décentralisés, où les humains sont rendus insignifiants par leurs homologues non-humains et peuvent ainsi faire l’expérience de l’interconnexion des espèces. Les plantes et les fleurs de l’oeuvre en réalité augmentée ont été créées en associant peintures à la main et scan photogrammétrique. L’échelle macroscopique des coups de pinceau, généralement vus de très loin, révèle les détails qu’il est facile de manquer depuis notre point de vue humain.

Mélodie Mousset (née en 1981) propose une expérience dans le monde de HanaHana, vaste désert virtuel qui se peuple des interactions avec le public. En y faisant pousser des bras géant, chacun.e fait l’expérience de l’extension de son corps, ou plutôt de sa multiplication à l’extérieur de soi-même. La Nef devient ainsi un espace partagé, à la frontière de l’intime et du public, virtuel tout autant que réel, et une exploration de la place du public dans les oeuvres numériques interactives.

Mélanie Courtinat (née en 1993) propose SAFE, oeuvre intime et engagée située à mi-parcours de l’exposition, une invitation au ré-enchantement de l’intime. Il fait résonner le “checkpoint” de jeu vidéo – je m’arrête, à l’abri, je respire et reprend des forces avant de revenir et de surmonter une difficulté supplémentaire – avec le safe space des communautés LGTBTQ+ et féministes, et la fabrique d’un corps intangible, hors d’atteinte, comme perché. Situé dans un espace intime permettant l’introspection, l’oeuvre modifie la perception du réel du public en intervenant non vers l’extérieur, mais vers le corps et l’intériorité – la réalité augmentée est ici tournée vers soi, selfie géant nous invitant à faire monde avec soi-même.

Enfin, Theo Triantafyllidis (né en 1988) revisite l’esprit des lieux avec Genius loci, une installation augmentée à grande échelle et spécifique au Grand Palais. Une créature géante flotte à l’intérieur du Grand Palais, se détend, se parle à elle-même et au public, commentant la situation actuelle, l’année 2020 et revient sur l’histoire du bâtiment, sa culture, son architecture, et son avenir. La créature est arrogante, aguicheuse, sournoise, tour à tout odieuse et adorable. Elle se déplace dans l’espace en prenant diverses poses, interpellant le public et l’engageant à jouer avec elle. Cette rencontre avec l’humour et le sublime sera une expérience collective, rapprochant les visiteurs dans une expérience commune avec le virtuel.

Un événement coproduit par Fisheye et la Rmn – Grand Palais
Partenaires : Orange, TikTok, Chatillon Architectes, Fabbula, Blinkl
Partenaires institutionnels : ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne, GOBELINS, l’école de l’image

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