Il existe encore des choses que l’on ne peut ni calculer, ni programmer, ni demander à ChatGPT. Le frisson devant un ciel d’orage. Le silence qui suit une musique. L’étrange bonheur de comprendre soudain quelque chose qui nous échappait. Cette faculté très humaine porte un nom : l’émerveillement. Dans Émerveillement et société, Christine Browaeys en fait bien davantage qu’une jolie émotion : une manière de connaître le monde, de créer et peut-être même de refaire société. À l’heure où l’intelligence artificielle s’installe dans nos vies, la question devient vertigineuse : l’émerveillement serait-il l’un des derniers territoires proprement humains ?
Autant prévenir le lecteur : Émerveillement et société n’est pas exactement le livre que l’on emporte à la plage en se disant que l’on va en lire trois chapitres entre deux baignades.
Il est court — 108 pages — mais dense. Très dense.
Christine Browaeys nous entraîne du côté d’Alexandre Grothendieck, de Cornelius Castoriadis, de Charles Péguy, mais aussi de la phénoménologie, de la sociologie, des sciences, du corps, de la matière et de l’intelligence artificielle. On y rencontre la « chair du monde », le « dessaisissement de soi », la créativité, l’imaginaire social et quelques autres concepts qui peuvent demander au lecteur de poser le livre, de regarder par la fenêtre et de se demander pendant quelques secondes : « Bon. Qu’est-ce que je viens de lire ? »
Qu’il se rassure. Il faut accepter de ne pas tout saisir immédiatement. Peut-être même est-ce une assez bonne façon d’entrer dans ce livre, puisque Christine Browaeys nous parle précisément de cela : accepter que le monde ne se livre pas entièrement au premier regard.
Derrière cette apparente difficulté se cache en effet une intuition presque limpide : que devient une société qui ne sait plus s’émerveiller ? Car l’autrice ne parle pas seulement d’une émotion agréable. Elle considère l’émerveillement comme « l’un des piliers de la pensée individuelle et collective ». Et surtout, elle pose d’emblée cette définition désarmante de simplicité : « S’émerveiller, c’est être là, ici et maintenant. »
Tout pourrait presque commencer par ces quelques mots.
S’émerveiller, ce n’est pas trouver quelque chose joli
Premier malentendu à dissiper : l’émerveillement dont parle Christine Browaeys n’est pas celui des cartes postales. On peut évidemment s’émerveiller devant une forêt, le vol d’un oiseau, le visage d’un enfant ou une nuit étoilée. Mais il se passe alors quelque chose de plus profond que le simple plaisir esthétique.
La sociologue décrit un individu qui « se trouve en prise directe avec la “chair” du monde ». L’expression peut sembler intimidante. Traduisons-la.
Pendant quelques secondes, nous cessons de vouloir expliquer, classer, posséder, utiliser. Nous regardons. Nous sommes là. L’autrice parle alors d’un « dessaisissement de soi ». Là encore, le mot est plus compliqué que l’expérience qu’il désigne : quelque chose vient interrompre notre petit monologue intérieur et déplacer notre attention vers ce qui existe devant nous.
Nous nous oublions un peu.
Et ce déplacement conduit, écrit-elle, à une « attitude d’accueil et de créativité ».
Voilà qui change tout. Car nous vivons désormais dans un monde qui nous pousse souvent dans la direction inverse. Nous photographions avant de regarder. Nous cherchons sur Internet avant de nous interroger. Nous évaluons avant de ressentir. Nous partageons parfois une expérience avant même de l’avoir vraiment vécue.
L’émerveillement impose un autre rythme. Il demande de rester un instant devant ce que l’on ne comprend pas.
Le droit de ne pas savoir
Voilà peut-être l’une des intuitions les plus belles du livre : l’émerveillement commence là où notre maîtrise s’arrête.
Christine Browaeys décrit l’être qui s’émerveille comme celui qui « s’ouvre à ce qui l’étonne ». Tout est peut-être dans ce verbe : s’ouvrir.
L’enfant sait cela instinctivement. Il peut passer dix minutes devant une fourmi, un escargot, une flaque d’eau ou une machine à laver en fonctionnement avec une intensité d’attention qui laisse l’adulte vaguement perplexe.
L’adulte, lui, sait. Ou croit savoir. C’est une fourmi. C’est un arbre. C’est la Lune. C’est une graine. Circulez, il n’y a rien à voir.
L’émerveillement fait exactement l’inverse. Il rouvre ce que nous avions refermé.
Une graine n’est soudain plus « une graine ». C’est cette chose presque insignifiante capable, dans certaines conditions, de fabriquer un arbre de vingt mètres de haut. Et tout à coup, ce que nous pensions connaître redevient mystérieux.
L’auteure relie précisément l’émerveillement au « surgissement de nouveaux questionnements par rapport aux acquis » et à « l’élaboration de nouvelles connaissances/créations ».
Autrement dit, l’émerveillement ne nous éloigne pas de la connaissance. Il peut en être le commencement.
Non plus : je sais, donc je regarde. Mais : je regarde, donc peut-être vais-je apprendre.
Et si c’était aussi une question politique ?
C’est probablement là que le livre devient le plus inattendu — et, avouons-le, parfois le plus difficile à suivre. Que vient faire la politique dans cette affaire apparemment intime ? Beaucoup de choses.
Christine Browaeys va jusqu’à considérer que l’émerveillement « offre l’opportunité d’une régénération politique ». La formule mérite que l’on s’y arrête. Car une société qui ne sait plus imaginer autre chose que ce qui existe est une société qui finit par considérer l’existant comme inévitable. L’enjeu politique n’est pas une extrapolation de notre part : l’autrice considère explicitement l’émerveillement comme susceptible d’offrir cette « régénération politique » et place au centre du livre la question de son devenir dans une société assistée par l’IA.
C’est ici que la présence de Cornelius Castoriadis prend tout son sens. L’un des enjeux devient notre capacité à produire collectivement de nouveaux imaginaires et donc à ne pas considérer nos institutions, nos normes ou nos manières de vivre comme immuables.
Browaeys associe ainsi l’émerveillement à « l’interrogation sur notre appréhension commune du monde réel ». Dit plus simplement : et si ce que nous prenions pour la réalité n’était qu’une façon parmi d’autres d’organiser le monde ?
L’émerveillement crée alors une brèche dans l’évidence. Et cette brèche dit quelque chose de très simple : le monde pourrait être autrement. Voilà pourquoi l’émerveillement peut devenir politique.
Non parce que contempler un coucher de soleil constituerait un programme électoral — ce serait un peu court — mais parce qu’une société capable de s’étonner est encore capable de remettre en question ce qu’elle considère comme normal.
Pourquoi travaillons-nous ainsi ? Pourquoi produisons-nous ainsi ? Pourquoi détruisons-nous cela ? Pourquoi avons-nous accepté que cette rivière soit polluée, que cette forêt disparaisse, que cette espèce s’éteigne ? Pourquoi avons-nous décidé que certaines choses avaient un prix et que d’autres n’avaient aucune valeur ? L’émerveillement peut alors faire surgir une question redoutable : comment avons-nous pu cesser de voir cela ?
Puis l’intelligence artificielle entre dans la pièce
Et c’est ici que le petit livre de Christine Browaeys rencontre de plein fouet l’une des grandes questions de notre époque : Que devient l’émerveillement lorsque les machines commencent à écrire, dessiner, composer, converser, calculer, traduire, expliquer et créer des images ?
Dès son introduction, l’ingénieure texturgiste s’interroge sur ces « compagnons IA » auxquels nous faisons de plus en plus appel pour résoudre les questions que nous nous posons. Et elle pousse l’image encore plus loin : ces assistants ne risquent-ils pas de devenir nos « anges gardiens » dans le monde numérique ?
Des anges gardiens, vraiment ? L’image est délicieuse.
Un ange qui connaît nos goûts, répond à nos questions, résume nos lectures, rédige nos textes, trouve nos itinéraires, nous conseille, nous rassure et ne dort jamais.
Sauf qu’à force d’avoir un ange gardien qui sait presque tout, ne risquons-nous pas de perdre quelque chose d’essentiel : le plaisir de nous perdre ? Car le danger de l’intelligence artificielle n’est peut-être pas seulement qu’elle fasse certaines choses mieux ou plus vite que nous.
Le véritable bouleversement pourrait venir du fait qu’elle nous dispense progressivement de l’expérience du chemin. Chercher. Hésiter. Se tromper. Recommencer. Attendre. Ne pas comprendre. Puis comprendre.
Christine Browaeys pointe précisément ce paradoxe : les outils numériques nous permettent déjà de traiter des volumes de connaissances qui « dépassent largement nos capacités attentionnelles ».
Nous savons davantage. Mais regardons-nous encore ?
Quand tout devient visible, reste-t-il encore quelque chose à découvrir ?
L’auteure formule une inquiétude particulièrement stimulante. Grâce à l’interconnexion presque infinie des réseaux, écrit-elle, « il semble qu’il ne reste presque plus rien d’inconnu dans le monde ».
Bien sûr, il reste immensément à découvrir scientifiquement. Mais ce n’est pas exactement ce qu’elle veut dire. Elle parle de notre sentiment d’accès au monde.
Un monument inconnu ? Nous le cherchons. Une plante ? Nous la photographions et une application l’identifie. Une chanson ? Quelques secondes suffisent pour retrouver son titre. Un concept ? Un moteur de recherche ou une IA l’explique. Une langue étrangère ? Le téléphone traduit. Une question ? La réponse arrive.
Et l’auteure met alors le doigt sur un paradoxe remarquable : notre « champ d’observation possible s’étend », tandis que notre faculté d’appréciation risque de perdre en intensité parce qu’elle est « saturée ».
Voilà sans doute l’une des idées les plus contemporaines du livre.
Nous n’avons jamais autant eu accès au monde et nous risquons pourtant de moins en moins l’éprouver.
Nous pouvons voir mille couchers de soleil dans une journée. Mais combien en regardons-nous vraiment ?
Une machine peut-elle s’émerveiller ?
Posons alors la question un peu naïve — les questions naïves sont parfois les meilleures : une intelligence artificielle peut-elle s’émerveiller ?
Elle peut certainement parler de l’émerveillement. Elle peut produire un poème sur une nuit étoilée. Elle peut expliquer pourquoi une nébuleuse est magnifique, raconter la naissance d’une étoile, décrire les couleurs d’un papillon ou imiter avec une virtuosité troublante les mots que nous employons lorsque nous sommes bouleversés.
Mais est-elle bouleversée ? C’est là que quelque chose résiste.
L’émerveillement n’est pas seulement une production intellectuelle. C’est une expérience. Quelque chose nous arrive. Notre attention est capturée. Le temps semble se suspendre. Notre rapport au monde se déplace. Nous sommes affectés par ce que nous rencontrons.
Une machine peut reconnaître une fleur parmi des millions d’images. Mais s’arrête-t-elle devant elle ?
Christine Browaeys situe précisément la question du côté de notre « texture humaine » : un corps biologique, sensible, analogique, qui cohabite désormais avec des technologies numériques.
Et ce corps n’est pas un détail. Il pourrait même être la clé.
Car nous avons un corps
C’est un aspect essentiel du livre et probablement l’un de ceux qui méritent le plus d’être traduits en langage simple.
Browaeys insiste sur la différence entre une connaissance disponible et une expérience vécue. Pour que nos expériences s’inscrivent profondément dans notre mémoire, explique-t-elle, encore faut-il qu’elles soient suffisamment « éprouvées par le corps ».
Voilà peut-être le caillou dans la chaussure du tout-numérique.
Nous ne sommes pas seulement des cerveaux auxquels il faudrait fournir davantage d’informations. Nous touchons. Nous sentons. Nous avons froid. Nous avons peur. Nous sommes émus. Nous éprouvons la distance, le poids, la chaleur, le vertige. Nous avons des souvenirs attachés à des odeurs.
Et parfois une musique entendue trente ans plus tôt fait surgir en quelques secondes un visage que nous pensions avoir oublié.
Notre intelligence n’est donc pas simplement contenue quelque part derrière notre front.
Elle habite un corps.
C’est pourquoi l’émerveillement pourrait bien constituer une frontière particulièrement intéressante entre l’humain et la machine : non parce que la machine serait incapable de produire quelque chose d’étonnant, mais parce que nous pouvons être atteints par cet étonnement.
Le paradoxe de la machine à émerveiller
Et pourtant, méfions-nous d’une opposition trop facile entre le gentil humain sensible et la méchante machine froide. Car l’intelligence artificielle peut aussi nous émerveiller. La technologie l’a toujours fait.
Le microscope n’a pas détruit l’émerveillement devant le vivant. Il l’a multiplié.
Le télescope n’a pas désenchanté le ciel. Il nous a montré que les quelques milliers d’étoiles visibles à l’œil nu n’étaient que la devanture d’un univers vertigineux.
L’IA pourrait donc, elle aussi, devenir une extraordinaire machine à ouvrir des fenêtres. Tout dépend de ce que nous lui demandons.
Nous dispenser de regarder ? Ou nous aider à voir davantage ? Nous éviter de penser ? Ou déplacer les frontières de ce que nous pouvons penser ? Nous fournir immédiatement le monde ? Ou nous donner envie d’aller à sa rencontre ?
La distinction est essentielle.
Et elle rejoint l’interrogation centrale de Christine Browaeys : saurons-nous encore éprouver cette force de rupture propre à l’émerveillement dans un monde de plus en plus hybridé par le virtuel et assisté par l’intelligence artificielle ?
Sauver notre capacité d’attention
On comprend mieux alors pourquoi Christine Browaeys, ingénieure texturgiste et sociologue, en arrive aujourd’hui à l’émerveillement. Ses travaux se situent précisément à la rencontre de la « texture humaine » et de l’univers numérique. Il existe un fil entre toutes ces interrogations : comment rester en contact avec le monde lorsque les interfaces se multiplient entre lui et nous ?
La question dépasse largement l’IA.
Elle concerne nos téléphones, nos écrans, nos algorithmes de recommandation, nos notifications, notre besoin permanent d’information et cette étrange peur contemporaine du vide qui nous fait sortir notre smartphone dès que rien ne se passe pendant trente secondes.
Or l’émerveillement a besoin précisément de ce que notre époque raréfie : de l’attention disponible. Il faut du silence pour entendre. Du temps pour observer. De l’ignorance pour chercher. Du vide pour imaginer. Et peut-être un peu d’ennui pour que quelque chose commence.
Rassurez-vous : il n’existe pas encore d’application pour cela. Et si elle existe un jour, méfiez-vous. Pour s’émerveiller, il faudrait peut-être commencer par ne rien faire. Ce qui, convenons-en, est devenu une activité particulièrement difficile.
Lever les yeux avant de sortir son téléphone. Regarder un arbre sans chercher immédiatement son nom. Écouter un oiseau sans demander à une application de quelle espèce il s’agit. Accepter de ne pas photographier un coucher de soleil. Laisser une question quelques minutes sans réponse. Résister, parfois, à cette formidable tentation contemporaine de tout savoir, tout de suite.
Il faudrait aussi retrouver le goût des choses minuscules.
Une odeur de terre après la pluie.
La géométrie parfaitement improbable d’une toile d’araignée.
Une graine qui germe entre deux pavés.
Le visage de quelqu’un qui vient de comprendre.
Une phrase qui vous poursuit longtemps après avoir refermé un livre.
Et surtout, réapprendre à dire « je ne sais pas » sans éprouver aussitôt le besoin de combler ce vide.
Car l’émerveillement habite peut-être précisément cet intervalle : entre ce que nous voyons et ce que nous comprenons, entre la question et sa réponse, entre le monde et les mots que nous posons dessus.
Il n’est donc pas nécessaire de partir au bout de la planète pour le rencontrer. Il suffit parfois de ralentir suffisamment pour que le monde, que nous pensions connaître par cœur, redevienne étrange.
Essayez.
Regardez autour de vous.
Mais ne demandez pas tout de suite à l’IA ce qu’il faut en penser.
Pour une fois, elle peut attendre.
Ne surtout pas tout comprendre
C’est finalement ce qui rend Émerveillement et société attachant malgré — ou peut-être grâce à — sa difficulté.
Il oblige parfois son lecteur à ralentir.
On aimerait ici une phrase plus simple, là un exemple concret, ailleurs une passerelle supplémentaire entre deux concepts. Certains passages réclament d’être relus. Le livre ne se laisse pas toujours apprivoiser facilement.
Mais après tout, quel délicieux paradoxe ce serait de reprocher à un essai consacré à l’émerveillement de ne pas fournir immédiatement toutes les réponses.
Il faut peut-être le lire autrement. Ne pas chercher à tout capturer. Accepter quelques zones de brouillard. Souligner une phrase. Refermer le livre. Regarder dehors. Puis revenir.
Car Christine Browaeys pose finalement une question beaucoup plus importante que celle de savoir si l’intelligence artificielle est intelligente. Elle se demande ce qu’il adviendra de notre intelligence à nous dans un monde où nous déléguons aux machines une part croissante de nos opérations intellectuelles. Elle dit vouloir explorer le paradoxe entre « la faculté de s’émerveiller, propre à l’être humain » et le fonctionnement de notre intelligence dans un univers toujours plus soumis aux outils numériques.
La réponse ne se trouvera probablement pas dans une compétition avec les machines.
Nous calculerons moins vite. Nous analyserons moins de données. Nous mémoriserons moins d’informations. Et nous produirons peut-être moins rapidement mille variations d’une même image.
Mais il restera cette étrange faculté de s’arrêter devant quelque chose d’inutile. Une lumière sur un mur. Une araignée qui tisse sa toile. Une voix. Une idée. Un arbre qui pousse obstinément dans une fissure du béton.
Et de penser, sans savoir immédiatement pourquoi : C’est extraordinaire.
Peut-être est-ce précisément là que commence l’avenir que Christine Browaeys nous invite à imaginer. Non pas un monde sans machines, ni même un monde qui se méfierait systématiquement d’elles, mais un monde dans lequel nous aurions suffisamment confiance dans la technologie pour ne pas lui abandonner ce qu’elle ne nous a jamais demandé de lui céder : notre attention, notre sensibilité, notre capacité à être surpris par le simple fait d’être au monde.
Car le dernier territoire que l’intelligence artificielle ne pourra peut-être jamais coloniser n’est pas celui de l’intelligence.
C’est cet instant minuscule, imprévisible et profondément humain où, devant quelque chose que nous ne comprenons pas encore, nous cessons de vouloir une réponse.
Et où nous regardons.
Ingénieure texturgiste et sociologue, Christine Browaeys a dirigé les systèmes d’information de grands établissements. Après s’être orientée vers le secteur des nouveaux matériaux textiles, elle a officié en tant qu’experte pour la Commission européenne et publié plusieurs ouvrages à la croisée des sciences et de la sociologie. Ses travaux portent sur la confrontation de la « texture humaine » – tissus organiques et pensée tissée – avec l’univers numérique.
Emerveillement et société de Christine Browaeys – Editions Le Lys bleu, 23 juin 2026 – 108 pages
Photo d’en-tête : « Mondes oniriques 3 », tissu japanese cranes, photo © C. Browaeys 2016
Des mondes oniriques, colorés et fleuris, où volent de gracieuses grues. Dans le symbolisme japonais, la grue (Tsuru) est un symbole de longévité, de dignité et de pureté d’esprit. On dit qu’elle vit mille ans et voyage entre les mondes. C’est un motif japonais classique pour exprimer pour soi le voeu d’une vie longue et harmonieuse, en accord avec son propre cheminement sur Terre.






