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« Les Mondes Invisibles : d’Augustin Lesage à aujourd’hui »

Augustin Lesage, Sans titre, huile sur toile 118x74cm, vers 1929 © Ville de Béthune

Dans les profondeurs noires des galeries minières, là où le silence pèse comme la pierre et où les hommes creusent la nuit du monde, une voix surgit un jour pour annoncer l’impossible : « Tu seras peintre. » De cette injonction venue d’ailleurs naîtra l’œuvre vertigineuse d’Augustin Lesage, mineur devenu bâtisseur d’univers invisibles. Aujourd’hui encore, ses visions continuent d’irradier notre époque et d’ouvrir des passages entre les mondes. C’est cette traversée singulière que célèbre la Biennale « Les Mondes Invisibles : d’Augustin Lesage à aujourd’hui », déployée entre Béthune, Bruay-la-Buissière et plusieurs communes du bassin minier, comme une invitation à écouter ce qui murmure derrière le visible.

Il existe des artistes qui inventent des formes. Et d’autres qui semblent recevoir des mondes. Augustin Lesage appartient à cette seconde lignée, rare et mystérieuse. Né dans le bassin minier du Pas-de-Calais, fils et petit-fils de mineurs, rien ne destinait cet ouvrier du fond à devenir l’une des grandes figures de l’art brut et du spiritisme pictural. Pourtant, un jour de 1911, au cœur même de la mine, une voix lui souffle sa destinée. À partir de cet instant, sa vie bascule. Les toiles apparaissent comme des cathédrales intérieures, des architectures de visions, des constellations symétriques où oiseaux, visages, mandorles et palais imaginaires semblent émerger d’un rêve ancien.

Plus d’un siècle après cette révélation souterraine, la Biennale « Les Mondes Invisibles : d’Augustin Lesage à aujourd’hui » propose de rouvrir les portes de cet ailleurs. Dans les lieux patrimoniaux de Béthune, Bruay-la-Buissière, Auchel ou Burbure, œuvres contemporaines, archives, photographies et créations dialoguent avec les visions du peintre médium. Comme si les voix qui traversaient jadis les galeries minières continuaient encore de murmurer à notre époque inquiète, avide de signes et de passages secrets.

Augustin Lesage, Sans titre , huile sur toile, 130×95 cm, 1949 © Ville de Béthune

Déplier les mondes

Exposition d’art contemporain à Labanque, Béthune
Sous le commissariat de Valentine Umansky, curatrice à la Tate Modern et Tadeo Kohan, historien de l’art, curateur au Centre culturel Suisse.

Avec, entre autres, les artistes Haig Aivazian, Andrius Arutiunian, Harun Farocki, Michel François, Olga Fröbe-Kapteyn, Maëlle Gross, Lonnie Holley, William Kentridge, Jannis Kounellis, Amalia Laurent, Augustin Lesage, Cinthia Marcelle, Daniela Ortiz, Pamela Phatsimo Sunstrum, Sophie Ristelhueber, Hermann Rorschach, Sebastião Salgado, Felix Shumba, Hélène Smith, Rebecka Tollens, Gouider Triki, Luana Vitra, Yuyan Wang, Unica Zürn.

« C’est en janvier 1912 que de puissants Esprits sont venus se manifester à moi, en m’ordonnant de dessiner et de peindre, ce que je n’avais jamais fait auparavant ».
Augustin Lesage (1876-1954), mineur depuis ses quatorze ans, est alors sous terre. Depuis ce monde souterrain, il entame sa carrière d’artiste, traduisant sur la toile les motifs soufflés par ces voix invisibles. Il déploie des univers denses, composés minutieusement ; mondes architectoniques multicolores. Imprégnées d’un syncrétisme puissant, ses œuvres se lisent en cascades : on tombe chaque fois qu’on les regarde dans un nouvel espace, plus profond, enfoui au sein du premier ; des systèmes complexes qui se multiplient à l’infini. C’est à cet endroit que débute l’exposition « Déplier les mondes« .

Sur trois étages, elle explore la possibilité physique, symbolique et spirituelle d’univers parallèles, fruits de la mine, du minerai, de la terre creuse ; des espace-temps qui se superposeraient au nôtre si l’on pliait l’univers comme un papier de soie. Artistes et commissaires invitent ici les visiteurs à observer l’empreinte de cette trace d’encre ou de charbon, miroir de notre monde, comme une face B décalquée, variante de la première.
Organisée en deux chapitres, « Déplier les mondes » propose un cheminement entre « terre ferme » –premier étage du centre d’art– et « mine » –rez-de-chaussée et sous- sols–, le parcours de l’exposition invitant à une descente, de la lumière vers l’obscur.
S’inspirant du concept d’inflation éternelle, l’exposition opère selon le modèle hypothétique d’un univers en expansion éternelle. Ainsi, plusieurs œuvres d’un même artiste surgissent à différents points du parcours : à l’image de l’expérience vécue devant les peintures d’Augustin Lesage, des mondes se déploient à l’intérieur d’autres mondes, au sein du centre d’art.
Évoquant visions kaléidoscopiques, cosmiques et langages de l’inconscient, la terre ferme déploie le travail d’Augustin Lesage, et s’attarde sur les mythes que ce dernier appelle, notamment celui d’Agartha. Ce royaume légendaire que l’on dit situé sous terre, réapparaît sous plusieurs noms en plusieurs endroits du globe : Asgartha, Asgarth ou encore Asgard. Le récit voudrait que, pour préserver la paix, les savoirs et l’équilibre mondial, à l’aune d’un conflit imminent, les humains se soient réfugiés sous la terre, creusant de longs tunnels et créant dans son ventre une civilisation nouvelle.
C’est à cet endroit-ci que la terre ferme se dérobe sous nos pas… Dans les tunnels et souterrains, les œuvres engagent à une rencontre avec la matière. On traverse des histoires où la montagne s’anime, rencontrant esprits de la roche et révoltes minières – le souffle du bitume, du pétrole et du charbon. Située à la frontière fragile entre mythologies collectives, théories d’un monde alternatif et fictions scientifiques,

« Déplier les mondes » aborde dans ce second chapitre politiques contemporaines de l’extraction minière, voix des terres résistantes et vibrations sonores de l’humus. Elle donne à voir des artistes qui pensent, créent, et fabriquent depuis l’espace du souterrain. Ce faisant, l’exposition nous invite dans les profondeurs d’une pensée libre où art brut, spirite et contemporain se rencontrent aussi sans hiérarchie.
Au travers de prêts issus de collections publiques et privées, ainsi que de nouvelles productions conçues pour Béthune, l’exposition fait se rencontrer le travail d’artistes de différentes géographies et générations, contemporain.es et historiques. Leurs œuvres – peinture, dessin, photographie, sculpture, installation, vidéo – composent une choralité de voix dissonantes, dont le chant nous parvient pourtant, dès lors que nous posons comme eux nos oreilles contre terre.

Les forces inconnues » – Archives des mondes invisibles (1850-2000)

Exposition à la Chapelle Saint-Pry, Béthune
Sous le commissariat de Philippe Baudouin, réalisateur radio et maître de conférences, membre du Centre de Recherche en Design de l’ENS Paris-Saclay.

« Prenant comme point de départ l’œuvre du peintre spirite Augustin Lesage, originaire du Pas-de-Calais, notre exposition réunit des images rares, voire inédites, d’expériences menées aux marges de la science, où la photographie occupe un rôle central et ambivalent. Tantôt considérés comme une preuve irréfutable, tantôt comme le support de projection d’erreurs ou de fantasmes, les différentes techniques dont ces clichés portent l’empreinte invitent le spectateur à remonter le temps.
En effet, il s’agit de redécouvrir cette période d’effervescence que fut le tournant du XXe siècle, une période où tout était encore possible, celle- là même où savants et adeptes de l’occultisme pouvaient se côtoyer dans les mêmes congrès, partager les mêmes laboratoires… Il s’agira ainsi d’interroger la fascination des savants et des adeptes des sciences occultes pour les « forces naturelles inconnues », commeles nommait jadis l’astronome Camille Flammarion, et plus largement ce qu’il convient d’appeler
aujourd’hui les phénomènes « inexpliqués ».
Apparitions, ectoplasmes, lévitations, médiums en action : issus de collections privées ou publiques, les documents que nous avons rassemblés présentent ainsi le résultat d’expériences conduites dans cette zone-frontière où science et croyance se montrent plus poreuses que jamais. Ce corpus inattendu constitue un témoignage unique de l’utilisation des techniques photographiques à des fins d’étude des phénomènes paranormaux. À leur manière, les différentes tentatives dont découlent l’ensemble de ces images répondent à l’appel qu’avait formulé en 1839 l’académicien François Arago dans son célèbre discours : celui de confier à la photographie la mission d’élargir la connaissance humaine en captant « l’imprévu », c’est-à-dire ce dont nous ne soupçonnons pas encore l’existence que la technique de prise pourra peut-être nous révéler. »
Philippe Baudouin

Séances et médiums
Après que les Américaines Kate et Maggie Fox aient mis au point en 1848 une technique pour communiquer avec les morts, la mode des « tables tournantes » et ce qui deviendra plus tard le « spiritisme » envahissent l’Europe à une vitesse fulgurante. Affirmant disposer de pouvoirs extraordinaires, les médiums proposent alors aux familles endeuillées de renouer avec leurs chers disparus. Tandis que les adeptes du spiritisme déclarent obtenir des phénomènes surnaturels (apparitions, lévitations, ectoplasmes, etc.) lors de leurs séances, certains savants tentent d’en déterminer la nature dans le cadre de protocoles expérimentaux.

Auras humaines, magnétisme et radiesthésie
À partir de la fin du XVIIIe siècle, les théories relatives au « magnétisme animal » vont attribuer à certains individus nommés « magnétiseurs » ou « guérisseurs » certains pouvoirs de transmission d’un mystérieux « fluide vital », l’imposition des mains permettrait alors, grâce à des « passes magnétiques », de guérir certaines pathologies ou troubles psychologiques. Au tournant du XXe siècle, sous l’influence de la découverte récente des rayons X, ces théories pseudo-scientifiques vont donner naissance à diverses pratiques, dont la radiesthésie et la photographie de l’aura. Si la première, liée à l’art des sourciers, est bien connue du grand public, notamment dans les zones rurales, la seconde s’avère plus confidentielle. Désignant à l’origine un halo lumineux et coloré censé auréoler le visage ou le corps d’un être vivant, l’ « aura humaine », et sa possible capture photographique, a fait l’objet de premières expérimentations dans le cadre d’études sur l’hystérie à la Salpêtrière, avant d’être popularisés au siècle suivant par les Russes Semyon et Valentina Kirlian, et l’ingénieur américain Guy Coggins.

Lieux hantés et « esprits frappeurs »
Apparu au XVIe siècle sous la plume du théologien Martin Luther, le terme « poltergeist », traduit en français par « esprit frappeur », désigne l’ensemble des manifestations inexpliquées qui se déroulent dans les lieux réputés « hantés » : coups frappés, déplacements d’objets, incendies spontanés, grêles de pierres, etc.
Longtemps associés à l’imaginaire populaire des revenants et du spiritisme, ces phénomènes font l’objet, depuis le tournant du XXe siècle, d’approches scientifiques et expérimentales. En France, l’astronome et frère du célèbre éditeur Camille Flammarion, ainsi que le gendarme Émile Tizané ont mené leurs propres enquêtes dans ce domaine, en tentant d’analyser de façon objective l’origine de ces manifestations.

Foyers artistiques

Exposition à la Cité des Électriciens, Bruay-La-Buissière
Sous le commissariat de Yaël Pignol, Responsable de la programmation culturelle, scientifique et pédagogique de la Cité des Électriciens assisté de Christine Mayeur, médiatrice du patrimoine.
Accompagnement scénographique : FALKOR STUDIO – Mathis Boucher et Florent Deligny Et Aurélie Damon

Avec les œuvres de : Alan Affichard, Christian Allard, Joachim Biehler, Grégoire Blanc, Rémy Callot, Hugo Capron, Javier Carro Temboury, Fanny Chiarello, Fleury Joseph Crépin, Lore de Quengo, Augustin Lesage, Frédéric Logez, Stefan Nowak, Victor Simon, Lucien Suel, Jacques Trovic, Jisoo Yoo.

À la Cité des Électriciens, l’exposition Foyers artistiques part d’une idée simple une demeure, aussi modeste soit-elle, n’est ni un terrier ni un garage, et la vie de ses occupants ne se laisse jamais
réduire à un grand récit homogène. En son sein se nouent des destins singuliers, dont certains ont donné naissance de véritables parcours artistiques. Dans le Bassin minier, le logement ouvrier
a ainsi représenté, pour celles et ceux portés par la création, bien plus qu’uncadre de vie : il est devenu le lieu même de pratiques multiples et inattendues.
Le parcours de l’exposition met en regard des artistes issus de milieux modestes – Augustin Lesage, Victor Simon, Fleury Joseph Crépin, Stefan Nowak, Ré Callot, Jacques Trovic – et des propositions conteporaines. Ensemble, ils donnent à voir comment, au cœur d’un quotidien industriel planifié et contraint, surgissent des personnalités irréductibles.
La reconnaissance institutionnelle de ces habitants-paysagistes et artistes singuliers par des musées régionaux, nationaux et internationaux (citons la donation Bruno Decharme au Centre Pompidou) participe pleinement considérer le Bassin minier comme un foyer artistique majeur dans l’histoire de l’art brut.

Sur les chemins d’Augustin Lesage

Exposition à ciel ouvert entre Auchel, Burbure, Ferfay
Sous le commissariat de Lydia Szafulski, autrice et plasticienne

Un parcours en plusieurs étapes retrace la vie et l’œuvre d’Augustin Lesage. Des panneaux installés dans l’espace public permettront au plus grand nombre de (re)découvrir l’artiste. Les étapes du parcours nous conduisent au musée de la Mine (Auchel), la rue Augustin Lesage (Auchel), l’hôtel de ville (Auchel), au bois Saint-Pierre (Auchel), l’ancien puits de mine de la fosse 3 (Ferfay), la rue
des Lilas (Ferfay), la chapelle Sainte-Mélanie (Ferfay), l’hôtel de ville (Burbure), au presbytère (Burbure), au cimetière (Burbure). Ces étapes permettent d’évoquer les événements majeurs de la vie d’Augustin Lesage.

Jeunesse
Son enfance s’écoule semblablement à celle de tous les enfants des corons. La mort de sa benjamine, Marie, à trois ans en 1883, le marque profondément. À peine a-t-il obtenu son certificat d’études, le 5 juin 1890, qu’il entre à la mine à l’âge de quatorze ans comme galibot à la fosse n°3 de Ferfay. Au même moment, sa mère atteinte d’un cancer de la lèvre s’éteint le 27 août 1890. Sur ce double événement se clôt définitivement son enfance. Il rejoint, comme son père et son frère aîné, le fond de la mine ; comme sa mère et sa petite sœur le monde noir de l’intérieur de la terre. Cette omniprésence de la mort marquera profondément son œuvre.
En 1894, il rencontre Irma Armandine Diéval, fille de mineur au n°3 à Ferfay qu’il épousera. En 1897, il part effectuer son service militaire en garnison à Dunkerque, puis rejoint le 6 octobre 1899 le 43e régiment d’infanterie de Lille. C’est à cette époque qu’il entre pour la première fois dans un musée. Ce premier contact avec l’art, selon son propre témoignage, n’est pas une révélation.

Débuts artistiques et spiritisme
Lors d’une séance de spiritisme, Augustin Lesage transcrit en écriture automatique le message suivant : « Les voix que tu as entendues sont une réalité. Un jour, tu seras peintre. Ecoute bien nos conseils. Tu verras qu’un jour tout se réalisera tel que nous le disons. Prends à la lettre ce que nous te dirons et un jour ta mission s’accomplira. »
Puis ses « guides » lui font franchir une étape supplémentaire dans l’accomplissement de sa vocation : « Aujourd’hui, il n’est plus question de dessin mais de peinture. Oui, un jour tu seras peintre et tes œuvres seront soumises à la science. Tu trouveras cela ridicule dans le début, c’est nous qui tracerons par ta main, ne cherche pas à comprendre, surtout suis bien nos conseils. Tout d’abord nous allons te donner par l’écriture le nom des pinceaux, des couleurs que tu iras chercher chez Monsieur Poriche à Lillers, tu iras chercher là-bas et tu trouveras ce qu’il te faut. »
Dans le Journal de Lillers du 21 novembre 1926, Monsieur Poriche raconte comment Augustin Lesage fit l’acquisition de ses premiers tubes et de ses premiers pinceaux : Il ne les choisissait pas lui-même : il laissait arrêter sa main là où « les esprits voulaient arrêter leur choix. »
Augustin Lesage peint chaque jour au retour de la mine. La pièce principale de sa maison lui sert d’atelier ; l’espace dont il dispose est restreint. Il prépare sur une table pinceaux, tubes de couleurs, godets : un pinceau par godet. Ensuite, il prépare un petit matériel hétéroclite composé de boutons de différents diamètres, de verres pour les circonférences, de plats pour les ovales ou un gabarit en métal pour les mandorles, une équerre, une règle plate, un rapporteur, un mètre-ruban.

Il fixe sa toile à même le mur et la roule au fur et à mesure le cas échéant, ce qui explique la structuration de l’œuvre en registres horizontaux réguliers. Une fois le matériel prêt, Augustin Lesage trace au crayon une verticale médiane et plusieurs perpendiculaires qui lui servent de repère.
Pour exécuter une rosace dans un cercle, il prend une pièce tout le long de la circonférence. Il commence par un motif central, puis réalise l’ornementation à droite et à gauche – le plus souvent en parfaite symétrie. Il descend peu à peu, étage par étage. Quelquefois, « l’esprit change, il est à droite, il prend au milieu, je laisse aller avec ma main ». Lorsque ses guides lui enjoignent de couper sa toile, l’œuvre est achevée.

Portrait d’Augustin Lesage,  ND  © Désiré Appourchaux,
photographe d’art, Liller

La consécration
Après les Salons des Beaux-Arts et d’Automne, la consécration lui est donnée par le Salon des Artistes français. Augustin Lesage y est admis en 1929 avec deux toiles et fait l’objet de critiques élogieuses de la presse. Exposant désormais chaque année, il en devient sociétaire en 1934.
À partir de cette période, il entreprend une série d’expositions assorties de nombreux voyages.

En 1936, il se rend en Algérie et au Maroc. À chaque étape, la presse le salue. Des conférences sont données sur son œuvre. Honneur suprême, il est admis à visiter le palais du Pacha. En novembre de cette même année, il participe à l’exposition mondiale de peinture spiritualiste à Genève dans les locaux de la Société des Nations, puis présente ses toiles à Bruxelles.
En 1937, il effectue un nouveau voyage en Algérie, puis en 1938 à Alger, Oran, Casablanca et Rabat. En mai, il est décoré des palmes académiques. En juin, il repart pour Londres et Edimbourg.
En 1939, il effectue un voyage en Egypte, notamment dans la Vallée des Reines. Augustin Lesage meurt le 21 février 1954 dans la modeste maison qu’il habitait à Burbure. Décédé à l’âge de 78 ans, il avait subi les dernières années de sa vie plusieurs interventions chirurgicales consécutives à une cécité quasi-totale.
La nouvelle de sa mort se propage à travers toute la région. Il laisse derrière lui près de 800 œuvres dont il n’a jamais voulu tirer de profit commercial. Il est inhumé le 25 février 1954 au cimetière de Burbure où il repose toujours.

Le parcours, en 10 étapes, permettra d’accéder aux trois œuvres originales de Lesage exposées dans la salle du Conseil de la mairie de Burbure (à l’occasion d’événements).

De son vivant, Augustin Lesage a offert trois toiles à la commune de Burbure. Les deux petits formats ont été prêtés au musée de Carquefou (44) en 2019, et les trois toiles au LaM de Villeuneve d’Ascq (59) la même année. Elles ont alors bénéficié d’une restauration avant d’être prêtées au musée Maillol à Paris.
En 2020, les œuvres sont revenues à l’occasion de l’inauguration du nouvel Hôtel de Ville de Burbure. Depuis, ces peintures sont exposées dans la Salle du conseil qui fait également office de Salle des mariages. La Salle du Conseil sera exceptionnellement ouverte à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine 2026.

Expositions « Les Mondes Invisibles : d’Augustin Lesage à aujourd’hui », du 23 mai au 15 novembre 2026. Lieux : 

  • Cité des Électriciens, Rue Franklin – 62700 Bruay-La-Buissière
  • Labanque, 44, place Georges Clemenceau – 62400 Béthune
  • Chapelle Saint Pry, Rue Saint Pry – 62400 Béthune
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