UP' Magazine L'innovation pour défi

innovation

Les communautés d'innovation : De la liberté créatrice à l'innovation organisée

Les communautés d'innovation : De la liberté créatrice à l'innovation organisée, coordonné par  Benoît Sarazin, Patrick Cohendet, Laurent Simon, Lusine Arzumanyan – EMS Editions, 17 Juin 2017

 
Cet ouvrage soutient l'idée que l'innovation va tirer de plus en plus sa source principale de communautés d'innovation. Aujourd’hui la créativité des communautés est une source puissante d’idées innovantes pour les entreprises. Dans cet ouvrage y est décrit le rôle de plus en plus primordial que jouent les communautés dans le processus d’innovation des entreprises et la manière dont celles-ci peuvent en tirer avantage.
 
Une communauté d'innovation c'est un groupe informel constitué, soit de membres internes aux entreprises, soit de membres externes. Ce que souligne avec force l'ensemble des cas retracés dans cet ouvrage, c'est que ces groupes informels jouent de plus en plus le rôle de véritables unités actives du processus d'innovation, grâce auxquelles les idées créatives émergent, sont validées, sont testées, et sont mises en œuvre.
 
A partir de l'analyse approfondie de cas d'entreprises (Salomon, Ubisoft, Schneider, Décathlon, etc.), d'écosystèmes industriels (Open Lab MCB, communauté Renault), ou d'organisations publiques (Humanicité Lille), l'ouvrage vise à mettre en évidence le développement des communautés d'innovation et leurs contributions aux processus innovants.
 
A travers l'étude de ces différents cas, l'ouvrage cherche aussi à mieux comprendre la manière dont les structures formelles de ces organisations et leur management parviennent à se coupler et se coordonner avec les communautés d'innovation.
Pour les managers, il permet de mieux saisir les nouvelles lignes de force d'un management d'ouverture qui doit apprendre à composer et dialoguer avec les communautés internes et externes de l'organisation. Concrètement il montre que la relation avec les communautés passe par une structure appelée Middleground. Nombre de dirigeants ont bien intégré l’intérêt à s’ouvrir à de nouvelles approches pour nourrir une dynamique d’innovation. Cependant les pratiques traditionnelles ne leur garantissent pas d’accéder au réservoir créatif des communautés. Le manager doit "agir comme un jardinier qui fertilise le terreau pour que la communauté s’épanouisse, sans pouvoir la diriger comme un capitaine aux commandes de son navire". Il doit utiliser de nouvelles méthodes de management qui sont décrites ici.
 
 
 
Add a comment
innovation

Oser innover : pour construire une société d’innovateurs

Oser innover : pour construire une société d'innovateurs de la FNEP - Préface de Anne-Marie Idrac - Edition La Documentation française, mai 2017 - 147 Pages
 
Avec un ouvrage, publié le 17 mai dernier par la DILA (Direction de l’Information Légale et Administrative), à la fois ambitieux dans son objectif et pédagogique dans son approche, la FNEP - Fondation Nationale Entreprise et Performance- poursuit son cycle de publications dédiées à ce passionnant sujet qu’est l’innovation. Il est possible de promouvoir l’innovation par tous et pas seulement par quelques créateurs de génie ! Telle est la conviction acquise par les co-auteurs de l’ouvrage « Oser innover. Pour construire une société d’innovateurs », au terme de la mission d’étude réalisée sous l’égide de la Fondation Nationale Entreprise et Performance.
 
Après les thèmes de la performance de l’innovation et du fonctionnement des écosystèmes, cette fois-ci, c’est l’angle de la culture de l’innovation qui a été choisi et brillamment exploré par les douze co-auteurs, membres de la mission FNEP 2016, qui nous démontrent, avec talent et simplicité, que l’innovateur c’est vous, c’est nous, c’est tout le monde. Chacun d’entre nous est innovateur, ou, du moins, a en lui le potentiel pour le devenir.
Cet ouvrage entraine le lecteur dans une sorte de jeu séduisant, animé par le dessinateur Migli, pour qu’il sache trouver en lui-même son propre talent d’innovateur, sa capacité créative. Car il en a bien une, cachée quelque part en lui. Et, comme chacun sait que dans un jeu, l’important est de participer, les co auteurs de l’ouvrage vous en donnent les règles, le « Comment s’y prendre ».
 
« OSER » est le maître mot. Cet ouvrage dope le lecteur et lui donne envie, lui aussi, de trouver et d’exploiter son potentiel innovant.
S’appuyant sur des parcours ou des expériences connu(e)s, grâce, aussi, à des rencontres faites au Canada ou en Chine, en Angleterre ou en Espagne, en Suisse ou en Allemagne, sans oublier la France, les auteurs tirent des leçons accessibles et utilisables par tous.
Ils jouent avec nous pour mieux nous séduire avec ce leitmotiv : Oui, moi aussi je peux innover ! Oui, je peux apprendre d’un échec et rebondir !
Mieux, ils nous apprennent à aimer risquer l’innovation. Faisant fi des idées reçues sur ce sujet, ils nous incitent individuellement, et en groupe, à libérer notre esprit pour penser autrement à l’innovation.
Ils n’oublient, pas, bien sûr, de nous mettre en garde contre les sceptiques, ceux pour qui toute innovation est, par nature, suspecte. Oser l’innovation, c’est aussi -l’ouvrage ne fait pas l’impasse sur cet aspect-, devoir affronter le jugement, la critique, pas toujours positive, rarement encourageante, et, pour tout dire…parfois jalouse.
 
Dans le monde, notamment, mais pas uniquement, de la grande entreprise, où il y a souvent des sujets de tension, et de l’isolement ressenti, les douze co-auteurs ont aussi le mérite de nous expliquer comment « Oser l’innovation » mobiliser, rassembler et susciter l’enthousiasme.
 
Quatre questions, correspondant aux quatre parties de l’ouvrage, organisées en fiches pratiques et précédées d’un jeu test, permettant à chacun de déterminer quel type d’innovateur il est, encouragent le lecteur dans la voie innovante -ou innovatrice- qui lui convient.
 
1. Innovateur : Naître ou ne pas être ?
Au centre de cette question se trouve le rôle de l’individu dans le processus d’innovation.
L’idée est que le potentiel d’innovation est le plus souvent largement sous-estimé, et que, notamment des individus ou des groupes potentiellement innovateurs s’ignorent eux-mêmes ou s’auto censurent.
Tout l’art consiste en la révélation individuelle de ce potentiel sans toutefois occulter son épanouissement au sein du groupe.
Six actions immédiates et faciles à mettre en œuvre sont proposées pour identifier les leviers fastes à l’émergence de l’innovation au sein d’une organisation. Certains favorisent l’aide individuelle à l’expression des idées novatrices sans crainte. D’autres proposent d’encourager les potentiels sans pour autant « trop en faire », afin de ne pas inhiber d’autres expressions qui ne demandent, elles aussi qu’à s’épanouir.
 
2. Les catalyseurs de l’innovation
Les coauteurs de l’ouvrage expliquent pourquoi et comment tirer parti de son environnement immédiat, sous ces différentes formes : technologies, réseaux sociaux, inspiration venant d’autres idées ou d’anciennes innovations, …
Interagir avec son environnement, c’est être créatif tout en enrichissant son innovation, c’est, donc, aussi, prendre un risque calculé, maîtrisé.
Douze actions immédiates et faciles à mettre en œuvre sont proposées allant du simple aménagement de bureau (encore faut-il y penser), à la réalisation de versions tests d’idées pour les challenger, en passant par le bon usage des réseaux sociaux.
 
3. L’innovation peut-elle survivre dans les grandes entreprises ?
C’est la grande question : l’individu, et donc son potentiel créatif, ne peut-il qu’être noyé dans une grande organisation ?
L’ouvrage propose d’y répondre en regardant les choses différemment. Certes les grandes entreprises semblent a priori peu propices au développement créatif individuel mais, en y regardant de plus près, elles offrent de nombreux moyens, de toutes sortes, sur lesquels il est possible de s’appuyer pour faire germer l’innovation, à condition bien sûr qu’il y ait bien la volonté de la faire, ce qui est bien le cas le plus souvent, même si ces grands groupes ne le font pas assez savoir.
Onze actions immédiates et faciles à mettre en œuvre sont proposées qui vont sans doute vous surprendre car elles parlent de liberté au sein de ces grandes structures, de diversité, et de…. « créativité café » !
 
4. Placer avec brio l’innovation en société
Si l’on prend le sujet par le haut, plusieurs facteurs peuvent influer sur le processus d’innovation : le rôle des gouvernants et des élites, l’encouragement à oser innover au stade de l’éducation, et, aussi, le fait de d’apprendre à déculpabiliser ceux qui, en agissant, peuvent commettre des erreurs.
Sept actions immédiates et faciles à mettre en œuvre sont proposées qui s’adressent à notre attitude en tant qu’individu, et à notre légitime, mais inhibante, peur de l’échec, à la société et à sa façon de considérer les élites en se trompant parfois sur le sens de ce mot, et en méconnaissant la diversité de cette population, et, bien sûr, on y revient toujours, à l’Etat providence.
 
 
Add a comment
permaéconomie

Permaéconomie

Permaéconomie d'Emmanuel Delannoy - Editions Wildproject / Collection "Le monde qui vient", septembre 2016 - 192 Pages
 
Faire équipe avec la vie »
Protéger la nature par notre activité économique ? C’est non seulement possible, mais nécessaire. Une révolution industrielle est en marche, fondée sur une nouvelle relation au vivant. Emmanuel Delannoy en décrypte les rouages, pour les citoyens et pour les décideurs. Nous ne pourrons plus dire que nous ne savions pas.
 
Encore masquée par le fracas du vieux monde, une révolution économique est en cours. Fondée sur une nouvelle relation au vivant, inspirée de la permaculture, la permaéconomie entretient la richesse de la biosphère, ce socle fondamental de toute prospérité.
Or dans son fonctionnement actuel, notre économie ne semble plus capable de créer la prospérité partagée qu’on est en droit d’attendre d’elle. La confiance n’y est plus. A qui la faute ? S’il y a bien sûr les excès d’un capitalisme « hors sol », financiarisé à outrance, il y a aussi la majorité silencieuse qui laisse faire, dépassée par un système dont les rouages lui échappent.
 
Chercher à comprendre, c’est déjà désobéir. Entreprendre autrement, produire autrement, consommer autrement, c’est déjà résister.
De nouveaux modèles révolutionnaires sont déjà à l’œuvre : économie circulaire, économie de la fonctionnalité, biomimétisme … La permaéconomie est le nouveau paradigme qui permet de les mettre en cohérence.
 
"Ce livre ne vient pas de nulle ,part. IL commence par des rencontres, dont l'une des plus étranges qui soient. Il y a quelques années, un petit être, aussi humble qu'on puisse concevoir, avait interpellé l'auteur pour lui rappeler la vraie nature de l'économie. [...] L'économie c'est aussi une question de liens, d'interdépendances, de coopérations, de projets, de hasards et de contingences. L'économie repose que l'utilisation par l'humanité de ressources issues de processus naturels, échappant encore et toujours à son contrôle. Economie et écologie, au sens scientifique de ces deux termes, sont indissociables. Les activités humaines dépendent de la biosphère, qui en subit les effefts, s'adapte et réagit en retour. Le message le plus fort de l'insecte, puisqu'il s'agissait d'un insecte, c'est que la vraie question n'est pas de "faire entrer la biodiversité dans l'économie", mais au contraire de "replacer l'économie dans la biodiversité".Autrement dit, de rendre compatible les flux de matière et d'énergie des activités humaines avec ceux de la biosphère.
 
Ce livre s'adresse à vous. Il ne s'adresse pas à ceux qui font le mal. Ceux-là ont bien compris comment détourner les rouages de l'économie à leur seul profit. Il s'adresse à ceux, autour de vous, qui seraient tentés de renoncer, pensant qu'ils ne peuvent rien faire. IL s'adresse à ceux qui, producteurs ou consommateurs, cherchent comment apporter leur contribution à cette nouvelle économie. Il s'adresse à ceux qui ont compris que l'économie n'était pas un dogme, mais un ensemble de moyens qu'il convient d'utiliser judicieusement." 
 
Emmanuel Delannoy, entrepreneur, conférencier, auteur, a contribué à la construction de l’Agence française de la biodiversité et chargé par le gouvernement d’une mission sur les emplois de la biodiversité. Entre idées et terrain, depuis l’Institut Inspire qu’il a fondé, Emmanuel Delannoy contribue à animer et mettre en œuvre la réinvention écologique de l’économie. Il a contribué notamment au Dictionnaire de la pensée écologique (PUF).
 
Add a comment
sciences

Critique de l'histoire des sciences

Critique de l'histoire des sciences de Michel Blay - CNRS Editions, avril 2017 - 301 Pages
 
Le monde et la raison ne font pas problème, disons, si l’on veut, qu’ils sont mystérieux, mais ce mystère les définit, il ne saurait être question de le dissiper par quelque solution. Il est en deçà des solutions. La vraie philosophie est de rapprendre à voir le monde. »
Maurice Merleau-Ponty, La phénoménologie de la perception, Paris, Gallimard 1945
 
On a toujours tendance à faire remonter les commencements de la science aux Grecs anciens. On tient pour acquis qu'elle relate un progrès en marche et se construit linéairement, de manière cumulative, chacun ajoutant une brique à l'édifice commun. La science serait universelle, surplombante, détachée de tout substrat idéologique et culturel, et les écrits de nos prédécesseurs ne seraient que des essais, souvent naïfs, pour nous permettre de devenir ce que nous sommes.
Il n'en est rien. La science est une construction culturelle à une époque donnée. Et la question du " progrès ", dans ce cadre, n'a pas grande signification.
En revanche, un chemin traverse la pensée occidentale depuis les Grecs : celui de l'ordre démonstratif, lancé par les Éléments d'Euclide, poursuivi en terre d'Islam, renforcé au XVIe siècle en Occident, où naissent les mathématiques comme nous les connaissons. Mais cet ordre démonstratif vaut pour sa forme, pas pour son contenu.
En prenant une position résolument critique, en revisitant les approches historicisantes de l'histoire des sciences tout autant que celle portant sur l'homogénéisation idéologique des pensées de l'histoire globale, Michel Blay expose une nouvelle sensibilité aux constructions du passé comme à celles du présent, et ouvre une nouvelle voie pour l'avenir. « …une nouvelle sensibilité aux constructions du passé, comme à celles de notre présent. Une nouvelle sensibilité qui nous révèle une voie plus humaine que celle que nous empruntons habituellement. Une voie qui souligne que ce qui compte, contrairement à ce que nous pensons trop souvent aujourd’hui, ce n’est pas tant et seulement de construire une technique ou une science traversée par la valeur et l’économie, mais d’élaborer des constructions conceptuelles, imaginaires et rigoureuses, comme autant d’ordres du monde, par lesquelles notre finitude, au cœur des interrogations sur la vie et la mort, trouve son sens, du moins, pour un moment et par lesquelles, par ce que nous imaginons et pensons ces constructions, nous échappons à notre propre réduction en machine, énergie, etc. »
 
Philosophe et historien des sciences, Directeur de recherche émérite au CNRS, Michel Blay est notamment l'auteur de Dieu, la nature et l'homme. L'originalité occidentale (2013), L'Existence au risque de l'innovation (2014), et plus récemment de Penser ou cliquer ? (2016).
 
Add a comment
livre Cynthia Fleury

Le souci de la nature - Apprendre, inventer, gouverner

Le souci de la nature - Apprendre, inventer, gouverner - Sous la direction de Cynthia Fleury  et Anne-caroline Prevot - CNRS Editions, avril 2017 - 377 Pages
 
La nature nous relie les uns aux autres et à l'ensemble du vivant.
Mais quelles expériences avons-nous aujourd'hui de la nature ?
Celles-ci, ou leur absence, façonnent-elles nos façons de vivre et de penser, d'agir et de gouverner ? Existe-t-il une valeur ajoutée de l'expérience de nature pour l'éthique et la politique ? Il est urgent de préserver un " souci de la nature " qui soit au cœur des institutions, des politiques publiques, de nos dynamiques de transmission et d'apprentissage.
Cet ouvrage, s'affranchissant des frontières disciplinaires, interroge, de l'enfance à l'âge vieillissant, de l'individu aux différents collectifs qui organisent nos vies, la spécificité des expériences de nature, et de leur éventuelle extinction, l'hypothèse de l'amnésie environnementale, ou à l'inverse les nouveaux modes de partage et de reconnexion avec la nature, et leur continuum avec notre humanisme.
Une invitation à inventer un mode de partage.
 
Cet ouvrage explore les relations et expériences actuelles que nous avons collectivement avec la nature et l'environnement, puis cherche à repenser celles-ci : il s'agit d'inventer de nouvelles visions du monde, relations sociales et gouvernances pour construire un monde plus durable.
Les auteurs les plus pertinents ont été choisis pour construire cet ouvrage : Lucile Maertens ; Fabrice Flipo ; Dominique Méda ; Cécile Renouard ; Michaël Privot ; Lionel Obadia ; Susan Clayton ; Barbara Bonnefoy ; Fabienne Cazalis ; Sylvie Granon ; Louise Chawla ; Minh-Xuan Truong ; ...
 
"Ce livre ne doit pas être considéré comme une fin, mais comme une invitation à bousculer nos modes de pensée individuels et collectifs, de façon à inventer ensemble de nouvelles trajectoires, plus soucieuses de la nature et de la biodiversité, pour être plus respectueuses des femmes et des hommes avec lesquels nous partageons le monde."
 
Cynthia Fleury est professeur à l'American University of Paris, chercheur associé au CESCO (MNHN-CNRS-UPMC). Citons parmi ses nombreux ouvrages, Les irremplaçables. Elle est membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) et dirige la Chaire de Philosophie à l'Hôpital Hôtel-Dieu de Paris.
 
Anne-Caroline Prévot est directrice de recherches au CNRS, chercheure au Muséum national d'histoire naturelle et vice-présidente du comité MAB-France (UNESCO). Écologue de formation, elle travaille à l'interface entre biologie et psychologie de la conservation pour comprendre les relations des humains à la nature et inventer de nouveaux futurs.
 
Cynthia Fleury et Anne-Caroline Prévot ont dirigé l'ouvrage  « L'Exigence de la Réconciliation : biodiversité et société » (2012).
 
 
Add a comment
Loading...
Loading...